La position US sur la Syrie soutient directement le terrorisme – Lavrov


par Russia Today

« La Russie estime à 15 000 le nombre de terroristes présents en Syrie. »

La réaction de Washington aux explosions de Damas est une justification ouverte du terrorisme, a asséné le ministre russe des Affaires étangères Sergeï Lavrov. Le ministère des Affaires étrangères américain a annoncé que les actes de terrorisme ne sont pas surprenant à la lumière des actions du régime d’Assad.

« Ceci est une acceptation directe du terrorisme. Comment sommes-nous supposés comprendre cela ? » a dit Lavrov, partageant son ébahissement dans une conférence de presse à Moscou. « Ceci est une position des plus sinistres, je ne peux pas trouver les mots pour exprimer notre attitude envers cet état de fait. »

Lavrov a aussi exprimé sa surprise de voir que le Conseil de Sécurité de l’ONU a refusé de condamner les actes de terreur en Syrie. La représentante permanente des Etats-Unis auprès de l’ONU, Susan Rice, a déclaré que les actes de terrorisme à Damas contribuent à accélérer l’adoption d’une résolution sur la Syrie en accord avec le chapitre 7 des statuts de l’ONU, qui implique des sanctions draconiennes, ainsi que le recours à la force armée. « En d’autres termes, ceci veut dire: “Nous soutiendrons de tels actes de terrorisme jusqu’à ce que le Conseil de Sécurité de l’ONU fasse ce que nous voulons qu’il fasse” », a commenté Lavrov au sujet des actions de la représentante des Etats-Unis.

La ministre des Affaires étrangères américaine (équivalent à Secrétaire d’Etat, ndlr) Hillary Clinton a dit récemment qu’il devrait y a voir bien plus de travail avec l’opposition en Syrie alors qu’elle s’empare de plus en plus de terrain afin de préparer de nouvelles actions contre le gouvernement de Damas.

Lavrov a noté qu’il y avait eu des rapports stipulant que l’opposition avait saisi le contrôle de postes frontaliers avec l’Irak et la Turquie et qu’il y aurait eu des cas de pillages de propriétés turques. D’après des rapports, ce n’est pas l’Armée Syrienne Libre (ASL) qui a capturée ces postes frontaliers, mais des groupes liés à Al-Qaïda; les diplomates russes sont en train de vértifier ces informations.

« Si de telles actions d’accaparement de territoires par des terroristes sont cautionnées par nos partenaires, nous voudrions leur demander quelle est leur position sur la Syrie, que veulent-ils perpétrer dans ce pays ? » a demandé le ministre des Affaires étrangères russe.

Quant aux sanctions unilatérales de l’UE contre Damas, elles sont en contradiction avec les décisions prises par le Conseil de Sécurité de l’ONU et les accords conclus à la réunion de Genève, a déclaré Lavrov.

« Nous pensons que la voie unilatérale choisie contredit le principe de partage de la gestion des affaires en accord avec les accords de Genève », a dit Lavrov, ajoutant que la Russie se fait l’avocate de discussions collectives sur toute question.

« Malheureusement, quand l’UE, les Etats-Unis et quelques autres Etats ont commencé à adopter des sanctions contre la Syrie, ils ne nous ont pas du tout consulté », a observé Lavrov. Maintenant, la crise syrienne a plus d’un an et demi et il n’est pas correct d’en appeler au Conseil de Sécurité pour adopter plus de sanctions, a partagé le diplomate russe.

Lavrov a insisté sur le fait que la communauté internationale avait l’intention d’adresser la crise syrienne de manière collective, cela aurait du être fait de la sorte depuis le début, gérant chaque camp de la belligérence de manière égale. Les chefs des ministères des Affaires étrangères de l’UE ont pris la décision d’élargir la liste des officiels syriens bannis de l’UE ainsi que de geler les comptes en banque et avoirs syriens dans les pays de l’UE.

