Dans un nouveau discours empli de vérités au Congrès des États-Unis, le sagace républicain Ron Paul, fervent défenseur de la constitution américaine et des libertés individuelles, s’en prend violemment à la politique impérialiste de son pays sur les scènes nationale et internationale. Pour rappel, Ron Paul figure parmi les rares politiciens à souhaiter l’abolition de la Réserve Fédérale et pendant l’ère Bush, il avait naturellement voté contre le Patriot Act car cela violait ouvertement les droits civiques des citoyens américains. Aujourd’hui, il critique les choix de l’administration Obama étant dans la continuité de son prédécesseur et craint autant une éventuelle guerre civile sur le sol américain qu’un embrasement des guerres du Moyen-Orient à l’Asie Centrale.
Le cauchemar de Ron Paul (vidéo)
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Posted in Banque Mondiale, Barack H. Obama, CFR, Capitalisme, Choc des Civilisations, Christianisme, Commission Trilatérale, Conspirationniste, Coran, Crise Sociale, Dick Cheney, Donald Rumsfeld, Démocratie, Eschatologie, FMI, G20, George Soros, George W. Bush, Gouvernance Mondiale, Group Bilderberg, Guerre, Guerres Énergétiques, Henry Kissinger, Hillary Clinton, Illuminati, Impérialisme Américain, Islam, Jihad, Judaïsme, Libre-Échange, Manipulation, Mass Médias, Michael Moore, Monde Musulman, Mondialisation, NED, NWO, New World Order, Noam Chomsky, Nouvel Ordre Mondial, Néo-libéralisme, Néoconservatisme, Occident, PNAC, Pax Americana, Pentagone, Privatisation, Rockfeller, Rothschild, Réflexion, Samuel Huntington, Sionisme, Théorie du Complot, US Army, Vidéo, Wall Street, Zbigniew Brzezinski, États-Unis on novembre 6, 2009 by Bao
Après de longs mois d’impatience et surtout après l’énorme succès de la série The Arrivals (les Arrivées), l’équipe de Wake Up Project dont Noreagaaa & Achernahr viennent enfin de lancer leur nouvelle série tant attendue : Phase 3.
Phase 3 est un projet créé en collaboration avec des cinéastes en provenance du monde entier, avec pour intention de faire un portrait de l’ère dans laquelle nous vivons à l’aide de moyens artistiques. Ce film se base sur le respect inter-religieux, le savoir, et il instruira les téléspectateurs et les inspirera à “guérir” le monde. Le film qui vous est présenté est basé sur l’analyse biblique et islamique des Prophéties par Sheikh Imran N.Hosein. Il est nullement dans l’intention des auteurs de cette vidéo de la présenter en tant que vérité absolue. Disons, que c’est une analyse bien explorée, qui peut être davantage enquêtée par vous-même.
http://www.wakeupproject.com/
http://www.youtube.com/user/noreagaaa
Premier épisode : Introduction
Deuxième épisode : Symbolisme Religieux
Troisième épisode : le Temps des Grandes Tromperies
Quatrième épisode : Globalisation & Capitalisme
L’apocalypse, encore et toujours
Posted in Abbas, Al-Aqsa, Avigdor Liebermann, Benyamin Netanyahou, Cisjordanie, Gaza, Gilad Shalit, Guerre, Guerre de Gaza, Hamas, Hezbollah, Islamophobie, Israël, Jérusalem, Knesset, Liban, Manipulation, Mass Médias, Mossad, Moyen-Orient, Nazisme, Palestine, Plomb Durci, Propagande, Sionisme, Tsahal on novembre 6, 2009 by BaoPar Gideon Levy
L’annonce d’un tir d’essai par le Hamas d’une roquette de 60 km de portée a déclenché en Israël une nouvelle poussée de fièvre belliqueuse. La presse est remplie de manchettes apocalyptiques, les généraux et les experts militaires se succèdent à la TV, et la question n’est plus si mais quand aura lieu la prochaine confrontation. Atterré par ce climat de veillée d’armes, Gideon Levy se réfugie dans l’ironie cinglante et dénonce l’aveuglement d’un establishment militaire et médiatique qui se refuse à poser la seule question qui vaille : pourquoi ?
A intervalle régulier de quelques semaines il faut semer la peur, à intervalle de quelques mois il faut proférer des menaces, et tous les deux ans ou moins, il faut une petite guerre. En étroite coopération, l’armée et les médias promettent une nouvelle série de combats. Ainsi, il serait possible d’échapper en partie au blâme du rapport Goldstone et de se complaire dans le rôle que nous apprécions le plus : être la victime, se sentir menacé et se réunir face au grand danger extérieur prétendument à l’horizon.
L’armée israélienne sera alors au zénith et se purifiera de ses doutes et de ses échecs. Cela peut aussi se traduire par d’énormes budgets, un regain d’importance, de gloire et d’influence à la fois pour les généraux et les commentateurs militaires. Cela génère également de bons taux d’écoute et permet de vendre des journaux à sensation et des systèmes d’armes avancés. Que pouvons-nous espérer de mieux ?
Voici le dernier cri d’alarme : la NASA en Palestine ! L’équivalent du système Rafael de Défense Avancée à Gaza ! Le Hamas lance une fusée iranienne – elle doit être iranienne – à 60 kilomètres. Le directeur du renseignement militaire en a fait état, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a parlé immédiatement de systèmes de missiles, et les médias ont tout de suite entamé leur danse de guerre préférée. « Trois millions de citoyens dans la zone de tir », « Confrontation en Décembre », « Êtes-vous à portée de tir ? » « La périphérie de Tel Aviv en danger », « Armes de l’Apocalypse » – Des Unes effrayantes accompagnées de cartes non moins effrayantes. « C’est une nouvelle dimension que doit affronter l’armée israélienne. Ce n’est pas une mince affaire. C’est vraiment une autre dimension. Nous devons nous rappeler qu’il y aura de nombreuses victimes sur le front intérieur », rugit le baryton national – le commentateur militaire de la télévision.
Une fois encore, nous sommes aux prises avec le grotesque – une mince bande de terre en état de siège sombrant dans la détresse et les ruines, avec une organisation paramilitaire dont le pitoyable arsenal ferait la honte d’un camp d’entraînement de base de l’armée. Et qui a déjà prouvé son peu d’efficacité durant la dernière guerre. Mais ces militants nous sont dépeints comme une superpuissance. Voilà comment ils créent le scénario pour la prochaine guerre. C’est ainsi qu’ils renforcent non seulement l’ennemi, mais d’abord et avant tout l’armée qui peut abattre cet ennemi.
Les commentateurs militaires belliqueux annoncent que la guerre surviendra rapidement, peut-être même dès le mois prochain. Leurs prédictions furieuses seront une nouvelle fois des prophéties auto-réalisatrices. De la même façon que lors des horribles séquences précédentes, nous pouvons maintenant nous attendre à une série d ’ « incidents » qui « réchauffent le front » – le bombardement d’un tunnel ou d’un atelier de fabrication d’armes. Quelques paysans désarmés qui osent s’approcher de la clôture de sécurité, poussant leurs charrues rouillées, seront tués après avoir été dépeints comme des terroristes portant des explosifs, et les Palestiniens tireront quelques Qassam en réponse, semant la peur dans le Néguev et faisant monter la pression sur le gouvernement pour qu’il « fasse quelque chose. »
« Les hauts gradés ne se demandent pas s’il y aura une confrontation militaire avec le Hamas, mais quand », dit le cliché au sujet de la prochaine guerre. Mais bien sûr, la seule question qui compte n’est pas posée : « Pourquoi » et non pas « si » ou « quand ».
