Crise diplomatique israélo-turque (infos en continu)


Nouvelle page consacrée aux informations en rapport avec l’assaut meurtrier des Kommandos Yami de la marine israélienne (IDF Forces Naval) contre les militants de la Flottille de la Liberté, une opération d’aide humanitaire organisée par le Free Gaza Movement qui souhaitait briser le blocus de la bande de Gaza imposé par Israël depuis trois ans.

20h20

Opération mini Polmb Durci

Comme dans mini Israël, le parc d’attraction, où il y a tout Israël en miniature, Israël hier s’est embarqué dans une mini opération Plomb Durci. Comme son prédécesseur plus ambitieux mais aux résultats tout aussi catastrophiques, cette opération contient tous les ingrédients : L’affirmation que ce sont eux qui ont commencé – et pas les commandos parachutés des hélicoptères sur un navire en pleine mer, loin des eaux territoriales israéliennes ; L’affirmation que les premiers actes de violence sont venus des militants qui se battaient sur le Mavi Marmara et pas des soldats ; et que le blocus de Gaza est légal et que la flottille qui s’y rendait est illégale – en vertu de Dieu sait quelle loi.

Lire la suite de l’article de Gidéon Levy : Le Grand Soir

Ce racisme « toléré et tranquille »… et ses suites dramatiques.

L’encre à peine sèche, je ne pensais pas que ma précédente réflexion à propos du racisme « toléré et tranquille » allait trouver sa tragique illustration aussi rapidement. Or, à quoi venons-nous d’assister ? À la liquidation pure et simple de civils innocents par un commando surarmé, entraîné à « casser » la résistance à tout ce qui n’obtempère pas aux ordres d’Israël. La plupart de ces anonymes ont quitté famille et amis dans un engagement citoyen, et certains d’entre eux ne les reverront jamais ! Qui sera reconnu coupable de ces actes meurtriers ?

Lire la suite de l’article de Daniel Vanhove : Mondialisation.ca

Remerber the USS Liberty

L’US Navy n’a plus la cote auprès notre ‘actuel’ Secrétaire US à la Défense, Robert M. Gates ? La question mérite, en tout cas d’être posée à la lumière des propos tenus par ce cher Robert, le 3 mai 2010, évoquant ce qu’il a, lui-même, appelé le « surdimensionnement » de l’US Navy et de l’US Marine Corps (USMC). « Avons-nous besoin ces trente prochaines années de 11 porte-avions nucléaires, quand, au maximum, les autres pays n’en possèdent qu’un ? », a fustigé Robert M. Gates. « Est-il aussi nécessaire de lancer un nouveau programme de porte-hélicoptères d’assaut, quand nous en avons déjà 10 en service ».

Lire la suite de la dépêche de Charlotte Sawyer : geostrategie.com

20h35

20h45

Mots croisés : Gaza : l’assaut de trop ?

Les invités d’Yves Calvi : Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, Elias Sanbar, ambassadeur et observateur permanent de la Palestine à l’UNESCO, Daniel Shek, ambassadeur d’Israël en France, Frédéric Encel, spécialiste du Moyen-Orient et maître de conférences à Sciences Po Paris et à L’ESG (Ecole Supérieure de Gestion), auteur de « Géopolitique d’Israël » aux editions du Seuil, Bernard Guetta, éditorialiste à France Inter et Libération.

En direct de Jérusalem : Charles Enderlin, correspondant de France 2
En direct d’Istanbul : Gérard Grizbec, envoyé spécial de la rédaction de France 2

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21h

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Paul-Eric Blanrue (auteur de Sarkozy, Israël et les Juifs) lors de la manifestation de solidarité pour la Flottille de la Liberté à Paris, le lundi 31 mai

21h05

France : Mélanchon plaide pour des sanctions européennes

Jean-Luc Mélenchon, le leader du Parti de gauche, a plaidé mardi pour la fin de la coopération commerciale entre Israël et l’Union européenne.

