La guerre, une constante universelle en transformation permanente


par Sauveur Fernandez

« Seuls les morts ont vu la fin de la guerre. » Platon

Archive du 14 décembre 2004

La fille fatale de l’espèce humaine

Avec plus 14 500 guerres à son actif, depuis les 56 derniers siècles, et qui ont provoqué trois milliards et demi de morts (la moitié de la population mondiale d’aujourd’hui), l’homme peut se vanter d’être l’espèce vivante qui extermine le plus sciemment son prochain, et ce, qu’elles qu’en soient les causes (expansions démographiques ou économiques, famines, conquêtes de prestige…). (1)

À la lumière des dernières découvertes en archéologie, anthropologie, ethnologie, sociobiologie, histoire ancienne et moderne, il est possible d’affirmer aujourd’hui que la guerre, comme vecteur de violence destructrice et dominatrice, peut malheureusement être considérée comme une composante universelle essentielle de la vie de l’homo sapiens sapiens, qui transcende le temps et l’espace. À de très rares exceptions près, aucune race, aucune civilisation, aucun système politique n’ont été épargnés par ses griffes. La guerre est la fille fatale de l’espèce humaine.

Ce cas est unique dans les annales des espèces vivantes sur notre planète. Car, comme le notent Jean Guilaine et Jean Zammit dans leur livre Les sentiers de la guerre, « … Il existe bien chez les animaux une agressivité biologique entre individus de la même, qu’elle s’exprime cependant de manière aiguë à l’occasion de conflits sexuels ou alimentaires et qu’elle n’aboutit que très rarement à la tuerie d’un congénère… ». Nous n’avons donc pas « … L’excuse de penser que cette violence est le fruit de notre évolution préhominienne. C’est notre cerveau, et lui seul, qui fait de nous l’animal le plus dangereux de la planète. » (2)

À la fois une et multiple, la guerre semble posséder un cadre culturel propre qui, des lointaines luttes préhistoriques aux futurs techno-combats de demain, en passant par les nouvelles guerres asymétriques d’aujourd’hui, la rend à la fois différente dans ses manifestations mais semblable dans ses tristes conséquences.

Afin d’étayer ces propos, et d’en tirer quelques enseignements pour renforcer les lois pacifiques de la guerre, faisons une brève incursion temporelle dans le passé, le présent… et le futur de l’humanité.

Le mythe rousseauïste du bon sauvage

L’homme préhistorique, et son équivalent moderne, les sociétés premières (organisations humaines pré-étatiques à culture orale, proches de la nature, et qui ont perduré jusqu’à aujourd’hui), vivait-il, comme l’affirme la pensée rousseauïste, dans des sociétés fraternelles, et nourries en abondance par une nature généreuse ? La violence – et son porte parole le plus prestigieux, la guerre – date-t-elle seulement de l’apparition de sociétés plus complexes (cités, états, mondialisation…) ?

Malheureusement, bien que la préhistoire soit en elle-même un sujet d’étude complexe et encore mal connu (3), des recherches archéologiques minutieuses assez récentes sur des dizaines de sites préhistoriques en Europe, en Amérique du Nord, et en Afrique du Nord, ont mis à jour une forte présence de squelettes criblés de projectiles divers, de crânes fracassés à coup de haches… Ces découvertes macabres commencent à établir sans ambiguïté que la guerre était courante à l’époque de la préhistoire, et que ses morsures avaient des conséquences importances sur les sociétés de l’époque. (4)

Les chasseurs cueilleurs, considérés généralement comme pacifiques, pouvaient faire preuve d’une grande férocité : les squelettes découverts dans le cimetière de Djebel Sahara en nubie égyptienne et datant du Paléolithique supérieur (environ 12000 à 14000 mille ans), montrent que la guerre y était très courante et particulièrement brutale : la moitié des chasseurs enterrés en ce lieu avaient péri de mort violente due à des coups et blessures d’origine humaine. (5)

Quand aux sociétés premières, l’étude éthnologique de leurs moeurs révèle que là aussi la guerre est étroitement et quasi universellement imbriquée dans le tissu social. Les Zoulous, les Dahoméens, les Celtes, les Indiens d’Amérique du Nord, les Esquimaux polaires de Thulé, les tribus de Nouvelle Guinée, au-delà du temps et de l’espace, sont liés par cette réalité.

