MecanoWeb News


Crise turco-israélienne

Flottille de la liberté : le détail que Netanyahu ignorait : Réseau Voltaire. Comme souvent face à des enjeux importants, la presse distrait le public des vraies questions. Le traitement de l’attaque israélienne contre la Flottille de la liberté en est un nouvel exemple. Les grands médias cherchent à dire qui sont les bons et les méchants, pas à expliquer le rapport de force. Thierry Meyssan analyse ici les vraies motivations de Tel-Aviv et d’Ankara, et dévoile le détail qui a transformé le coup de force israélien en désastre diplomatique. Une semaine après l’attaque en haute mer d’un convoi humanitaire maritime par les troupes israéliennes de quels éléments nouveaux dispose t-on et quelles premières conclusions peut-on établir ? Avant de répondre à cette double question, il convient de balayer le blabla médiatique qui obscurcit le sujet…

Retour sur l’abordage de la Flottille Free Gaza : geostrategie.com. C’est, à proprement parler, du délire. Un délire psychotique doublé d’une totale hypocrisie. D’où nos donneurs de leçons tiennent-ils que les humanitaires (sic) refusent la légitime défense et, par là, la violence, lorsque celle-ci leur semble nécessaire ? Rappelons-leur, si vous le voulez bien, quelques vérités : – Dès les années 80, les humanitaires (sic) ne se sont pas privé de protéger leurs précieuses fesses en louant les services d’hommes en armes, prêts à tuer qui se mettrait en travers du chemin, pour préserver leur existence. À noter que cette protection s’étendait rarement aux employés locaux. Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes ! – À Mogadiscio, Mog pour les initiés, les deux grandes ONG les plus emblématiques de ce business – je vous laisse deviner leur nom (qui commence par médecins), toutes deux titulaires de Prix Nobel de la paix qu’elle aient pu être – n’hésitaient pas à louer des miliciens locaux (les mêmes que ceux des seigneurs de la guerre) pour assurer leur protection…

Le spectacle de la terreur : Les 7 du Québec. Les terroristes ont toujours de bonnes raisons. Qu’ils se fassent exploser au milieu d’une foule, qu’ils répandent un gaz mortel dans le métro, qu’ils tuent un médecin pratiquant l’avortement ou qu’ils massacrent gratuitement une vingtaine de civils comme l’a fait Israël hier, ceux qui pratiquent la terreur se présentent toujours en victimes. « Ils ont non seulement refusé de collaborer, ils ont délibérément attaqué nos soldats » s’est plaint le premier ministre israélien, en visite à Ottawa aujourd’hui. Avouez qu’elle est bonne. Israël attaque des bateaux en eaux internationales et extermine une vingtaine de civils innocents, mais évidemment, ils l’avaient cherché…

Tue un Turc et repose-toi : Mondialisation.ca. En pleine mer, hors des eaux territoriales, le bateau fut arrêté par la Marine. Les commandos le prirent d’assaut. Des centaines de gens sur le pont résistèrent, les soldats utilisèrent la force. Des passagers furent tués, un grand nombre d’entre eux furent blessés. Le monde entier les vit marcher sur le quai, hommes et femmes, jeunes et vieux, épuisés, l’un après l’autre, chacun encadré de deux soldats. Le bateau s’appelait “Exodus 1947”. Il avait quitté la France dans l’espoir de briser le blocus britannique imposé pour empêcher les bateaux chargés de survivants de l’Holocauste d’atteindre les rivages de Palestine. S’il avait été autorisé à atteindre le pays, les immigrants illégaux auraient été débarqués et les Britanniques les auraient envoyés dans des camps de détention à Chypre, comme ils l’avaient fait auparavant. Personne n’aurait fait cas de l’épisode plus de deux jours…

Géopolitique/Géostratégie

Ankara-Gaza-Brasilia : Geopolintel. « Israël a déjà perdu la bataille des opinions » déplore le quotidien israélien Maariv. En vérité, la première vague d’émotion passée lundi 31 mai, la reprise en mains des médias ne s’est pas faite attendre, elle a même été particulièrement rapide en France. Car le début d’incendie médiatique qui s’était déclaré à l’annonce de l’abordage nocturne en haute mer des six bateaux d’un convoi humanitaire turc destiné à la bande de Gaza (soumise à un hermétique blocus de la part de l’État hébreu), a été immédiatement enseveli sous des tonnes de sable dormitif. Dès mardi, si nous prenons la France pour exemple, la tendance commence à être renversée dans l’opinion et l’incident est relativisé. Ainsi le président de là République française « condamne l’usage disproportionné de la force », ne rejetant par conséquent que le caractère « disproportionné » et non le recours à la force elle-même, autant dire, un acquiescement…

La nouvelle bataille d’Okinawa : Alliance Géostratégique. Neuf mois. Même pas une année complète. C’est le temps qu’aura duré le mandat de Yukio Hatoyama. Elu en fanfare en août 2009 où il brisa le règne sans partage du Parti Liberal-Démocrate depuis la fin de la seconde Guerre Mondiale avec la victoire par les urnes du tout jeune (fondé en 1998) Parti Démocratique Japonais qu’il présidait. Pourtant, cet élan fervent où sa coalition remporta plus de 48% des sièges au parlement s’échoua sur l’archipel des îles Ryukyu, et plus précisément sur la fameuse Okinawa. Outre un parfum de scandale financier dans un contexte de difficile sortie de crise économique (la deuxième en dix ans tout de même pour le pays du soleil levant), c’est surtout l’impossibilité de concilier les exigences de ses électeurs et celles de l’allié stratégique qui aura eu raison du vainqueur politique de l’été dernier…

Economie

Mesures d’austérité à la grandeur de l’Europe : WSWS. Il y a deux semaines, les chefs d’Etat européens et le Fonds monétaire international se sont entendus pour engager 750 milliards € dans un plan de sauvetage de l’euro. Depuis, pas une journée ne s’est écoulée sans que l’on fasse l’annonce d’une nouvelle série de mesures draconiennes d’austérité. On exige maintenant des travailleurs qu’ils paient pour boucher les immenses trous dans les finances publiques, résultat des plans de sauvetage pour les banques et l’euro. Pour se conformer au critère de stabilité de l’UE, qui exige que le déficit maximum d’un pays membre soit de moins de 3 pour cent du produit intérieur brut d’ici 2013, les pays de la zone euro et la Grande-Bretagne devront réduire leur déficit budgétaire de 400 milliards € au total. On voudrait pouvoir récupérer cette immense somme principalement aux dépens des employés du secteur public, des retraités, des chômeurs et de ceux qui dépendent de prestations sociales…

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