L’extrême pauvreté bat des records aux États-Unis


par The Economic Collapse

Archive du 6 novembre 2011.

Selon le Bureau américain du recensement, un pourcentage élevé d’Américains vivent dans une extrême pauvreté jamais recensée auparavant. En 2010, on nous a dit que l’économie était en reprise, mais la vérité c’est que le nombre des « très pauvres » a grimpé à des hauteurs jamais vues auparavant. Si on revient aux chiffres de 1993 et 2009, le taux d’extrême pauvreté était d’un peu plus de 6 %, ce qui représentait la pire des statistiques jamais enregistrées. Seulement en 2010, le taux d’extrême pauvreté a atteint le seuil énorme de 6,7 %. Cela signifie qu’un Américain sur quinze est désormais considéré comme « très pauvre ». Pour de nombreuses personnes, tout cela apparaît très confus parce que leur sentiment les pousse à penser que les choses empirent, alors que les médias dominants continuent à dire que tout va bien. Espérons que cet article va aider les gens à réaliser que le sort des plus pauvres parmi les pauvres continue de se détériorer à travers les États-Unis. En outre, j’espère que cet article va inspirer le plus grand nombre à donner un coup de main à ceux qui sont vraiment dans le besoin. Ce soir, plus de 20 millions d’Américains vivent dans une extrême pauvreté. Ce nombre augmente un peu plus chaque jour. Les statistiques suivantes qui ont été mentionnés dans un article du Daily Mail devraient vraiment nous aider à réfléchir.

Environ 20,5 millions d’Américains, soit 6,7 % de la population américaine, constituent les plus pauvres parmi les pauvres, on les situe à 50 % ou moins du niveau de pauvreté officiel.

Ceux qui vivent dans une extrême pauvreté représentent près de la moitié des 46,2 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté. En 2010, l’extrême pauvreté correspondait à un revenu de 5570 $/an ou moins pour un particulier et 11 157 $/an pour une famille de quatre.

6,7 % est le taux le plus élevé depuis 35 ans que le Bureau de Recensement ait enregistré dans ses dossiers, surpassant les records précédents de 2009 et de 1993 qui étaient d’un peu plus de 6 %.

Malheureusement, les riches et les pauvres sont de plus en plus isolés sur le territoire. Dans certaines régions des États-Unis certains ne savent même pas que l’économie est en difficulté, et certaines autres régions ressemblent aux enfers du Tiers-Monde. Dans la plupart des villes américaines d’aujourd’hui, il y a les « bons quartiers » et il y a les « mauvais quartiers ». Selon un récent article de Bloomberg, les « très pauvres » sont de plus en plus refoulés dans ces quartiers « infects ».

Au moins 2,2 millions d’Américains de plus, soit un saut de 33 % depuis 2000, vivent dans des quartiers où le taux de pauvreté est de 40 % ou plus, selon une étude publiée aujourd’hui par l’Institution Brookings.

Naturellement, ils n’ont vraiment le choix. Ils ne peuvent pas se permettre de vivre là où la plupart d’entre nous résidons.

Aujourd’hui, il y a beaucoup d’Américains qui méprisent ouvertement les pauvres, alors que ce ne devrait jamais être le cas.

Nous devons respecter les pauvres et souhaiter de les voir atteindre une meilleure condition de vie. D’autant plus, qu’à la suite de quelques arrêts de travail imprévus, chacun de nous pourrait grossir les rangs des pauvres. La compassion est une vertu que nous devrions tous chercher à développer. Il faut considérer que moins nous aurons de pauvres et moins nous aurons de chômeurs, mieux notre économie se portera. Lorsque dans une nation un maximum d’individus travaillent et font des actes économiquement productifs, ils optimisent le niveau de la vraie richesse, qui permet à la nation de se développer. Mais actuellement, nous perdons une quantité massive de cette richesse.

Nous avons des dizaines de millions de personnes qui restent assis sur le divan de leur maison. Le reste de la population est contraint de les aider financièrement, au lieu de participer à l’effort de création économique. Cela ne correspond pas à ce que nous devrions espérer. Il est impératif que nous fassions en sorte qu’un maximum d’Américain retrouve un emploi. Plus de gens interviennent dans le processus de création économique productive, mieux la collectivité s’en porte.

C’est aussi pourquoi il faut s’inquiéter de voir la courbe des « très pauvres » augmenter dramatiquement. Plus le nombre de pauvres augmente, plus la société en fait les frais. Qu’y a-t-il de vraiment critique en ce moment ? Voici les 19 statistiques qui devraient vous alarmer :

