Nuages sous-marins de pétrole dans le Golfe du Mexique


Après que des chercheurs universitaires ont découvert des nuages sous-marins de pétrole, le gouvernement leur a dit de se taire… et puis a essayé de les discréditer.

Comme je l’ai indiqué précédemment, un analyste politique principal de l’EPA affirme que la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) et l’EPA (Environmental Protection Agency) ont été dans cette affaire des « marionnettes » de BP.

La NOAA a nié à plusieurs reprises l’existence de panaches sous-marins de pétrole (voir ici et ), a évalué la fuite à seulement 5.000 barils* (500 mètres cubes) par jour, et a enterré les données de base sur la marée noire.

À présent, des chercheurs universitaires révèlent que la NOAA use de tactiques musclées pour étouffer toute information sur les nuages sous-marins. Tel que le rapporte le St. Petersburg Times [de Floride] :

À l’annonce de l’université de Floride du Sud (UFS), de la découverte d’immenses nuages sous-marins, la réaction des organismes fédéraux qui ont parrainé sa recherche, la Garde côtière et la National Oceanic and Atmospheric Administration, a été : La ferme !

« J’ai été engueulé par la Garde côtière et la NOAA pour avoir dit qu’il y a du pétrole sous-marin », a gémi William Hogarth, le doyen des sciences marines de l’UFS. Certains officiels lui ont même conseillé de se rétracter dans un communiqué public de l’UFS, s’est-il épanché en comparant ça à un « tabassage » des responsables fédéraux.

Les scientifiques de l’UFS ne sont pas les seuls. Vernon Asper, un océanographe de l’université du Sud du Mississippi, a fait part d’une démarche similaire, qui s’est heurtée à une réaction similaire. « Nous nous attendions à ce que la NOAA soit enchantée, puisque nous avions découvert quelque chose de très, très intéressant », a pleurniché Asper. La réaction de la NOAA a été à la place d’essayer de nous discréditer. Ce fut un choc pour nous.

Dans ses commentaires faits devant la presse en mai, l’administratrice de la NOAA Jane Lubchenco, a exprimé de fortes réserves quant à l’existence de panaches sous-marins de pétrole, tout comme l’avait fait Tony Hayward, alors directeur général de BP.

« En fait, elle nous traité d’idiots incompétents », a bêlé Asper. « Nous avons encaissé ça de manière très personnelle. »

Jane Lubchenco a confirmé lundi que son agence avait dit à l’UFS et à d’autres établissements universitaires engagés dans l’étude des panaches sous-marins, qu’ils devaient s’abstenir de jacasser aussi ouvertement de ce sujet. « Ce que nous avons demandé, c’est que les gens arrêtent de spéculer avant d’avoir l’opportunité d’analyser leurs découvertes », a précisé Lubchenco. « Nous pensons que c’est dans l’intérêt de chacun… Nous voulons juste essayer d’être certains de connaître les choses avant de philosopher à leur sujet. »

« Nous avons des preuves solides comme le roc », a grommelé Asper. « Nous ne spéculons pas. » Si c’était à refaire, a-t-il dit, il referait tout exactement de la même façon, malgré la colère de Lubchenco.

Le premier voyage en mer de l’UFS sponsorisé par la NOAA pour prélever des échantillons après le cataclysme de Deepwater Horizon, celui qui a relevé des preuves de nuages sous-marins, était destiné à réunir des preuves pour un éventuel recours en justice contre BP et les autres compagnies pétrolières impliquées dans la catastrophe. À la fin de l’excursion, l’UFS a rapporté les échantillons à la NOAA en s’attendant, soit à participer à leur analyse, soit à ce que les échantillons lui soient restitués. Jusqu’à présent, s’est plaint Hogarth, l’UFS n’en a reçu aucun.

Steve Murawski, le scientifique supérieur de la NOAA affecté à la marée noire, a déclaré lundi être « sûr qu’ils allaient laisser sortir les données » à un moment ou à un autre. Toutefois, a-t-il dit, quant aux échantillons de l’excursion de l’UFS en mai, comme la NOAA a prélevé des échantillons tant au long des trois derniers mois, « Je ne sais pas exactement où ils sont. »

Voilà une responsable scientifique du gouvernement nommée « Lubchenco », fortement armée pour s’aligner sur la position officielle du parti, et un organe administratif qui « perd » les échantillons au lieu de partager les résultats de leur analyse avec les scientifiques qui les ont relevés.

Ça ressemble assez à l’Union soviétique, non ?

Dommage que ça se passe en Zunie.

[* Ndt : Jusqu’à 24 fois plus selon certaines estimations officielles.]

Article original : When University Scientists Found Underwater Oil Plumes, the Government Said Shut Up, Don’t Tell Anyone … and Then Tried to Discredit Them

Traduction : Pétrus Lombard

Source : La Némésis du Nouvel Ordre Mondial

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3 réponses à “Nuages sous-marins de pétrole dans le Golfe du Mexique

  1. Bonjour !

    Merci pour l’article.
    Toutefois, j’aspire de mes voeux les plus chers, que toute cette mascarade trouve une issue favorable pour le peuple indigène qui vit sur le littoral, et jusqu’à 80-100 kms à l’intérieur des terres.
    De ce fait, j’aspire de mes voeux les plus chers que la saison des cyclones ( qui va bientot commencer, de mémoire…) sera à marquer d’une pierre blanche, de part son intensité, sa frequence et les surfaces atteintes. Rien ne me fera plus plaisir que DAME NATURE, « transfère » du milieu marin sur les zones terrestres touchées, des dizaines de milliers de litres d’eau mélangé de dispersants hautement toxiques et de pétrole.
    Juste pour foutre BP, les politiciens et ses « organismes nationaux » dans la M…. .
    Ce que l’on s’attache, par tous les moyens, à ce qu’il ne soit pas visible, le sera, grâce à DAME NATURE. Et l’homme, malgré toute sa science, ne peut rien contre cela… Même les américains.
    En espérant que ceux durement touchés, refusent cette mascarade de conciliation, et parte en guerre, devant les tribunaux…. D’autres, durement touchés après le passage des cyclones, et prenant conscience des conséquences , à moyen et long terme, mais également immédiates ( plus d’eau potable, sauf à boire cette M….. citée plus haut; les terres arables, etc…), viendront bientôt les rejoindre, dans ce combat. L’Etat pourra envoyer son armée, « matter » ces indigènes rebelles…et plus encore !

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