Cela pourrait être drôle si ce n’était pas si déprimant. Même une satire ne serait pas aussi ridicule que cette réalité sans cesse renaissante. Aucune leçon n’est tirée. Un millier de commissions d’enquête ne nous épargnerons pas cette marche folle. Gaza est sous les verrous et reste calme, relativement parlant. Mais elle ne restera pas tranquille si le siège n’est pas levé et si ses hanitants ne sont pas autorisés à bénéficier de conditions de vie décentes. Ceux qui veulent une nouvelle guerre inutile et criminelle en décembre sont invités à se joindre à cette célébration de la folie qui nous gagne, orchestrée par les barons de la guerre – les généraux et les commentateurs de la TV.
Ceux qui veulent essayer d’arrêter ce cercle vicieux sont les bienvenus, afin de trouver une alternative : la levée immédiate du siège, la réhabilitation de la bande de Gaza, la libération de Gilad Shalit en payant le prix demandé, un effort pour amener le Hamas à participer au processus de paix et une tentative de parvenir à un accord à long terme avec lui. C’est possible, mais cela n’a jamais été essayé. Reste cependant un hic. Que feront les généraux et les commentateurs si, à Dieu ne plaise, le sud reste calme ?
Source : Contre Info
Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre
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Les derniers événements entourant le déroulement des guerres d’invasion en Asie centrale nous permettent de saisir quelques-uns des éléments de la stratégie des États-Unis et les différentes manœuvres diplomatiques et médiatiques visant à faire basculer l’opinion des Étatsuniens en faveur d’une poursuite de leurs opérations guerrières dans cette région.
La “réintronisation” de Hamid Karzaï à la tête du gouvernement fantoche de Kaboul a été orchestrée pour que le climat politique qui a prévalu depuis 2001 se maintienne avec la présence d’un allié acquis aux intérêts des conquérants. Les mots sont difficiles à trouver pour qualifier le caractère légitime de la «victoire» de H. Karzaï. On s’évertue à essayer de rendre maintenant son élection valide alors que la plupart des intervenants, depuis le 20 août dernier, ont discrédité le processus électoral et mis en doute ses résultats.
En même temps, l’administration Obama et les stratèges du Pentagone ont fait semblant de tergiverser concernant l’envoi ou non de renforts alors que cette manœuvre avait vraisemblablement un double objectif. Le premier celui de jauger le potentiel de troupes additionnelles pouvant être offert par les membres de la coalition et le second, celui de disposer du temps nécessaire pour mesurer le degré de résistance des insurgés et des Talibans au Pakistan. Ainsi, elle a ordonné à l’armée nationale pakistanaise de livrer une guerre sans merci contre les Talibans et les insurgés dans le territoire du Sud-Waziristan. Ce faisant, les États-Unis pourraient peu à peu faire valoir que les efforts de guerre du Pakistan devraient être confortés par des forces militaires additionnelles en Afghanistan afin de faire face à la résistance pouvant éventuellement trouver refuge dans ce territoire. L’administration Obama serait ainsi en mesure de justifier les renforts qu’elle se propose de déployer.
Il est primordial pour cette administration qu’elle donne suite aux pressions exercées par la droite américaine qui réclame une intensification de l’effort de guerre en Afghanistan tout en emmenant l’opinion publique à accepter la décision d’ajouter un contingent important de soldats (on a mentionné des chiffres allant de 40 000 à 60 000). Peu à peu les guerres de l’Afghanistan et du Pakistan pourraient se fondre en un seul et même conflit et il serait alors plus facile de démontrer qu’il est crucial d’augmenter globalement les forces militaires dans cet ensemble, étant donné les menaces grandissantes posées par la résistance tant en Afghanistan qu’au Pakistan. Les États-Unis feront valoir qu’après huit années de guerre un «petit» effort supplémentaire serait nécessaire afin de ne pas revivre un autre Viêtnam.
Obama, une diplomatie de ralliement pour la conquête du monde par la guerre ?
Depuis leur arrivée à la Maison-Blanche le président Obama et sa secrétaire d’État, Hillary Clinton, ont parcouru le monde pour faire entendre le message renouvelé de l’Empire américain. Une rhétorique nouvelle faisant la promotion du modèle bien connu de domination et d’intervention sur tous les continents, modèle basé sur le plan du commandement unifié des États-Unis (pour voir la carte, cliquez sur le lien : Le Plan du commandement unifié des États-Unis). Ce plan de commandement «a été mis à jour par le Département de la Défense et s’avère un document stratégique clé qui définit les missions, les responsabilités et les aires géographiques de responsabilité pour les commandants en charge des commandements de combattants» étatsuniens et alliés à travers le monde. La totalité de la surface terrestre est encore, dans les faits, le champ de bataille des Étatsuniens et, sous la nouvelle administration, aucune modification substantielle n’a été apportée à ce plan en vue d’en réduire la portée sur l’ensemble des pays du monde.
Les itinéraires suivis par les responsables de la diplomatie étatsusienne leur ont permis de vérifier sur le terrain le taux de solidité de leurs alliances et le degré de fidélité de leurs partenaires et alliés traditionnels et aussi d’identifier et circonscrire les éléments discordants et hostiles. Ainsi, il leur est permis ensuite d’ajuster les orientations de même que l’intensité des opérations qui s’imposent.
La secrétaire d’État s’est même permis de se faire la protectrice des droits humains lors de son séjour à Moscou : «Toutes ces questions – emprisonnements, détentions, coups, meurtres – sont douloureuses à regarder de l’extérieur”, a déclaré Mme Clinton, au deuxième jour de sa visite en Russie, sur la radio Echo de Moscou ». Il est difficile de croire que de tels propos puissent être tenus par la responsable de la diplomatie américaine quand on se rappelle les menaces d’oblitération totale qu’elle a proférées contre l’Iran au cours de la campagne présidentielle . Il importe aussi de rappeler que son pays détenait en 2005 la population carcérale la plus élevée au monde avec 2 186 230 prisonniers (25% du total mondial) et que le taux de détention par 100 000 habitants était également le plus élevé avec 737.6 résidents. De plus, «la Peine de mort aux États-Unis est appliquée au niveau fédéral et dans trente-cinq États fédérés sur cinquante que comptent les États-Unis. Aujourd’hui les États-Unis font partie du cercle restreint des démocraties libérales qui appliquent la peine de mort» (Wikipedia). Il est à espérer que la secrétaire d’État trouve aussi douloureuse cette situation qui prévaut dans son pays.
Mes intentions profondes sont les mêmes
Enfin, il convient d’ajouter que les guerres de l’Asie centrale se poursuivent dans la plus grande impunité et que la torture continue d’être pratiquée dans les prisons «secrètes». S’il s’agit là des manifestations des nouveaux concepts proposés en janvier dernier de la «puissance intelligente» et de la «responsabilité» il y a lieu de s’interroger, car il nous semble plutôt que les propos de la diplomatie étasunienne viennent tout simplement voiler le visage de l’impérialisme. Je suis un acteur qui pense maintenant autrement, mais mes intentions profondes sont les mêmes. En réalité, le concept de la «guerre permanente» reste le guide suprême de mon approche diplomatique qui se veut à géométrie variable en fonction des intérêts qu’il me faut sauvegarder. (Les deux pilliers de la nouvelle diplomatie américaine).
Conclusion
Pour la diplomatie étatsunienne il importe de conserver l’appui des plus puissants malgré certains irritants majeurs, car elle pourrait avoir besoin d’eux quand se produira l’effondrement annoncé de l’économie et l’implosion sociale qui en sera la résultante inéluctable. Faire la guerre pourrait devenir trop lourd pour la société et des mandataires capables de le faire seront alors invités à «donner» davantage pour permettre à l’Empire de survivre encore un certain temps. Cette consigne est sans doute celle qui a été transmise aux pays alliés. Ceux-ci, cependant, bien malgré eux, pourraient être entraînés éventuellement avec lui dans sa chute.
Références
AFP. 2009. Hillary Clinton avocate des droits de l’Homme à Moscou. RTBF Info. Le 14 octobre 2009. En ligne :
http://www.rtbf.be/info/economie/hillary-clinton-avocate-des-droits-de-lhomme-a-moscou-150876
AFP. 2009. L’OTAN adopte une nouvelle stratégie en Afghanistan. Cyberpresse. Le 23 octobre 2009.
