Restrepo : one platoon, one valley, one year (vidéo)


Une plongée dans l’horreur de la guerre, dans l’un des endroits les plus dangereux d’Afghanistan.

Synopsis : « Guerre asymétrique », une appellation étrange pour le néophyte. C’est pourtant ainsi que les polémologues et autres spécialistes qualifient la plupart des conflits dans lesquels sont aujourd’hui engagées les forces armées occidentales : l’Afghanistan, l’Irak et bien d’autres.

Il n’existe pas de définition communément admise de cette expression. Pour simplifier, c’est une guerre “du faible au fort”, qui oppose des forces étatiques (une armée « classique ») à des combattants difficilement identifiables qui utilisent des techniques de combat non-conventionnelles : attentats, « perfidie », guerilla, etc.  Jusqu’à preuve du contraire, elles sont souvent synonymes d’embourbement. Il est difficile de vaincre un ennemi qui ne porte pas d’uniforme et se confond avec les populations civiles…

Armadillo (publié prochainement, ndlr) et Restrepo, deux documentaires sortis cette année, pemettent de mieux comprendre la réalité des guerres d’aujourd’hui. Le premier est norvégien le second américain. Les réalisateurs, des « embedded » (c’est à dire des journalistes embarqués avec les forces armées) ont suivi dans leur quotidien des soldats en Afghanistan.

De mai 2007 à juillet 2008, quinze soldats américains ont été catapultés dans la vallée de Korengal, dans le Nord-Est de l’Afghanistan, afin d’y établir un nouveau poste de garde stratégique, qui devait éventuellement permettre de stabiliser ce secteur reconnu comme étant l’un des plus chauds de la région. Entourés d’ennemis, les hommes de ce régiment ont tenu le fort et effectué de nombreuses missions capitales pour le compte de leur pays. Mais certains d’entre eux n’ont jamais eu la chance de revoir leur Amérique natale, sinon dans le confort tout relatif de leur cercueil. Pour les vivants, plus qu’une idée en tête : revenir à la maison.

Réalisé par le journaliste Sebastian Junger et le photographe Tim Hetherington, Restrepo emmène le spectateur au cœur des combats de la vallée de Korengal, une des régions les plus dangereuses d’Afghanistan considérée comme l’endroit le plus redoutable et mortel sur terre. Les deux journalistes ont suivi des soldats de la 173e brigade aéroportée pendant un an. Le documentaire a remporté plusieurs récompenses, dont le prix du jury au Sundance festival dans la catégorie documentaire. Alors qu’il couvrait la guerre civile en Lybie, Tim Hetherington a été touché par un tir de mortier. Il est décédé, le 20 avril de cette en année.

Documentaire de Sebastian Junger et Tim Hetherington (USA, 2011, 93′)

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