L’anthropologue Lawrence Keeley (6) souligne ainsi que l’ensemble des recherches multiculturelles menées sur le sujet démontrent qu’à de très rares exception près (que nous verrons dans le chapitre 5), l’écrasante majorité des sociétés humaines connues (90 à 95 %), tous types confondus, se sont livrées à la guerre.

Remarquons que certains écologistes, soulignent à juste titre de façon convaincante que beaucoup de ces sociétés anciennes ou naturelles savaient aussi parfaitement satisfaire leur besoins alimentaires et matérielles, tout en en ayant de riches traditions culturelles. (7)

Cependant, (à l’instar de beaucoup de médias populaires), ces convictions succombent elles aussi au mythe du bon sauvage en considérant de facto ces sociétés comme fondamentalement pacifistes, leur déniant ainsi le droit à la guerre.

Mais, comme le souligne Lawrence Keeley, (8) « … En voulant croire que les peuples primitifs et préhistoriques étaient beaucoup plus humains et pacifiques que leurs homologues modernes et civilisés, nous faisons de nous métaphoriquement des bêtes sauvages. (…) Accepter le mythe désespérant d’un passé pacifique est une incitation à ne pas résoudre ces problèmes universels en ce seul lieu ou nous pouvons intervenir – dans le présent et parmi nous. »

Les guerres occidentales, rupture ou continuité ?

Les guerres occidentales sont celles qui ont le plus façonné le monde tel qu’il est aujourd’hui. Elles méritent à ce titre d’être plus particulièrement étudiées. Sont-elles similaires aux autres types de guerres, ou marquent-elles des ruptures décisives ?

La réalité, comme presque toujours, se situe entre ombre et lumière : nous venons de voir que toutes les sociétés, quelles qu’elles soient dans le temps et l’espace, ont connu la terrible étreinte de guerres sans merci, et subi leurs conséquences incalculables en termes de misère humaine et de destruction matérielle. L’Occident n’y fait pas exception.

Cependant , les guerres pratiquées par l’Occident se démarquent de celles pratiquées par les autres types de civilisations par quelques points importants : spécialiste de l’histoire militaire de l’antiquité, l’américain Victor Davis Hanson constate que c’est la démocratie, l’économie et les citoyens – des valeurs typiquement occidentales et considérées comme très pacifiques – qui font les armées les plus redoutables. L’Occident privilégie aussi les combats meurtriers, mais décisifs. (9)

Mais c’est le concept systématisé de génocide culturel, qui distingue définitivement la pensée de guerre occidentale. Les guerres occidentales d’anéantissement physique total d’une race ou d’une culture (apparues véritablement à grande échelle au vingtième siècle avec les régimes totalitaires occidentaux), représentent en fait la sanction ultime et brutale d’une volonté délibérée, non seulement de profiter de l’autre, comme une guerre humaine classique (pillages, impôts, annexion de la force productive du vaincu), mais aussi de le dominer politiquement et culturellement.

Les guerres occidentales cherchent en fait systématiquement à éliminer la culture, l’âme du peuple vaincu ou dominé, en imposant la sienne propre. Pour paraphraser la célèbre phrase du général Custer « Un bon Indien est un Indien mort, ou un Indien américanisé ». De la romanisation progressive de la Gaule, en passant par l’éradication pure et simple des cultures amérindiennes, nous arrivons à la mondialisation actuelle qui est d’abord (au-delà de certains bienfaits indéniables), l’occidentalisation du monde.