En ligne : http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200910/23/01-914285-lotan-adopte-une-nouvelle-strategie-en-afghanistan.php
BEAUCHEMIN, Malorie. 2009. Obama lance un ultimatum à l’Iran. La Presse. Le 25 septembre 2009. En ligne : http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200909/25/01-905686-obama-lance-un-ultimatum-a-liran.php
COURMONT, Barthélémy et contre-feux.com. 2009. Les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine. ilovepolitics. Le 19 mars 2009.
En ligne : http://www.ilovepolitics.info/Les-deux-piliers-de-la-nouvelle-diplomatie-americaine_a1371.html
DUFOUR, Jules. 2007. Le réseau mondial des bases militaires américaines. Les fondements de la terreur des peuples ou les maillons d’un filet qui emprisonne l’humanité. Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 10 avril 2007.
En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=DUF20070409&articleId=5314
DUFOUR, Jules. 2009. Le grand réarmement planétaire. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 5 mai 2009. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13162
DUFOUR, Jules. 2009. Pakistan: un territoire stratégique pour les guerres de l’Occident en Asie Centrale. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 10 août 2009. En ligne:
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14719
DUFOUR, Jules. 2009. Afghanistan: des élections pour l’imposition de la «démocratie»? Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 21 août 2009. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14871
KAY, Joe. 2008. Hillary Clinton menace d’ ‘effacer’ l’Iran de la carte! Alter Info. Le 24 avril 2008.
En ligne : http://www.alterinfo.net/Hillary-Clinton-menace-d-effacer-l-Iran-de-la-carte!_a19103.html
Nombre de prisonniers dans le monde, par pays. PopulationData.net: http://www.populationdata.net/chiffres/monde-prisonniers-2006.php
Peine de mort aux États-Unis : http://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort_aux_%C3%89tats-Unis
Source : Mondialisation.ca
Où est la place de l’humanité dans la crise financière ? (vidéo)
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Invité sur le plateau de l’émission Vous aurez le dernier mot de France 2 diffusé le 30 Octobre 2009, Xavier Mathieu le délégué CGT de l’usine Continental de Clairoix représente la voix du peuple face aux économistes Nicolas Baverez et Jacques Attali.
Nicolas Baverez à participé à la réunion du Bilderberg 2009 en Grèce, il est donc bien au courant de ce que nos élites nous préparent. Nicolas Baverez est libéral (il écrit : « L’antilibéralisme est un fléau qui se trouve au principe du déclin et de la régression de la France »). Nicolas Baverez dénonce un déclin relatif de la France par rapport au reste du monde dont il situe les causes dans l’intervention trop forte et à mauvais escient de l’État dans l’économie ou la fiscalité trop lourde. La France, elle et selon lui, reste le seul pays développé qui s’échine à maintenir le modèle “caduc” d’économie fermée et administrée, voire crypto-staliniste, des années 1960.
Le désarmement nucléaire et la politique
Posted in AIEA, Analyse, Arme Nucléaire, Armes de Destruction Massives, Barack H. Obama, Chine, Corée du Nord, Dimitri Medvedev, Espionnage, France, Inde, Iran, Israël, Mahmoud Ahmadinejad, Mini-Nukes, Nucléaire, Pakistan, Royaume-Uni, Russie, TNP, États-Unis on novembre 5, 2009 by BaoLe désarmement nucléaire a refait surface ces derniers temps, pourtant les discussions donnent la désagréable impression d’isoler le nucléaire du contexte politique. De faire comme si le désarmement n’était qu’une question de contrôle, de vérifiabilité sans s’intéresser aux intérêts politiques des parties en présence.
Dès la fin de la seconde guerre mondiale et la démonstration de l’efficacité dévastatrice de la bombe A, la question du contrôle des technologies nucléaires s’est posée. En 1946, les États-Unis proposèrent, avec le plan Baruch, de placer la technologie nucléaire sous le contrôle de l’ONU et de détruire toute les armes atomiques. Ce fut un échec entre autres attribuable au manque de crédibilité de l’ONU dominé par les Américains vis à vis des Soviétiques. Question éminemment politique s’il en est. Ces derniers se chargèrent bien vite de mettre fin au monopole américain. Trois ans après Hiroshima, le 29 août 1949, la première bombe atomique soviétique explose. La mécanique de la prolifération est en marche, si les soviétiques ont pu progresser si vite, c’est grâce à l’espionnage. A peine quelques années après sa naissance, la bête est déjà incontrôlable.
Si Washington ne pouvait empêcher les soviétiques d’avoir la bombe, alors il fallait au moins garder le monopole à l’ouest. En fait, il était d’autant plus important de garder le monopole à l’ouest que l’URSS serait, au cours des années 50, à même de frapper les États-Unis directement. Il faut garder le contrôle de l’escalade et accepter des puissances nucléaires autonomes en Europe, ce qui va à l’encontre de cet objectif. Encore une fois, ce fut un échec: les États-Unis devront s’accommoder des bombes britanniques et surtout françaises. Le problème devient de plus en plus difficile avec le développement des applications civiles du nucléaire, qui encore plus complexe, pose le problème de la diffusion des technologies. En 1964, la Chine rejoint le club des puissances nucléaires.
Pourquoi tant d’intérêts pour ces armes? Pourquoi ces investissements colossaux? Parce que l’arme nucléaire apporte une rupture quantitative sans précédent. Là où les alliés devaient utiliser plusieurs milliers de bombardiers et déverser des tonnes de bombes, un seul avion, une seule arme suffit désormais. En rendant possible et économique la destruction totale d’un pays, l’anéantissement instantanée d’une armée, la « bombe » altère radicalement tout les calculs politiques et militaire. Désormais, comme le démontrera la crise de Suez en 1956, il y a les puissances nucléaires et les autres. Le prestige attaché à la possession de ces armes, l’assurance qu’elles donnent contre une attaque mettant en cause la survie même de l’État, justifient leur acquisition.
Pourtant, alors que la prolifération incontrôlée pouvait sembler inévitable, le traité de non-prolifération signé en 1968 vient freiner le mouvement. Il limite à cinq le nombre de puissances nucléaires officielles et organise un régime de contrôle de la technologie nucléaire. Malgré ses faiblesses, il a plus ou moins réussi, la plupart des signataires n’ayant pas franchie le seuil nucléaire. Mais aujourd’hui, le monde doit tout de même compter avec 8 puissances nucléaires certaines plus le cas ambigu de la Corée du Nord. Le traité a été violé par trois États: la Corée du Nord, l’Iran et la Lybie.
Alors que 189 États ont signés le traité de non-prolifération, pourquoi d’autres trouvent-ils intérêt à acquérir des armes nucléaires?
Premier constat. c’est évidemment le contexte politique qui joue un rôle primordial. Il peut être intéressant pour les Etats de jouer la carte de la coopération. Pourquoi en effet se lancer dans une ruineuse aventure s’il n’existe pas de menaces immédiates, qu’aucun autre pays n’est doté de ces armes dans la région considérée, qu’il n’y a pas d’aspiration au leadership régional et que la puissance économique et militaire relative du pays dans le monde exclue l’entrée dans le club des grandes puissances globales? Dans ces conditions, signer le traité et s’engager avec ses voisins devient intéressant. L’adhésion permet à la fois de bénéficier de transferts de technologies, de développer les applications civiles et de garantir que les voisins feront de même.
A l’inverse, si comme le gouvernement de la République Islamique d’Iran, vous vous sentez menacés aux frontières et entourés d’ennemis, que vous aspirez à devenir la puissance dominante dans votre région où il existe déjà une puissance nucléaire hostile, et qu’en bonus le programme nucléaire renforce le prestige du régime à l’extérieur comme à l’intérieur, l’équation change. Si comme l’Afrique du Sud durant l’apartheid, vous êtes isolés au niveau international, entouré d’adversaires en Afrique australe, il est intéressant d’acheter une assurance. Si les conditions politiques changent, ce calcul coût/bénéfice change aussi et le programme est abandonné.