23h30

Israël : Remise en liberté prochaine des militants capturés

D’après Rue89, Israël a annoncé que tous les étrangers capturés à bord du navire turc attaqué lundi seront libérés. Les militants pro-palestiniens, au nombre de plusieurs centaines, avaient été emmenés dans des centres de détention à l’arrivée des navires de la flotille humanitaire dans le port israélien d’Ashdod où ils avaient été dirigés après avoir été arraisonnés dans les eaux internationales.

Une mesure d’apaisement alors que les condamnations de l’assaut des bâteaux de la « flotille de la liberté » à destination de Gaza a subi une large condamnation internationale, en particulier une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU.

Et selon Youssef Berdabal, le seul des dix militants français ayant déjà quitté Israël, qui s’exprime dans le Monde, « Après être descendus du bateau, dans le port d’Ashdod, nous avons été interrogés un par un. On nous ont demandé notre état de santé, quelques renseignements personnels, et de choisir entre l’expulsion dans notre pays d’origine ou le passage devant la justice, avec des menaces de sanctions. Je me suis dit que je serai plus utile en France, en tant que conseiller de communication du CBSP, pour témoigner de ce qu’il s’était passé. J’ai donc refusé d’être jugé en Israël. »

Mercredi 2 juin, 0h00

Israël : les incohérences d’un soldat israélien

Sous le feu des critiques et condamnations internationales, Israël continue à jouer la victime. Interviewé par l’envoyée spéciale Catherine Monnet, un soldat israélien s’explique. Le jeune homme, fatigué après son massacre, est présenté par un supérieur comme venant tout juste de débarquer du ferry turc Mavi Marmara, et comme l’un des premiers militaires qui a pris d’assaut le bateau turc. Quand il est descendu en rappel de l’hélicoptère, le soldat raconte qu’il a vu un de ses amis à terre, battu par deux hommes. Et quand il a essayé d’intervenir pour l’aider, les deux hommes s’en sont ensuite pris à lui. « Je n’avais pas d’arme, j’étais main nue », assure le soldat qui précise ensuite qu’il a « juste dégainé un vieux pistolet de painball inoffensif . » Un soldat d’élite des Kommando Yami sans arme ? C’est étonnant. Le soldat se garde d’expliquer quand les membres du commando ont commencé à ouvrir le feu à balle réelle. Il préfère insister sur le fait qu’un des militants était lourdement armé « de deux couteaux suisses, quatre couteaux japonais, de ciseaux et d’un cutteur à papier. » Rien que ça ? Pendant un instant, le soldat israélien a peut-être du pensé qu’il allait être découpé en morceaux. Il est assez surprenant de voir un militaire d’une unité d’élite s’étonner de trouver une situation « cahotique », voir même de « guerre » et de l’entendre dire que les soldats étaient en « état de choc ».

0h25

Irlande : Brian Cowen menace Israël de graves conséquences

Le Premier ministre irlandais Brian Cowen a ordonné à Israël de relâcher immédiatement ses ressortissants arrêtés, menaçant en cas de refus Israël  »de conséquences graves ».  »Si l’un de nos ressortissants devait être ennuyé ou atteint, il y aurait de graves conséquences à cela’‘. Neuf ressortissants irlandais sont actuellement retenus en Israël.

1h

Le massacre de la Flottille de la Liberté, un échec sioniste à quatre dimensions

La marine israélienne avait mené une opération militaire contre la flottille internationale « La liberté ». L’opération s’est terminée par un massacre ayant laissé plusieurs victimes dans les rangs des solidaires et des hommes de paix. Ce massacre a le goût d’un grand échec. Une vague d’accusations entre la direction politique et la direction militaire israéliennes s’élèvent suite à cet échec cuisant.

Un échec militaire

La marine israélienne avait utilisé des balles réelles et avait tiré de manière directe sur les solidaires civils. Cette utilisation disproportionnée de la force a suscité une grande indignation sur la scène internationale.