Quant aux autres types de cultures, tout en nous gardant bien de les sanctifier, nous pouvons constater cependant que, de façon générale, ces derniers ont évité de détruire délibérément la culture du vaincu.

  • Les Aztèques, selon Victor Davis Hanson, spécialiste de l’histoire militaire de l’antiquité «… étaient d’habiles impérialistes théocratiques qui avaient implacablement bâti un vague empire politique fondé sur la terreur qu’ils inspiraient, épaulé par une redoutable armée et alimenté par un gigantesque système de tribut » (9). Ils n’en respectaient pas moins cependant les modes de vie des peuples assujettis, en ne cherchant pas à leur imposer une « Aztèque way of life ».
  • La Perse, sous le règne de Darius Ier (521-486), était un empire monarchique qui avait regroupé les populations conquise sous forme d’une administration provinciale d’une vingtaine de satrapies, dont un des rôles principaux était là aussi la collecte d’impôts. D’une manière générale, cependant, les populations conquises gardaient la liberté d’adorer leurs dieux et de choisir les moyens de répondre aux exigences fiscales de l’Empire.
  • Les civilisations guerrières nomades (Huns, Mongols, Vikings…), avaient un mode de subsistance fondé sur le pillage ou le rançonnement des populations sédentaires (raids Vikings au V° siècle). Mais ils ne cherchaient pas vraiment à envahir une contrée. Il s’agissait avant tout pour eux de passer et de se rétribuer, non d’imposer leur culture. (10)

Cet aspect de la léthalité culturelle marquée de l’Occident est important à souligner car les conflits mondiaux actuels ne sont plus tant des conflits idéologiques que des conflits identitaires : il s’agit d’abord de résister à la culture occidentale. (11)

Mais, malgré ce constat, il faut se garder de diaboliser l’Occident, qui est aussi la civilisation humaine qui a créée (de façon, certes très imparfaite, mais qui a le mérite d’exister) la Charte des Nations Unies « en vue de créer les conditions de stabilité et de bien-être nécessaires pour assurer entre les nations des relations pacifiques et amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, […] sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ».

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité existe un embryon d’espace international commun qui incite à une gestion intelligente des interdépendances entre les civilisations, à une époque ou la technologie a fait en sorte que celles-ci ne puissent plus s’ignorer mutuellement.

Les guerres du XXI° siècle : sous le masque, le même visage ?

Une certitude : la guerre est là pour encore longtemps. Mais si son visage reste le même, le masque, lui, change encore une fois : la guerre asymétrique marque ainsi la fin des conflagrations classiques fondées sur l’équilibre des forces entre deux pôles et la dissuasion nucléaire. Souvent appelée l’arme du faible, l’asymétrie permet d’obtenir des résultats disproportionnés par rapport aux moyens utilisés, généralement très limités. (12)

D’autres transformations significatives sont à l’œuvre : selon la revue de réflexion « Critique Internationale » (13), la spécificité des guerres contemporaines résiderait dans le fait qu’elles ne sont plus idéologiques ou identitaires, qu’elles sont le plus souvent dirigées contre les populations civiles, et qu’elles passent par l’illégalité et le pillage.

Nous retournons ainsi curieusement aux pratiques de la guerre primitive (pratiquée depuis la préhistoire par les civilisations pré-étatiques de type tribal), fondées sur les raids de faible envergure, les embuscades répétées, les attaques surprises, le pillage, l’instauration d’un climat d’insécurité et de terreur, le massacre et la participation directe des populations civiles.

Mais la transformation certainement la étonnante et la plus méconnue est la suivante : de très nombreux spécialistes de la question pensent que « … La guerre et la masculinité agressive ont été des entreprises culturelles qui se sont mutuellement renforcées » (14). En d’autre terme, que la guerre est un produit « fabriqué par l’homme », et qu’elle est faite d’abord pour affirmer la suprématie du mâle sur la femelle.