Deuxième constat. si la Chine en 1964 pouvait obtenir la Bombe, si la Corée du nord peut aujourd’hui faire du chantage avec cette arme, si l’Afrique du Sud soumis à un embargo international pouvait tout de même arriver à un stade avancé dans son programme, il est douteux qu’on puisse véritablement empêcher un Etat qui le désire d’acquérir l’arme nucléaire. Il est possible d’en augmenter le coût en mettant des obstacles, en sanctionnant les comportements jugés répréhensibles (mais par qui?) et donc d’altérer un peu le calcul coût/bénéfice. Mais ces cinquantes dernières années ont amplement démontré qu’il était possible de persévérer sur le chemin du nucléaire dans les pires conditions.
Par conséquent, il paraît assez vain de discuter du désarmement nucléaire en vase clos, en refusant de considérer le contexte politique plus large. Un véritable désarmement ne peut s’obtenir qu’en altérant les variables fondamentales du calcul politique. Il n’est guère surprenant que le pays disposant de la force militaire la plus écrasante entame le refrain du désarmement nucléaire; en toute logique, ce n’est point l’intérêt de ces rivaux qui eux modernisent leurs arsenaux pour faire face à cette supériorité. Les grandes puissances craignent le pouvoir égalisateur de l’atome; au contraire de tous celles insatisfaites ou placées dans une situation qu’elles jugent intolérables, veulent ce pouvoir.
Pour avoir une chance d’aboutir, le désarmement nucléaire doit donc nécessairement s’intégrer dans une architecture globale de la sécurité mondiale prenant en compte les intérêts des uns et des autres. L’actualité le confirme avec les allusions périodiques à un « grand bargain » entre les États-Unis et l’Iran qui redéfinirait intégralement les relations entre les deux pays. Le nucléaire ne cessera jamais d’être politique.
Source : Nihil novi sub sole
La France et la politique de l’OTAN en Afghanistan
Posted in 11 Septembre 2001, Afghanistan, Afpak, Al Qaïda, Allemagne, Asie, Barack H. Obama, Ben Laden, Blackwater, Chine, Djihadistes, DynCorp, Démocratie, Europe, France, GWOT, George W. Bush, Gordon Brown, Guerre contre le Terrorisme, Guerres Énergétiques, Gwadar, Hamid Karzaï, ISAF, Inde, Iran, Islamistes, Italie, Jamaat-ud-Dawa, Jihad, Légion Étrangère, Mahmoud Ahmadinejad, Mass Médias, Mollah Omar, Nicolas Sarkozy, OCS, OTAN, Occident, Pachtouns, Pakistan, Pentagone, Pirates Somaliens, Pétrole, Royaume-Uni, Russie, SMP, Shebabs, Société Militaire Privée, Somalie, Stanley McChrystal, Talibans, Tehreek-e-Taliban Pakistan, UE, US Army, Waziristan, Xinjiang, États-Unis on novembre 5, 2009 by BaoPar Jacques Sapir
Au vu de l’enlisement de l’OTAN, « il est clair désormais qu’il nous faut repenser la question des buts comme celle des alliances, » constate Jacques Sapir, qui suggère de rechercher une implication des puissances voisines, la Russie, la Chine et l’Iran, dans la résolution du conflit, mouvement qui selon lui pourrait préfigurer un rapprochement entre l’Alliance Atlantique et l’Organisation de Coopération de Shanghaï. Cette redéfinition des objectifs et de la stratégie requiert que le « scénario de cette guerre ne [soit] écrit uniquement, ou même principalement, par les États-Unis ». « La principale faute du gouvernement français et de son Président actuel ne fut pas de rejoindre le commandement intégré de l’OTAN mais de ne pas avoir usé de ce prétexte pour forcer les Américains à discuter de ces questions, dans notre intérêt comme dans le leur », estime Jacques Sapir, qui s’interroge : la France fera-t-elle preuve du courage nécessaire pour impulser ces remises en cause ?
La seconde guerre d’Afghanistan dure maintenant depuis plus de sept ans. C’est l’age de la maturité, mais c’est aussi celui des bilans. C’est une guerre discrète, qui a le bon goût de ne pas venir envahir la une de nos quotidiens ni des journaux télévisés, sauf en cas de pertes importantes, comme en 2008. C’est une guerre que l’on pourrait presque oublier. D’ailleurs, à ne voir que les images que l’on veut bien nous montrer, l’Afghanistan n’est présent dans notre quotidien que très épisodiquement, et sous la forme d’un hôpital que l’on inaugure un jour en présence de personnalités du monde des arts et du spectacle, d’une ferme modèle ou d’une école un autre jour.
Qui croirait que dans cette guerre se jouent des équilibres internationaux ? Le retour de la France au sein du commandement intégré de l’OTAN a pourtant été justifié par ce conflit. C’est dire tout le mérite de ce livre et de ses auteurs, qui ont remis sur le devant de la scène cette guerre pour tenter d’en tirer les leçons avant qu’il ne soit trop tard. Car, cette guerre, nous pourrions bien la perdre, et avec elle l’ensemble de notre crédibilité de « démocratie occidentale ».
Qui parle de guerre dit les morts et les blessés, les estropiés et les victimes civiles, ici bien plus nombreuses que les victimes militaires. Il n’est pas de guerre sans victimes, en dépit de ce que l’on veut nous faire croire. Faire la guerre implique de tuer, souvent, et de mourir, parfois. On ne fait donc pas la guerre innocemment, et l’on ne la fait pas par hasard ; du moins ne le devrait-on pas.
Pourtant, cette guerre a quelque chose de clandestin. C’est une guerre faite en fraude, par une alliance, l’OTAN, dont ce n’était ni le but ni la fonction, et qui a été véritablement détournée de son objectif premier. Elle ne devait pas prendre d’ailleurs la figure d’une guerre initialement, tout au plus d’une mission de maintien de l’ordre faisant suite à l’offensive américaine de l’hiver 2001-2002.
Alors, nous l’oublions, jusqu’à ce qu’un événement, en général tragique, la propulse pour un instant à la première page. Nous avons alors droit à des discours, mi-ronflants mi-larmoyants, sur la nécessité de cette guerre et sur l’indispensable union nationale qu’elle devrait impliquer. Puis, toute cette émotion retombe et l’on oublie l’Afghanistan jusqu’au prochain incident, à la prochaine catastrophe. Est-ce parce que nous ne savons pas vraiment pourquoi sommes-nous en Afghanistan ? Est-ce par ce que notre présence est inadéquate ? Est-ce enfin parce que cette guerre que nous menons sans la diriger, et dont nous avons honte dans certains milieux, est une guerre que nous sommes en train de perdre ?
Ces questions dérangent, mais il faut les poser.
Les interventions militaires des puissances occidentales semblent aujourd’hui provoquer plus de chaos que d’ordre. Il faut s’interroger sur ce paradoxe. L’application de la force armée devait nous donner plus de sécurité. Elle n’a réussi qu’à étendre l’insécurité, à contaminer un autre pays (le Pakistan), tout comme il y a quelques années de cela une autre intervention contre le pouvoir des « tribunaux islamiques » de Somalie a donné un nouveau développement à la Piraterie sur la façade est de l’Afrique. Est-ce parce que ces guerres sont inutiles ou parce qu’elles sont mal menées ?
Plus profondément, c’est la question de la « guerre à distance » qui est posée. Cette théorie de la guerre est en train de gagner progressivement tous les pays occidentaux, à l’imitation des États-Unis. Mais, la « guerre à distance », avec sa promesse de pertes nulles (du moins pour celui qui la pratique…), s’avère un piège redoutable qui se referme sur celui qui s’y abandonne.