  1. Selon le Bureau américain du recensement, le pourcentage des « très pauvres » ont augmenté dans 300 des 360 plus grandes régions métropolitaines au cours de 2010.
  2. L’année dernière, 2,6 millions d’Américains de plus ont sombré dans la pauvreté. Cela fut la plus forte augmentation jamais vue depuis que le gouvernement américain a commencé à élaborer des statistiques sur ce point en 1959.
  3. Ce n’est pas seulement la catégorie des « très pauvres » qui est en hausse. Le nombre de ceux que l’on considère comme « pauvres » augmente rapidement. Si l’on reprend les chiffres de 2000, 11,3 % de tous les Américains vivaient dans la pauvreté, ce chiffre est aujourd’hui de 15,1 %.
  4.  Le taux d’enfants indigents vivant aux États-Unis à augmenté de 22 % en 2010.
  5.  Il y a 314 comtés des États-Unis où au moins 30 % des enfants sont confrontés à l’insécurité alimentaire.
  6. À Washington D.C., le taux d’enfants vivant en situation d’insécurité alimentaire est de 32,3 %.
  7. Plus de 20 millions d’enfants américains comptent sur les programmes des cantines scolaires pour lutter contre la faim !
  8. Aux États-Unis, une personne âgée sur six vit en dessous du seuil de pauvreté.
  9. Aujourd’hui, il y a plus de 45 millions d’Américains qui utilisent les bons alimentaires (lire notamment « Des pilotes de ligne réduits à l’aide alimentaire » de Michaël Moore).
  10. Selon le Wall Street Journal, environ 15 % des Américains utilisent les bons alimentaires.
  11. En 2010, aux États-Unis, 42 % des mères célibataires utilisent les bons alimentaires.
  12. Le nombre de Nord-Américains utilisant les bons alimentaires a augmenté de 74 % depuis 2007.
  13. Tout le monde raconte que l’économie est en reprise, c’est sans doute pour cela que le nombre d’Américains utilisant les bons alimentaires a augmenté de 8 % depuis l’années dernière !
  14. Aujourd’hui, un enfant américain sur quatre utilise les bons alimentaires.
  15. Selon les projections statistiques, environ 50 % des enfants américains auront utilisé les bons alimentaires durant une période de leur vie, avant d’atteindre 18 ans.
  16. Plus de 50 millions d’Américains dépendent désormais de Medicaid. En 1965, seulement un Américain sur cinquante dépendait de Medicaid. Aujourd’hui, environ un Américain sur six dépend de Medicaid.
  17. Un Américain sur six dépend d’au moins un programme d’aide gouvernementale aux nécessiteux.
  18. Le nombre de Nord-Américains qui vont à la soupe populaire a augmenté de 46 % depuis 2006.
  19. On estime à un demi-million le nombre d’enfants sans foyer aux États-Unis.

Malheureusement, nous sommes assez peu informés sur tous ces sujets par les journaux télévisés du soir, n’est-ce pas ? C’est parce que les grands médias sont très étroitement contrôlés. Je suis récemment tombé sur une belle illustration de cela. Si vous doutez du fait que les nouvelles sont cryptées aux États-Unis, vous n’avez qu’a regarder cette vidéo à partir de 1:15. Conan O’Brien fait un travail magnifique pour démontrer comment les présentateurs des médias américains répètent souvent et exactement les mêmes mots. Donc ne comptez pas sur les grands médias pour être informés. Actuellement il est impératif que nous commencions à penser par nous même.

Il est aussi important de faire preuve de compassion pour nos frères et nos sœurs. L’hiver arrive et si vous voyez quelqu’un sans manteau n’hésitez pas à lui en offrir un. Partout aux États-Unis (et partout dans le monde), il y a des orphelins qui sont désespérés. Durant les célébrations de fêtes qui ont lieu durant cette période de l’année, n’oubliez pas de vous en souvenir. Nous ne devrions pas nous attendre à ce que « le gouvernement » prenne soin de ceux qui sont dans le besoin. Il y a des millions de personne qui tombent dans ce piège. Soyez généreux et faites preuve de compassion ce sont des qualités nécessaires. Oui l’avenir s’annonce difficile et l’effondrement économique est en route. Cela signifie simplement que nous devrons être plus généreux et plus miséricordieux que nous l’avons jamais été.

Article original : Extreme Poverty Is Now At Record Levels – 19 Statistics About The Poor That Will Absolutely Astound You

Traduction : Alain Conny

4 réponses à “L’extrême pauvreté bat des records aux États-Unis

  1. Il n’y a pas de hasard :
    – des « caravanes médicales » sillonnent les états pour répondre aux besoins médicaux de ceux qui ne peuvent s’offrir une assurance médicale.
    – l’espérance de vie diminue, selon les chiffres du ministère lui-même (je ne retrouve plus le dossier en ligne).
    – tout ce désastre a été amplifier par la politique de Reagan et Bush et l’exemption d’impôts pour les plus riches. Cette politique a permis aux plus aisés de placer leur argent dans des programmes de spéculation au lieu de le mettre dans des investissements créateur de richesses (matériels de production, innovation technologique, infrastructures …) profitable à tous.

    Nous avons eu ce même phénomène avec la politique de G. Schroder en Allemagne. Les fonds défiscalisés sont partis spéculer, notamment dans les dettes souveraines. Cela entraine la catastrophe de la Grèce, l’Italie et l’Espagne … Tant que l’Europe permettra la politique sociale, il y aura comme un »amortisseur social » aux dégradations des conditions de vie pour les populations les plus fragiles (famille monoparentale, personnes âgées, jeunes, chômeurs …).
    Sinon, les riches risquent de subir la foudre des pauvres en révolte.

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