Espionnage au quotidien (vidéo)


« Jusque où les politiques peuvent-elles aller au nom de la sécurité ? Mais, avant de répondre à cette question, il convient de se demander de la sécurité de qui ? »

Dans pratiquement toutes les grandes villes du monde, on estime nécessaire d’instaurer des mesures de surveillance issues des dernières technologies, afin de protéger la population de divers dangers. Dans ce documentaire, on apprend qu’au centre-ville de Londres, le visiteur moyen est photographié 300 fois par jour. À Las Vegas, on associe la vidéosurveillance à une technologie de reconnaissance faciale de pointe. À Rotterdam, l’accès à la salle VIP d’une boîte de nuit est assuré par des implants électroniques. Sommes-nous loin du jour où chaque être humain se fera implanter une puce dès la naissance ?

En avril 2008, dans le Guardian, les représentants de Scotland Yard à la Security Document World Conference (avril 2008) parlaient de utter fiasco (échec complet) de la vidéosurveillance. Seuls 3% des délits sont résolus grâce à la vidéosurveillance. Bruce Schneier, spécialiste anglo-saxon en sécurité et également responsable de la sécurité pour British Telecom pose un regard particulièrement critique sur la politique de vidéosurveillance : « Si les caméras garantissaient la sécurité des citoyens, Londres, la ville plus vidéosurveillée (avec quelques 500000 caméras), serait la ville la plus sûre du monde. Mais ce n’est pas le cas, du fait des limites matérielles des caméras, de l’incapacité de la police à gérer le flux d’images et enfin des capacités d’adaptation des délinquants. »

Un documentaire de National Geographic (2006)

1/3

2/3

3/3

Advertisements