Dans le même temps, on assiste à un retour du concept de guerre « anti-insurrectionnelle ». Ce dernier, plus réaliste en apparence, n’est pas non plus sans défauts. Il oblige dans tous les cas à repenser l’articulation des moyens militaires et des moyens civils (parfois mis en oeuvre par des militaires ou d’anciens militaires) nécessaire pour que ces opérations apportent une sécurité durable.
Enfin, se pose la question de l’ordre que nous voulons établir. Comment créer un Etat alors que nous sommes en train, au nom de l’idéologie néo-libérale, partout de les affaiblir et de les démanteler ? Cela est vrai aussi en Afghanistan où des sociétés de sécurité privées, avec leurs propres règles d’engagement, se développent et prolifèrent en parallèle à l’action publique, et où l’on a voulu imposer de toutes forces la privatisation d’une agriculture aux dépens des structures collectives qui existaient dans les villages.
On aboutit à reformuler le paradoxe par lequel nous avons commencé. Cherchons-nous réellement à produire de l’ordre ou, au contraire, sommes nous engagés, volens nolens, dans une production de chaos à grande échelle ? Peut-il y avoir un ordre néo-libéral ou bien ce dernier concept est-il si radicalement étranger à la notion d’ordre qu’il ne peut que produire du chaos ? Cette question est loin d’être académique. De la réponse que nous lui apporterons dépendra le sort de l’Afghanistan mais aussi, d’une certaine manière, le nôtre.
Sommes-nous en train de répéter les erreurs des Soviétiques ?
Ce n’est pas un mystère que la guerre a pris pour les forces de l’OTAN une mauvaise tournure. Ceci nous est confirmé de manière quasiment quotidienne par l’allongement sinistre de la liste des pertes humaines. Encore faut-il signaler que, dans ces pertes, nos ministres et nos journalistes ont le bon goût de ne pas ajouter celles de la population civile qui sont, et de loin, nettement plus considérables.
La montée en puissance des Talibans, l’insécurité qui règne dans les villes, et ce alors que, au départ, elles étaient relativement sures, sont ici autant de signes indéniables d’une dégradation de la situation sur le terrain. Il faut y ajouter la déstabilisation du Pakistan, dont les « zones tribales » ont été un refuge pour ces mêmes Talibans et qui, aujourd’hui doit faire face à une double offensive de ces derniers, la première sur le terrain directement militaire et la seconde, peut-être plus dangereuse encore, qui a pris la forme d’une pénétration des administrations et des forces de sécurité. Dans un pays brutalement fragilisé par la crise économique depuis 2008, et confronté au reflux des capitaux en provenance du Golfe, la combinaison de l’insécurité économique et de l’insécurité politique pose un redoutable double défi.
L’OTAN est entrée en Afghanistan, à la suite des Américains, escomptant une guerre courte qui serait suivie d’une période d’opérations de maintien de l’ordre. Si, effectivement, les forces des Talibans n’ont pu empêcher les Américains et les Forces de l’OTAN de se saisir des principales villes, c’est dès ce moment qu’une grave erreur a été commise. En poussant Hamid Karzaï au pouvoir, les Américains se sont peut-être assurés de la fiabilité du gouvernement de Kaboul, mais certainement pas de sa légitimité. Les accords passés avec divers chefs de guerre ont certes permis une avancée rapide des troupes de la coalition, mais au prix d’une fragmentation du pouvoir. Confiant dans des accords qu’ils ont signés avec le commandement militaire, ces chefs de guerre n’ont pas perdu de temps pour renforcer leur pouvoir en leurs fiefs. La corruption éhontée du gouvernement central, qui trouve son origine dans la famille du Président et qui a été favorisée au départ par les Américains qui y ont vu un moyen simple de s’assurer des fidélités, n’a fait que renforcer le manque de légitimité du gouvernement en place à Kaboul. La consternante mascarade de l’élection présidentielle, qui a vu Hamid Karzaï déclaré vainqueur par défaut, son concurrent s’étant retiré devant l’ampleur des fraudes, ne vient pas redorer le blason de ce pouvoir.
On connaît la suite des événements. La corruption est donc devenue endémique, aboutissant à une dilution de l’aide et à son inefficacité. On estime aujourd’hui que 20% de l’aide internationale atteint ses destinataires. Les infrastructures, à l’exception de celles qui ont un intérêt militaire, sont toujours en ruines. La politique de la Banque Mondiale, qui a poussé à la privatisation de terres en propriété collective villageoise (car dépendant des systèmes d’irrigation) a provoqué un effondrement des cultures tant vivrières que commerciales. Cette catastrophe s’est accompagnée de la reprise de la culture du pavot, qui avait été sérieusement limitée par les Talibans. Ce qui avait d’ailleurs été un des très rares gestes positifs qu’ils aient faits durant leur période au pouvoir.
Dès lors s’est mis en place un cercle vicieux infernal. L’appauvrissement de la majorité de la population conduit au recours aux cultures anciennement interdites, ce que favorisent les pouvoirs locaux. Ces derniers reprennent alors le cycle des exactions et du trafic qui leur avaient valu d’être supplantés par les commandants Talibans. La nostalgie pour l’ancien ordre ne fait que croître et entraîne une répression largement aveugle de la part des troupes de l’OTAN, tandis qu’à Kaboul se développe une économie de la rente et de la prédation. Tout cela contribue alors à faire à nouveau le jeu des Talibans, et entraîne de nouvelles attaques des troupes de l’OTAN avec des dommages importants dans les populations civiles. Par ailleurs, poussée au désespoir par les conditions matérielles et l’absence totale de perspectives, la fraction « moderne » de la population ne voit pas d’autres solutions que l’exil et vient grossir le flot qui s’accumule à Calais.
Le fait est que si le régime des Talibans était incroyablement arriéré et sanguinaire, les puissances occidentales ont plongé l’Afghanistan dans un chaos qui s’est avéré, à certains égards, pire encore pour la population, à l’exception de quelques rares microrégions et de quelques privilégiés. La puissance de feu des troupes de l’OTAN s’avère dès lors incapable de gagner la guerre. Dans un certain nombre de cas, elle contribue même aux problèmes évoqués plus haut.
On peut ici faire la comparaison avec la guerre que menèrent les forces soviétiques. L’inadaptation des moyens et des forces a été patente durant toute la première période du conflit. Ceci avait conduit à de lourdes pertes. Le processus d’apprentissage qui s’est alors produit a conduit à accorder une importance particulière aux progrès sociaux de la population civile, du moins dans les parties que les Soviétiques considéraient comme utiles, et à appliquer une politique de la terre brûlée et du combat à outrance dans le reste de l’Afghanistan. On oublie un peu vite que le gouvernement, que les Soviétiques avaient mis en place sur la base d’une partie de leurs partisans locaux, a réussi à survivre trois ans au départ de leurs troupes. Combien de semaines le gouvernement Karzaï tiendrait-il si les Américains et l’OTAN devait quitter soudainement le pays ?
Or, il faut être bien conscient que c’est à cette aune-là qu’il nous faudra mesurer le succès ou l’échec de notre présence. Les conditions de notre départ seront aussi les conditions de notre succès.
Pour l’instant, non seulement avons-nous été dans l’incapacité de sécuriser ne serait-ce qu’une partie de l’Afghanistan, mais nos méthodes de guerre, qui sont en train de ruiner la société afghane ont profondément déstabilisé le Pakistan voisin. Nous voici confrontés à une crise de sécurité globale dans la région, et dans laquelle est impliqué un pays qui dispose de l’arme nucléaire. Ce problème est en réalité bien plus important que celui de l’Iran. Il fait réellement de l’Afghanistan un enjeu stratégique et politique majeur.
La nature et les buts de la guerre.
Cette guerre est aussi déterminée par ce que furent, et ce que sont, ses buts. La décision de « libérer » l’Afghanistan de la domination cruelle des talibans a été présentée au monde occidental comme une évidence, que renforçait la complicité de ses derniers dans les attentats du 11 septembre 2001. Mais, rapidement, la réalité de la guerre a divergé de ce qu’elle était censée être.
