Le malthusianisme moderne, corollaire naturel du capitalisme


par Vincent Vauclin pour La dissidence

Une vieille idée, remise au goût du jour, et aussi insidieuse qu’abjecte, tend à contaminer les esprits : l’accroissement de la population mondiale et la diminution des réserves de ressources naturelles menacent de concert l’équilibre planétaire. En d’autres termes, la planète va mal, et cela est le résultat d’une surpopulation mondiale. Cette idée n’est pas neuve, et fût pour la première fois formulée par le britannique Thomas Malthus, à la fin du XVIIIème siècle. Les récentes préoccupations écologiques ont redonné de l’actualité à cette idée qui tend à devenir un axiome populaire, malgré son caractère dangereux.

A l’origine, Thomas Malthus est un économiste, et développe cette théorie selon laquelle la pauvreté et la malnutrition ne sont pas liées à un système de protection sociale défaillant mais à une surpopulation qui devrait être régulée en fonction de la capacité de chaque individu à assurer sa subsistance. Dans son Essai sur le Principe de Population (paru en 1798), il écrivait ainsi :

« Un homme qui naît dans un monde déjà occupé, si sa famille n’a pas les moyens de le nourrir, ou si la société n’a pas besoin de son travail, cet homme, dis-je, n’a pas le moindre droit de réclamer une portion quelconque de nourriture : il est réellement de trop sur cette terre. Au grand banquet de la nature, il n’y a pas de couverts pour lui. »

Ainsi, la valeur d’un homme se mesure à l’aune de la « quantité de travail » qu’il peut fournir. S’il s’avère que cet homme « est un poids pour la société, » sa disparition est souhaitable et « logique ». Il va de soi que ce raisonnement s’en prend directement aux catégories les plus pauvres, qui seraient responsables, de par leur prolifération, de leurs malheurs. Cette idée inspira directement ce que l’on nomme le « darwinisme social », concept politique érigeant le principe de sélection naturelle comme seule loi entre les hommes. La société humaine aurait alors pour principe de s’améliorer, non par la coopération des hommes entre eux, mais par le résultat de leurs conflits incessants d’où émergeraient « naturellement » les plus forts face aux plus faibles, les dominants face aux « inaptes ». Il est évident que l’ensemble de ces doctrines vont frontalement à l’encontre de l’effort de civilisation, promettant la sauvagerie eugéniste comme perspective, le conflit entre les hommes comme seul facteur de progrès, la mort comme politique publique.

La résurgence de ces thèmes représente une menace pour l’ensemble de l’édifice civilisationnel qui se fonde sur la coopération humaine plutôt que sur l’affrontement inter-individuel. Ces thèses sont une menace, non parce qu’elles se fondent sur un raisonnement valide ou rationnel – ce n’est pas le cas – mais parce qu’elles excitent les instincts sado-masochistes des masses, instincts sous-jacents mais toujours agissants. Mais surtout, elles constituent un écran de fumée idéologique, servant à occulter habilement la réalité coupable d’un capitalisme intrinsèquement destructeur.

Le malthusianisme moderne n’est donc rien de moins que l’alibi démographique d’un système économique défaillant. La menace qui pèse sur la biosphère est réelle. Mais elle n’est pas imputable à l’espèce humaine, mais à un mode de production qu’elle a généré et dont elle peine maintenant à se débarrasser. Le problème n’est donc pas démographique, mais essentiellement politico-économique, et c’est cette réalité que cherchent à cacher les tenants de la « dénatalité » qui feignent d’ignorer la responsabilité immense du productivisme capitaliste, et de la logique de croissance économique qui condamne l’ensemble des sociétés modernes à la guerre et à l’extinction.

Vincent Vauclin

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Source : La dissidence

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Une réponse à “Le malthusianisme moderne, corollaire naturel du capitalisme

  1. Bonjour à tous.
    Je travaille depuis un certain nombre d’années sur la nature véritable des marionnettistes qui semble piloter la trajectoire de l’humanité depuis plus de 200 ans. Je publie actuellement sur mon blog: Sinouhé l’Artiste, un livre qui s’intitule : Palo Alto L’Antre de la Bête. http://www.sinouhe.over-blog.com . J’en suis actuellement à l’extrait 21, sur ce livre dont je suis l’auteur, j’expose un faisceau de liens qui prennent leurs sources dans les catacombes de l’histoire humaine soumise aux dictacts permanent d’une oligarchie qui perpétue sont pouvoir sur l’ADAM alors que ce dernier à remis son destin entre les mains de ces démiurges rétrogrades avec un confiance aveugle et résigné. Les créatures en question oeuvrent dans les trames collectives par l’illusion le mensonge la voracité et l’instinct rétrograde des prédateurs aveugles et sanguinaires en provenance des lignées hybrides dont la trace se retrouve dans toutes les mythologies de la planète et dans les égrégores poubelle de l’humanité.
    Au centre de cette nouvelle posture de domination se trouve bien sur la cybernétique qui prend son ampleur à la fin des années 40 pour finalement être utilisé à l’échelle planétaire pour réalisé la plus formidable opération de mind control de tous les temps . Ce plan que j’appelle : le plan « Beat dégénération  » a permis d’inscrire la schizophrénie comme une nouvelle règle de comportement applicable à une génération . Il s’agit de la génération dite peace and love littéralement contrainte à l’usage du LSD par le biais d’une coalition d’agents cybernétiques volontaires et sous contrôles. Ces agents vont répandre des postures existentielles prétendument novatrices mais réellement délétère conformément à l’agenda du plan qui est aujourd’hui connu sous le label de nouvel ordre mondial. l’objectif est de coupé les êtres de leurs racines et de mettre à terre toutes les valeurs ancestrales et spécifique du groupe cible.

    Il semble évident que l’outil cybernétique fraîchement mis en route à permis la création de modèles à partir des recherches menés à Palo Alto mais aussi par les services des agences de renseignement plus particulièrement américaine augmenté par les recherches des scientifiques nazis de l’opération paperclip tout un programme…
    Avec les Hippies il s’agit de soumettre les cobayes à un lavage de cerveaux volontaire en les persuadant d’être les initiateurs lucide de leurs postures prétendument libératrice . S’en suivra la transhumance des « hippies moutons » sous acide qui iront répandre le poison à travers le monde . Nul doute que pas une seule guerre n’a eu autant de retombées que la guerre pour l’amour et la paix avec ces héros et ces martyres mais sans monuments aux morts… Les Hippies imposeront spontanément à leurs descendance la beat attitude et ainsi de suite jusqu’à obtenir une modification complète de la nature humaine qui sera dés lors grande consommatrice de substances chimiques, cette fois vendu sur ordonnance….avec en toile de fond la liberté sous condition électronique et l’internement sur internet… Les enfants veulent toujours faire mieux que leurs parents…
    Nous sommes entrain de voir le résultat de 50 ans de contrôle cybernétique de l’humanité. Aujourd’hui de plus en plus de gens déclarent volontiers que l’humanité est obsolète avec en tête de proue les « mutantistes » et les transhumanistes qui sont de fait les premiers volontaire « machin plus que machine » pour une nouvelle transhumance cette fois dans la matrice électromagnétiques pour la plus infernales des existence inhumaine ….

    Le meilleurs des mondes c’est maintenant .
    Sinouhé l’Artiste.

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