Or, les guerres modernes de ces derniers siècles ont progressivement fait participer activement les femmes, et même les enfants à leur grande œuvre. Les femmes ont commencé à jouer un rôle actif dans l’économie de guerre en participant au culte du drapeau national et en remplaçant dans les usines leurs maris partis au front. Aujourd’hui, nous saluons « nos hommes et nos femmes » soldats lorsqu’ils partent à la guerre. Les guerres et guérillas dites locales n’hésitent plus depuis longtemps à enrôler des femmes, des petits garçons, et même parfois des petites filles dans leurs factions. (15)

Il est certain que, même (et c’est souhaitable), si le rôle de plus en plus important joué par les femmes dans la vie sociale s’accentue, imprégnant les sociétés de valeurs féminines jugées plus pacifistes, la guerre perdurera malgré tout en s’accommodant de ces nouvelles valeurs. Une société avec plus d’idéaux féminins mettra beaucoup de temps à vaincre la guerre, en la transformant en conflits positifs.

Comme le souligne avec justesse Barbara Ehrenrich dans son essai Le sacre de la guerre, « … La guerre se révèle peu fidèle, même aux plus bellicistes des institutions humaines. On peu craindre qu’elle n’ait que faire des humains eux-mêmes. Les techniciens militaires du XX° siècle ont déjà mis en route une version de la guerre dans laquelle des « armes autonomes » auront la responsabilité de tuer des êtres humains sans ordre ni contrôle de l’homme ». (16)

Si cette brève escapade dans le passé, le présent et le futur des guerres humaines nous informe à la fois sur leur permanence universelle au travers de transformations incessantes, elle ne nous éclaire pas cependant sur un point essentiel : quels sont les fils psychologiques profonds qui animent cette marionnette monstrueuse nommée guerre ?

Sauveur Fernandez

À lire également sur la guerre :

Vers un nouveau siècle bestial ?

État, guerre et médias

Guerre de quatrième génération et Quatrième Guerre Mondiale

La guerre, la Grande, comme “option”…

Notes

(1) Constat établi par le savant Suisse Jean-Jacques Babel en 1990.

(2) Extrait page 257 du livre « Le sentier de la guerre : visages de la violence préhistorique », par Jean Guilaine et Jean Zammit, éditions Seuil, 2001, 380 pages, 22,56 euros.

(3) Il reste très difficile d’étudier 2,5 millions d’années d’aventure humaine. Pour diverses raisons (grande diversité des cultures étudiées, conservation des matériaux, type d’arme utilisé sans équivoque…) il n’est possible de recueillir des documents fiables relatifs à la guerre préhistorique que depuis une période comprise entre vingt mille et trente mille ans, et dans quelques régions du monde seulement.

(4) Lire le livre de référence « Les guerres préhistoriques » de Lawrence Keeley, éditions du Rocher « L’art de la guerre », 1996, 354 pages, 22 euros.

(5) Exemple extrait du livre « Le sentier de la guerre », par Jean Guilaine et Jean Zammit, page 103.

(6) Exemple extrait du livre « Les guerres préhistoriques », de Lawrence Keeley, page 57.

(7) Lire sur le sujet le livre « Âge de pierre, âge d’abondance », de Marshall Sahlins, éditions Gallimard, 1976.

(8) Exemple extrait du livre « Les guerres préhistoriques », de Lawrence Keeley, page 251.

(9) Réflexions extraites du livre « Carnage et culture : les grandes batailles qui ont fait l’Occident », par Victor Davis Hanson, éditions Flammarion, 2001, 600 pages, 25 euros.

(10) Pour en savoir plus sur la perception du concept de territorialité par les tribus nomades et semi-nomades, lire page 199 du livre « La transformation de la guerre », de Martin Van Creveld, éditions du Rocher, 1991, 25 euros.