Si les talibans ont été chassés de Kaboul dans les provinces nombreux sont les chefs de guerre qui furent leurs alliés et qui survivent aujourd’hui, sur la base d’accords passés soit directement avec les Américains soit indirectement par le biais du gouvernement Karzaï. La population de l’Afghanistan a par ailleurs fort peu profité de cette « libération ». Aussi est-on est en droit de se demander si l’on n’a pas sacrifié l’avenir dans la manière dont ont installé un nouveau pouvoir. Au-delà, c’est bien l’esprit même de cette guerre que l’on a trahi en tolérant au mieux une version molle de la dictature des talibans, au pire (dans certaines régions) une reprise à l’identique de cette même dictature, pourvu qu’elle soutienne les forces de l’OTAN. Ainsi peut s’expliquer le manque de vigueur des protestations des pays occidentaux face au trucage des élections présidentielles de 2009. Il contraste fortement avec ce à quoi l’on est habitué par ailleurs, et en particulier quand ces élections se déroulent dans des pays dont les politiques sont contradictoires aux nôtres. Mais, ce faisant, on enfonce encore un peu plus le clou dans le sentiment, aujourd’hui très répandu, que la « démocratie » et les « valeurs occidentales » ne sont que des prétextes. Nous participons ici à une instrumentalisation des valeurs démocratiques dont nous serons, à terme, les premières victimes.
Au-delà, cette politique révèle un dangereux paradoxe : pour protéger nos soldats, nous sommes désormais conduits à pactiser, ou à chercher à pactiser, avec les néo-talibans. Mais nos soldats sont en théorie en Afghanistan pour se défaire de ce régime. Ainsi se révèle une stratégie doublement perdante. Pour les ultras, tout gouvernement ayant l’aval des occidentaux sera illégitime. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les talibans ont rejeté la main tendue par le gouvernement Karzaï. Pour les autres, et qui devraient être nos alliés, à quoi bon s’engager derrière les occidentaux si ces derniers sont prêts à passer des compromis pour obtenir le ralliement des talibans ?
Qui donc aujourd’hui peut croire que nous sommes réellement en Afghanistan pour y défendre les « droits de l’homme » (et ceux des femmes en particulier) ? Ainsi s’inscrit le cercle de la désespérance qui pousse une partie de l’élite intellectuelle afghane dans l’émigration. La politique stupide de notre Ministre de l’Intégration, Éric Besson, vient alors conforter la politique absurde de notre Ministre des Affaires Étrangères, Bernard Kouchner. Le premier veut renvoyer dans leur pays ceux qui ont fuit la situation mise en place par le second. Il leur dénie, contre toute évidence, le statut de réfugiés. Quant au second, l’aveuglement criminel dont il fait preuve quant à la politique américaine, et dont il a déjà donné des exemples que ce soit au Kosovo ou au sujet de l’Irak, le conduit à apporter la caution de la France à une situation chaque jour plus désastreuse.
Cependant, cet écart désormais palpable entre les buts proclamés et la réalité nous révèle aussi la possibilité qu’il y ait des buts de guerre inavoués car inavouables. On peut en dresser une courte liste.
Il y a tout d’abord la volonté américaine de trouver aux hydrocarbures d’Asie Centrale une voie de sortie qui ne soit dépendante ni du bon vouloir des Russes ni des Iraniens. Tel fut, ne l’oublions pas, le sens de la diplomatie américaine du temps du Président Clinton.
Il y a ensuite la volonté de s’installer dans ce qui est l’un des pivots géostratégiques d’une région à haut risque.
Il y a enfin la volonté délibérée de faire une démonstration de puissance à l’usage des voisins, qu’il s’agisse de la Chine ou de l’Iran, et de s’attirer les bonnes grâces de l’Inde.
Disons le tout net, si telles étaient les raisons de la présence de l’OTAN, c’est bien à un échec tout aussi patent que l’on est confronté. La démonstration de force a tourné court. La présence géostratégique est d’ailleurs dépendante largement de cette démonstration de force. Elle est au mieux contestable dans les circonstances actuelles. Quant aux intérêts pétroliers, il est clair aujourd’hui que pour au moins une décennie, si ce n’est plus, nulle compagnie n’investira dans la région, sauf peut-être une compagnie Russe…
Reste donc l’argument qui nous est aujourd’hui présenté. L’Afghanistan est l’un des foyers du terrorisme et cela exige notre présence pour combattre ce dernier. Mais, il n’y a rien de terroriste par nature dans un peuple, et le pouvoir des talibans d’ailleurs ne fut pas la seule source de ce dit terrorisme. La meilleure des réponses au terrorisme serait de permettre à l’Afghanistan d’évoluer vers une situation, si ce n’est de liberté, du moins de progrès social. Il faut alors noter qu’une telle stratégie implique une rupture nette à la fois avec tout ce que compte l’Afghanistan de néo-talibans et aussi avec ce que charrie l’idéologie néo-libérale. Nous n’en prenons pas le chemin.
Faudra-t-il alors s’accommoder de la litanie des pertes, et ce jusqu’au moment où les opinions publiques, à juste titre lassées, nous obligerons à nous retirer ?
Nous voici donc dans une guerre qui ne dit pas son nom, dont les buts sont aujourd’hui suffisamment brouillés et obscurcis pour devenir indéchiffrables, et dont le coût, humain et matériel, ne cesse de monter. Les options qui nous sont offertes ne sont pas illimitées et le temps qui nous est imparti n’est pas indéfiniment extensible. C’est pourquoi les problèmes des alliances, et du fonctionnement de l’Alliance atlantique, sont aujourd’hui posés, même si peu nombreux sont ceux de nos dirigeants politiques qui veulent bien l’admettre.
Les alliances.
Il est donc clair désormais qu’il nous faut repenser la question des buts comme celle des alliances. La principale faute du gouvernement français et de son Président actuel ne fut pas de rejoindre le commandement intégré de l’OTAN mais de ne pas avoir usé de ce prétexte pour forcer les Américains à discuter de ces questions, dans notre intérêt comme dans le leur. Nous ne saurons jamais qu’elle eut été la réaction américaine à un ultimatum de Paris : soit nous quittons l’Afghanistan, soit nous rentrons dans le commandement intégré, mais pour cela nous exigeons que soit posée à nouveau la question des alliances et qu’un bilan soit tiré des errements passés. Nous ne le saurons jamais parce qu’une telle alternative n’a pas été présentée à Washington. Pourtant, nul n’est obligé de suivre les bêtises d’autrui. Cette faute, nous la payons au prix du sang.
La première question qu’il nous faudra trancher, et ce dans un proche avenir, est celle d’un élargissement de l’alliance. Pour dire les choses crûment, faut-il pousser encore plus loin l’internationalisation de la guerre, et y intégrer la Russie et la Chine, et peut-être l’Iran ?
Ceci est moins absurde qu’il n’y paraît. La Russie est directement préoccupée par le devenir de l’Afghanistan, que ce soit de manière indirecte pour la sécurité de l’Asie Centrale ou même de manière directe en raison du développement du trafic de drogue sur son territoire en provenance d’Afghanistan. Elle participe dès aujourd’hui à la formation de la police afghane. Elle pourrait contribuer à celle de l’Armée dans les mois à venir. S’il est pour l’heure exclu que la Russie déploie des troupes en Afghanistan (hors les unités de SpetsNaz qui opèrent le long de la frontière du Tadjikistan), sa contribution économique pourrait être relativement importante dans le domaine des infrastructures publiques.