Des mesures additives ont aussi été adoptées pour assurer un embargo sur les armes en Syrie. De la sorte, les navires marchands et avions cargo qui se dirigent en Syrie sont sujets à des inspections obligatoires dans le cas où il y aurait des raisons de suspecter qu’ils transportent des armes et de l’équipement interdits vers la Syrie.

Article original : US position on Syria directly endorses terrorism – Lavrov

Déclaration de Sayyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah

« Il y a des désaccords au sein de la majorité. Le bon côté, c’est que cela prouve que nous sommes un gouvernement de coalition, contrairement à ce que prétendait le 14 Mars. Dès le premier jour, le 14 Mars a dit qu’il s’agissait du gouvernement du Hezbollah parce qu’il veut nous en faire assumer tout le poids. Nous sommes d’accord pour supporter tout le poids afin que le gouvernement reste en place, que le Liban demeure stable et que la politique de dissociation de la crise syrienne se poursuive, même si nous pouvons ne pas être d’accord avec cette politique.   C’est donc un gouvernement de coalition dont les composantes peuvent s’entendre ou être en désaccord, l’essentiel étant que les divergences et les problèmes soient réglés par le dialogue et la discussion de proximité. Nous sommes engagés au Hezbollah à faire en sorte qu’aucun désaccord avec les autres composantes ou avec nos alliés n’apparaisse au grand jour. Nous ne répondons pas publiquement aux critiques d’un allié, nous dialoguons avec lui tant que nous sommes partenaires et alliés. C’est notre méthode.

Avec tout ce qui se passe aujourd’hui, je veux confirmer notre relation stratégique, cordiale, amicale et sincère avec tous nos alliés et nommément avec le Courant patriotique libre (CPL, chrétien NDLR). Au cours des deux dernières semaines, des choses ont été dites sur cette relation. Nous, au sein du Hezbollah, nous réaffirmons notre respect, notre appréciation et notre relation stratégique avec la personne du général Michel Aoun et avec les camarades au sein du CPL, ses cadres, ses membres et son public. Je certifie que cette alliance est stratégique et que ce que nous avons accompli ensemble pendant six ans, notamment dans les jours difficiles, ne saurait être brisé par un désaccord ou l’hypothèse d’un désaccord sur une question sociale ou politique. Mais dans le même temps, il faut savoir que le CPL n’est pas dépendant du Hezbollah et vice-versa. Le CPL a son entité propre, son style politique, sa présence. Nous espérons que les composantes de la majorité parviendront à dialoguer, à s’entendre et à empêcher que certaines crises n’aillent trop loin, car cela n’est pas dans l’intérêt du Liban. Nous ne nous laisserons pas entraîner vers la discorde confessionnelle et les positions du général Michel Aoun pendant la guerre de juillet étaient basées sur des considérations morales et humaines. Nous ne nous laisserons pas détourner de la résistance et nos cadres travaillent jour et nuit pour défendre le Liban, sans se soucier des diffamateurs. Depuis la victoire de 2006, la résistance ne connaîtra plus jamais de défaite et nous lui réservons une grosse surprise s’il décidait de lancer une nouvelle attaque contre le Liban.

Les armes utilisées par la résistance au Liban et à Gaza ont été fabriquées en Syrie. Assef Chaoukat, Daoud Rajha et Hassan Turkémani sont des frères d’armes […] Nous déplorons les attaques verbales de ceux qui mettent en doute le patriotisme et la neutralité de l’armée libanaise. Les accusations lancées contre la troupe de partialité confessionnelle ou partisane constituent la plus grande menace qui pèse sur elle. Comme en Irak et en Syrie, certains veulent pousser le Liban vers le chaos. Je propose un pacte d’honneur entre les diverses composantes confessionnelles du pays, aux termes duquel tout individu, de n’importe quelle communauté, qui se permettrait de s’en prendre à d’autres groupes devrait être désavoué par sa propre communauté. »

Traduction : Résistance 71

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