(11) Pour en savoir plus sur le sujet, lire notamment le très controversé « Le choc des civilisations », de Samuel P. Huntington, éditions Odile Jacob, 402 pages, 22 euros – et « l’Occident et les autres : histoire d’une suprématie », de Sophie Bessis, éditions La découverte, 2001, 348 pages, 20 euros, (en particulier page 314).

(12) – Définition de la guerre asymétrique extraite du dossier principal de « La revue internationale et stratégique » : Les conflits asymétriques, n°51, automne 2003, page 181.

(13) Constat extrait de la revue « Critique Internationale » : les guerres civiles à l’heure de la globalisation, n°18, janvier 2003, 181 pages, 18,50 euros.

(14) Réflexion extraite page 147 du livre « Le sacre de la guerre » : Essai sur les passions du sang, de Barbara Ehrenreich, éditions Calmann-Levy, 1997, 181 pages, 18,50 euros.

(15) Réflexion extraite page 257 du livre cité plus haut en annexe (13).

(16) Réflexion extraite page 259 du livre cité plus haut en annexe (13).

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2 réponses à “La guerre, une constante universelle en transformation permanente

  1. « C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre(1) » ….S5V32

    même pour la mort des proches … on en a rien foutre de sa mère ou son père mais le jour de la mort de ces derniers, « ça chiale », alors de leur vivant aucun sentiment de pitié envers … destruction, arrogance, pouvoir, vouloir, torture, meurtre, argent sont les atouts de cet être humain point à la ligne; la science dont il dispose n’est qu’un moyen pour aller pour vite et plus loin …

  2. Ce n’est pas Custer, mais son supérieur, le général Philip Sheridan qui prononça la fameuse phrase [« le seul bon Indien est l’Indien mort !… »]. Cependant, j’apprends avec surprise que le paléolithique « connu » serait une période de nombreuses guerres !… Jusqu’à présent, le tableau qui s’en dégage serait plutôt à l’opposé … et nullement en correspondance avec le mythe du « bon sauvage », idéologie bien surannée aujourd’hui !…. Le paléolithique paraissait une période de « paix » … ou plutôt de « non-conflit » , alors que des guerres monstrueuses ont ensanglanté le début du néolithique !… Ce renversement de tendance était considéré comme la conséquence des débuts de la sédentérisation des anciens nomades chasseurs-cueilleurs, peu nombreux ,et disposant d’un territoire immense pour chaque tribu , avec donc peu de « chances » de
    rencontrer les « Autres » et donc peu de motifs de conflits !… Cette situation était
    encore à peu près en vigueur dans le bassin de l’Amazone quand les premiers
    navigateurs portugais y pénétrèrent !… On peut rapprocher aussi cette situation
    du statut de la vendetta dans la Société corse !…
    L’introduction de l’agriculture et de l’élevage a bouleversé tout cela : les premières
    « villes » furent des proies alléchantes et faciles ( elles ne bougeaient pas !…) aux personnages avides de richesse et de notoriété !… En l’absence d’un Prédateur assurant un « élagage » de « sélection naturelle » des représentants de l’espèce humaine,l’Ambition [ l’absence de principes d’Edgar Poë] sans limites , fut certainement le principal facteur d’évolution, il y a
    10500 ans environ , quand des hommes formèrent le projet de représenter la constellation
    d’Orion par un « jeu de constructions » ( les pyramides) sur les bords du Nil … le fleuve
    symbolisant lui-même la Voie Lactée !… Cependant, la réalisation ne s’entreprendra que
    6000 ans plus tard, après que les bases d’un Etat ( définitivement sédentaire ) se soient suffisamment « rôdées » !…

    Culturellement, je doute que la guerre soit une fin, comme nous y emmène cette nouvelle approche : plus « classiquement » , la thèse où la guerre n’est qu’un des moyens « d’expression » de la « Volonté de Puissance » de l’Humanité ( comme diraient Nietzsche
    ou Clausewitz …) reste toujours prépondérante !…

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