La Chine est, elle aussi, inquiète du développement de l’activisme religieux issu d’Afghanistan, et aujourd’hui du Pakistan, qui se manifeste sur son territoire. Si la Chine a pour l’instant une politique de non-intervention, en particulier dans le domaine militaire, elle pourrait participer plus largement aux opérations de sécurité par le biais de l’Organisation de Coopération et de Sécurité. Quant à l’Iran, son contentieux avec les Talibans est ancien, et avait laissé planer la possibilité d’une intervention iranienne dans ce pays en 1999/2000. On mesure ici toute l’absurdité qu’il y a à vouloir à tout prix construire ce pays en ennemi alors qu’il détient en partie l’une des clés de la sécurité au niveau régional.
Mais, pour élargir l’alliance, il faut alors résoudre d’autres problèmes d’ordre géopolitique. Ils concernent la Russie en premier lieu mais aussi la Chine et surtout l’Iran. Il n’est donc pas possible de traiter la question de l’élargissement de l’alliance en dehors d’une révision de la politique américaine au Moyen-orient pris dans son sens le plus large. Or, si l’arrivée du Président Obama a bien mis fin aux excès de l’administration précédente, nous sommes néanmoins très loin d’une révision globale. Sous la férule d’Hillary Clinton, c’est plus à une adaptation qu’a un véritable changement que les Etats-Unis ont consenti pour ce qui concerne leur politique étrangère.
Pourtant, l’Afghanistan pourrait être l’occasion d’un rapprochement entre l’OTAN et l’OCS, dont la Russie et la Chine sont parties prenantes et où l’Iran a le statut d’observateur. Cette « alliance des Alliances » est très certainement de toutes les possibilités celle qui possède le plus gros potentiel pour une stabilisation de l’ensemble de la région.
Une seconde question qui sera elle aussi à trancher dans un très proche avenir concerne les équilibres dans l’alliance actuelle. Elle est à l’évidence liée à la première, mais elle possède aussi sa dynamique propre. Pour dire les choses brutalement, le scénario de cette guerre ne peut être écrit uniquement, ou même principalement, par les Etats-Unis. Soit ces derniers acceptent que leurs partenaires aient leur mot à dire au plus haut niveau et que la question des buts de guerre soit à nouveau posée, soit l’alliance connaîtra des jours sombres. Comment pourrions-nous rester dans une alliance où notre voix ne serait pas entendue ? Les combats de l’été 2009 ne font en réalité que préfigurer ce qui nous attend en Afghanistan et l’hiver s’annonce sous de biens sombres augures. Ce n’est donc pas faire preuve d’un chauvinisme cocardier que d’affirmer que le débat doit avoir lieu au sein de l’OTAN, et ce pour le bien de tous. Ce n’est pas, non plus, faire preuve du même chauvinisme cocardier que de penser que, si cela ne pouvait être, si les Etats-Unis et leurs clients traditionnels (Grande-Bretagne, Canada) se refusaient à des révisions générales, il nous faudrait en tirer les conséquences quant à notre présence dans l’OTAN.
On peut, à partir de ces deux questions, imaginer trois scénarios pour le futur.
Le premier est donc celui d’un élargissement de l’alliance accompagné d’une révision profonde des buts de guerre. À une montée des effectifs présents sur le terrain répondrait alors un programme beaucoup plus volontariste (et réellement appliqué) de reconstruction de l’Afghanistan faisant la part belle à l’action publique. Ce programme prendrait en charge les infrastructures, mais aussi l’équipement des zones rurales en respectant les logiques collectives qui prédominent dans les villages. Il s’appuierait sur une politique de prix garantis pour les ressources agricoles rendant immédiatement tangibles les effets positifs de cette politique. Il s’agirait alors de rallier les franges de la population afghane qui sont porteuses de modernité à la fois par le développement d’une économie urbaine qui ne soit pas basée sur les rentes de toutes sortes et par une opposition claire aux « ultras » et aux « neo-Talibans ». Le processus de démocratisation serait relancé, ce qui implique très probablement le remplacement d’Hamid Karzaï et de certains de ses alliés. Un tel scénario implique nécessairement une présence durable en Afghanistan, que pourrait garantir « l’alliance des Alliances », mais il offre en définitive le plus de chances de transformer en profondeur les structures sociales de ce pays et de lui fournir le cadre économique et politique d’un gouvernement stable.
Le second scénario est celui de l’enlisement, marqué par la prédominance américaine dans l’alliance et les pathologies qui lui sont liées, que ce soit en matière opérationnelle ou dans le domaine de l’action civile. Les opérations de contre-guérilla ne peuvent aboutir ici qu’à des succès limités et transitoires. Elles sont porteuses d’un lourd passif avec les populations civiles qui, le plus souvent, sont les plus touchées. La structure politique du pays resterait inchangée, et avec elle la corruption et les trafics divers qui découragent une large partie de la population urbaine. L’élargissement, ou l’escalade horizontale, de la guerre apparaît alors comme extrêmement probable. La question de la stabilité du Pakistan sera posée de manière de plus en plus visible, et avec elle celle des armes nucléaires que ce pays détient. Il s’agit, ici, d’un problème bien plus réel et bien plus immédiat que la très hypothétique bombe iranienne.
Le troisième scénario est celui du retrait, opéré soit dans le désordre le plus total soit à la suite d’accords passés avec les « neo-Talibans ». Cette dernière option perd cependant chaque jour de sa crédibilité. Il y a fort à parier que ce retrait se ferait dans la confusion la plus totale, exposant par ailleurs les quelques fractions de la population qui ont exprimé des sympathies pour le nouveau régime à des représailles sanglantes qui feraient gonfler le flot des réfugiés.
Il est d’ailleurs parfaitement possible que l’on passe du second au troisième scénario. Dans le cas d’un retrait qui serait le produit d’un accord passé avec les « neo-Talibans », il faut bien mesurer ce qu’il coûterait aux pays de l’alliance, à la fois sur le plan interne et externe. Le reniement des buts de guerre tels qu’ils ont été formulés pour nos populations s’accompagnerait alors d’une « perte de face » durable et prolongée dans la région. L’intégrisme islamique aurait alors remporté sa première victoire indiscutable, redonnant à ce mouvement toute son agressivité à la fois en Orient et en Europe.
Nous sommes aujourd’hui, il faut bien le dire, calé sur le second scénario. C’est en partie par la faute du gouvernement français qui n’a pas voulu se saisir de l’opportunité que représentait le possible retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN pour obtenir une réouverture du débat sur les buts de guerre. Il est cependant possible que nous évoluions dans le futur vers une variante du premier. On peut espérer que les pressions pour une révision globale de la stratégie de l’OTAN se fassent jour chez les différents membres de cette alliance. On peut même souhaiter, à défaut de pouvoir raisonnablement l’espérer, que ce mouvement soit impulsé à partir de notre pays.
Mais, la probabilité la plus forte reste l’enlisement dans la durée et le basculement, toute honte bue, vers le troisième scénario.
Nul ne peut se satisfaire d’une telle solution. Outre le prix à payer, qui sera considérable tant du point de vue matériel que politique, il y a, bien entendu, le prix moral. Lui aussi sera élevé, qu’il s’agisse des soldats, qui pourront demander à juste titre pourquoi ont-ils combattus et au nom de quoi sont morts leurs camarades, ou des populations des pays du sud confrontés une nouvelle fois aux incohérences de notre action. Qui pourra croire désormais en notre engagement pour la démocratie ?
Pourtant, les seuls malheurs inévitables sont bien ceux que l’on n’a pas voulu éviter et auxquels on s’est résigné. Il n’est pas trop tard pour se donner les moyens, plus politiques que militaires d’ailleurs, de « gagner » la guerre en Afghanistan. Mais, ceci impose que l’on remette en débat et les buts de la guerre, et la méthode que l’on utilise, pour ne pas parler du système d’alliances. Alors que se prépare un hiver dramatique sur le terrain, en aurons-nous le courage ?
Ce texte correspond à la version mise à jour de la postface écrite en juillet dernier au livre du Chef de bataillon (TA) Olivier Entraygues (édit.) Afghanistan 1979-2009, publié avec une préface du Général Druart, commandant la Task-Force Lafayette et un avant-propos du Colonel Baulain, chef de corps du CEPC de l’Armée Française.
