L’Art de la Guerre (vidéo)


 L'Art de la Guerre

Ce livre exceptionnel a été rédigé il y a 2500 ans dans un langage classique inaccessible à l’homme ordinaire. Pourtant, il fait partie des lectures conseillées aux Marines américains. Encore plus insolite, c’était le livre préféré des personnages aussi différents que le général américain Douglas MacArthur et le président chinois Mao Zedong. Qui plus est, la tendance actuelle du monde économique moderne repose sur 兵法 [L’Art de la Guerre] de Sun Tzu. Une simple recherche sur Internet du terme « Art de la guerre + stratégie d’affaires » propose des centaines de sites en plusieurs langues prétendant offrir des idées commerciales inestimables basées sur ce texte ancien.

Selon une longue tradition, l’Art de la Guerre a été rédigé par Sun Wu, plus connu sous le nom de Sun Tzu, général et stratège du roi Helu de Wu à la période des Printemps et des Automnes (770-476 av. E.C.). Toutefois, la légitimité de cette attribution est un sujet de débats passionnés, certains experts étant persuadés que les incohérences et les anachronismes du texte désignent une date de rédaction plus ancienne, d’autres posant même la question de l’existence historique réelle de Sun Tzu. Pour embrouiller d’avantage les choses, un texte datant de la seconde moitié du IVe siècle av. E.C., écrit par Sun Bin, personnage désigné également par le nom de Sun Tzu, est intitulé l’Art de la Guerre.

Il n’y a pas de texte « officiel » de l’Art de la Guerre; au fil des siècles de transcription, des variantes mineures s’y sont faufilées, comme c’est le cas pour la plupart des manuscrits anciens. Par ailleurs, plusieurs passages du texte sont indubitablement altérés. Tout cela, ajouté à la nature potentiellement ambiguë du chinois classique, fait qu’il n’y a pas deux interprétations identiques de l’Art de la Guerre. La traduction anglais (à partir de laquelle a été établie la traduction française) repose sur l’une des variantes les plus largement acceptées, datant de la dynastie Song (960-1279). Là où les interprétations contradictoires sont possibles, nous avons tenté de laisser le contexte et l’équilibre de la prosodie dicter la traduction.

La structure du texte est connue. Il est divisé en 13 chapitres, chacun traitant d’un aspect d’organisation ou de stratégies militaires. Certains de ces chapitres sont plus élaborés et nettement plus complets que d’autres, autre indication de la supposée altération du texte. Tous sont cependant extrêmement pratiques. L’élégance de la prosodie et les principes taoïstes sous-jacents présents dans l’ensemble de l’oeuvre font de l’Art de la Guerre bien plus qu’un simple manuel militaire. Aux yeux de Sun Tzu, un général n’est pas un simple tâcheron : il est un érudit, un gentilhomme et un philosophe. La profonde signification conférée par cet élément de mysticisme est assurément responsable de l’attrait universel et constant suscité par son oeuvre.

12 réponses à “L’Art de la Guerre (vidéo)

  1. Arrrrrrrgh! La vidéo n’éxiste pas! Au secours Baoooo.
    Mise à part ça, je voudrais signaler que mon livre de chevet à moi est l’Agakure.
    Merci quand même pour l’article.
    Au fait Bao, elle date de quand (sans indiscrétions) votre vidéo Aenon? Elle est splendide!

  2. Voilà, tout devrait être remis en place… normalement.

    J’ai fait ÆON il y a 3 semaines. A l’origine, cela aurait du être le premier des trois actes (création, civilisation et chaos) mais j’ai changé d’avis et me suis lancé dans le projet de l’Art de la Guerre.

  3. Video particulièrement bien « lèchée », très esthétique.
    Un petit reproche (il faut bien !) : attention à la vitesse de passage des textes pour que les « lambines » dans mon genre aient le temps de tout lire, et pas trop petit non plus …
    Pour le traité lui-même, il me fait penser à la « voie » du samouraï (bushî-do).

    • Merci. En travaillant image par image, il est difficile, du moins pour un novice comme moi, de se rendre compte de la vitesse réelle des passages de texte. Cela sera corrigée pour le premier chapitre.

        • Sony Vegas Pro 11 qui est considéré comme étant le meilleur de sa catégorie par de nombreux sites spécialisés et vu son prix assez élevé, 650 euros tout de même, cela se comprend. Il est très complexe au début (bourré d’options) mais se prend très facilement en main au bout de quelques jours d’utilisation. Il faut également certains codecs requis (Xvid MPEG-4 et MPEG Layer-3 notamment) qui se trouvent aisément sur le net.

  4. Un ami utilise Adobe After Effects. Pas gratuit non plus, il nécessite une formation « bac + 25 » … non je blague, mais cela vous situe l’exigence de ce type de logiciel …

  5. Oui, After Effects est un très bon logiciel et si je l’avais connu avant Vegas Pro, j’aurai opté pour lui sans hésiter. J’ai vu des montages qui ressemblent d’avantage à ce que je voulais faire. Je dirai qu’ils sont complémentaires.

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