Cet ouvrage, qui résulte d’un réel travail collectif mené sous la direction d’Olivier Entraygues, résume l’expérience des différentes forces, y compris l’Armée soviétique, qui ont eu à combattre en Afghanistan. De cet ouvrage, deux tirages ont déjà été faits, pour un total de 2000 exemplaires, et l’on peut espérer qu’il sera bientôt disponible sous une forme révisée pour toutes et tous qui veulent comprendre la situation.
Je veux ici remercier le coordinateur de cet ouvrage de m’avoir donné la liberté de publier cette version améliorée de mon premier texte. Les analyses contenues dans ce livre et dans ma postface ont été tragiquement confirmées par les évolutions, tant militaires que politiques, du début de cet automne. C’est pourquoi il m’a semblé nécessaire de publier une version mise à jour, et de la mettre à la disposition du grand public.
Il va sans dire que j’assume seul la responsabilité des opinions contenues dans le présent texte.
Source : Contre Info
The Corporation (vidéo)
Posted in 11 Septembre 2001, Altermondialiste, Analyse, Bankster, Banque Mondiale, Capitalisme, Crise Financière, Dollar, Démocratie, FMI, George W. Bush, Goldman Sachs, Libre-Échange, Manipulation, Mass Médias, Michael Moore, Mondialisation, Noam Chomsky, Néo-libéralisme, OCDE, OMC, OMS, ONU, Occident, Privatisation, Propagande, Pétrole, Réflexion, Vidéo, Wall Street, États-Unis on novembre 4, 2009 by BaoSous-titré français, le documentaire de Jennifer Abbott et Mark Achbar (Canada – 2003) est basé sur le livre ” The corporation, the pathological pursuit of profit and power ” (Joel Bakan). Le documentaire fait intervenir plusieurs personnalités parmi lesquelles, Michael Moore, Noam Chomsky, Naomi Klein et Milton Friedman. Après une distribution réduite en salles, Mark Achbar décide de rendre le film disponible au téléchargement via BitTorrent, mais uniquement en version non sous-titrée. Merci de faire une donation sur le site officiel : http://www.thecorporation.com
Pour voir le film en grand format : [url]http://video.google.fr/videoplay?docid=1643050067177891440&ei=MX_xStnVD9bB-AbFmaWoCg&q=the+corporation+francais#[/url]
Source : le blog de Ferlinpimpim
Chomsky & Compagnie (vidéo)
Posted in 11 Septembre 2001, Afghanistan, Afpak, Altermondialiste, Banque Mondiale, Bernard Kouchner, Capitalisme, Communisme, Crimes contre l'Humanité, Crimes de Guerre, Crise Sociale, Europe, FMI, France, G20, GWOT, George W. Bush, Gouvernance Mondiale, Guerre, Guerre Froide, Guerre contre le Terrorisme, Guerres Énergétiques, Génocide, Holocauste, Hugo Chavez, Impérialisme Américain, Indonésie, Ingérence, Interview, Irak, Iran, Islam, Islamophobie, Liberté d'Expression, Mahmoud Ahmadinejad, Manipulation, Mass Médias, Monde Musulman, Mondialisation, NWO, Nazisme, New World Order, Nicolas Sarkozy, Noam Chomsky, Nouvel Ordre Mondial, Négationnisme, Néo-libéralisme, Néoconservatisme, OCDE, OMC, ONU, OTAN, Occident, Pakistan, Pax Americana, Pentagone, Propagande, Pétrole, Rockfeller, Rothschild, Royaume-Uni, Réflexion, Révisionnisme, Saddam Hussein, Shoah, Think Tank, Tiers-Monde, Tony Blair, UE, US Army, Venezuela, Vidéo, Wall Street, États-Unis on novembre 4, 2009 by BaoChomsky & Compagnie est un documentaire français de Daniel Mermet et Giv Anquetil, filmé par Olivier Azam, réalisé d’après une série de reportages de l’émission radio Là-bas si j’y suis diffusée sur France Inter.
De Paris à Boston, de Montréal à Toronto en passant par Bruxelles, à l’heure où impuissance et résignation l’emportent, le travail de Chomsky est un antidote radical. « Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu’ils peuvent provoquer des changements » dit Chomsky. Avec des dizaines de livres, des milliers d’articles et de conférences, à bientôt 80 ans « l’auteur le plus cité au monde » poursuit la mise à nu des mécanismes de domination. Un intellectuel, c’est quelqu’un qui veut que nous pensions comme lui. Chomsky veut que nous pensions par nous-même. Il ne veut pas nous amener à le croire, il veut nous amener à nous emparer par nous mêmes des connaissances et des informations qui nous permettent d’agir pour que cesse la domination de quelques-uns qui monopolisent le pouvoir de décision sur l’immense masse des autres. Chomsky affirme que le capitalisme et la démocratie sont incompatibles. Pour celles et ceux qui refusent de baisser les bras, Chomsky est une ressource fondamentale mais dans quel courant de pensées s’inscrit l’intellectuel engagé Noam Chomsky ?
Sur un fond de diabolisation de l’Islam aujourd’hui, le communisme hier, l’odyssée commence par la propagande médiatique et le contrôle de l’opinion publique à l’aide de la manipulation par la peur, l’insécurité et la violence. Par la suite, le documentaire aborde le débat sur les limites de la liberté d’expression et l’implication de l’ État, en reprenant le cas de l’affaire Faurisson ayant opposé jadis Noam Chomsky à l’historien français Pierre Vidal-Naquet, pour se pencher sur les guerres d’Indochine, le génocide au Cambodge par les Khmers Rouges de Pol Pot aux massacres d’un autre conflit oublié de l’histoire entre l’Indonésie de Soeharto et le Timor Oriental financé par les États-Unis, le Canada, le Royaume Uni, la France et les Pays-Bas. Comparant le militantisme contre la guerre du Vietnam à l’opposition à la guerre d’Irak, le documentaire donne brièvement la parole à des déserteurs de ces deux guerres qui se sont réfugiés au Canada. Le voyage se termine en s’intéressant au mouvement altermondialiste contre le système capitaliste global et à la naissance d’une conscience internationale pour le progrès social.
Première partie
Deuxième partie
Troisième partie
Quatrième partie
Cinquième partie
Sixième partie
Septième partie
Huitième partie
Neuvième partie
Noam Chomsky, regard critique sur l’Amérique (vidéo)
Posted in Afghanistan, Afpak, Barack H. Obama, Capitalisme, Chine, Crise Financière, Crise Sociale, Dollar, GWOT, Guantanamo, Guerre contre le Terrorisme, Guerres Énergétiques, Hillary Clinton, Hugo Chavez, Interview, Irak, Iran, Mahmoud Ahmadinejad, Noam Chomsky, Néo-libéralisme, Occident, Pakistan, Russie, Réserve Fédérale, Venezuela, Vidéo, Wall Street, Waziristan, Zbigniew Brzezinski, États-Unis on novembre 4, 2009 by BaoD’ici quelques semaines, cela fera un an que le candidat démocrate Barack H. Obama et son colistier Joe Biden remportèrent haut la main les élections présidentielles face à son adversaire républicain John McCain et sa colistière Sarah Palin. Devenu le 20 janvier 2009, le 44ième président des États-Unis, Barack H. Obama, qui présenta un programme électoral principalement axé sur la crise financière ainsi que les guerres en Afghanistan et en Irak, annonça un grand changement quasi messianique soutenu par son slogan « Yes, we can ». L’émérite intellectuel
américain, Noam Chomsky, professeur au MIT de Boston, a soutenu Barack H. Obama, comme « le moins pire des deux maux ». Revenons un instant sur son interview par Oriane Raffin, Annelot Huijgen et Bernard Monasterolo pour le journal Le Monde en janvier 2009 et faites-vous votre propre opinion sur les changements orchestrés par Barack H. Obama après neuf mois à la Maison Blanche.