Le chef de l’armée et le chef de la marine israélienne accusent le ministre de la guerre Ehud Barak d’avoir pris la décision militaire de mettre la main sur les bateaux.

Une source militaire du port israélien d’Ashdod a dit que les Israéliens ne pensaient pas que les activistes allaient se rassembler pour se défendre et que la prochaine fois, ils prendraient cette situation en compte.

Des écrivains et des analystes israéliens questionnent le ministre de la guerre et le chef de la marine pour savoir comment des civils sans armes pouvaient frapper des commandos bien entraînés et fortement armés, puis les maîtriser et en jeter un par-dessus bord.

Echec politique

Sur le niveau politique et au sein du gouvernement, des voix s’élèvent pour critiquer cette opération qui a suscité un tollé de critiques sur la scène internationale.

Plusieurs ministres israéliens ont confirmé, au journal hébreu Ahronot, que l’armée israélienne avait promis que l’opération prendrait fin sans dégâts collatéraux.

Les militaires disent cependant que l’armée ne prend pas les décisions d’eux-mêmes ; les politiciens ont été bien informés de l’opération.

A noter que le conseil israélien de sécurité nationale se réunira pour étudier les résultats de l’opération tragique. Le conseil restreint des ministres étudiera pour sa part les discussions du Conseil de Sécurité et la condamnation internationale.

Echec médiatique

Les images publiées par les médias sionistes pour justifier l’attaque de la marine israélienne n’ont donné que le contraire des effets escomptés. Le monde entier a vu les soldats israéliens tirant sur des civils non armés.

Amos Harel écrit dans le journal hébreu Haaretz que même si « Israël » continue à fabriquer des images montrant les civils portant des couteaux, le monde ne changera pas son avis sur cette utilisation disproportionnée de la force.

Et bien que les chaînes de télévision israéliennes diffusent de nouvelles images, les chaînes mondiales continuent à diffuser les premières images qui montrent les soldats israéliens attaquant des civils.

Les écrivains israéliens se demandent comment les médias sionistes ont échoué à stopper les médias palestiniens et internationaux. Ces sont les Palestiniens et le mouvement du Hamas qui en sortent victorieux.

Echec diplomatique

La convocation d’ambassadeurs israéliens, dans plusieurs pays arabes et occidentaux, représentait un choc ardu pour le ministère israélien des affaires étrangères qui n’a pas parlé aux ambassadeurs étrangers pour leur donner des explications pour répandre un peu de calme.

Le journal hébreu Maariv remarque que l’apparition du premier porte-parole d’ »Israël », le premier ministre Netanyahu, douze heures après l’incident, représente un nouvel épisode de cette série d’échecs médiatiques et diplomatiques.

Amos Harel note combien la position officielle sioniste était faible, hésitant à donner des détails sur les morts et les blessés et sur la maîtrise totale des bateaux.

Notons enfin que la non-arrivée des bateaux à Gaza s’avère plus positive que son arrivée. En fait, le sang des solidaires est arrivé avant leurs corps et leurs aides. Le crime a mis l’Entité sioniste toute nue devant le monde entier. Et bien qu’elle soit assiégée depuis quatre ans, Gaza est sortie victorieuse.

14h

CSOJ : Elizabeth Lévy vs Roland Dumas

Le raid sanglant contre la Flottille de la Liberté bouscule la donne au Moyen-Orient

Les événements se précipitent. Plus isolé que jamais, Israël est lâché par l’Egypte et la Turquie. Les Etats-Unis tentent de calmer le jeu. Mais déjà une nouvelle flottille est en route. Fera-t-elle sauter le blocus de Gaza ? Les morts du Mavi Marmara changeront-ils la donne au Proche-Orient ? Il est trop tôt pour le dire. Mais les lignes bougent, c’est certain. Les alliances vacillent au fur et à mesure qu’affleurent les explications. Et que s’éclairent les zones d’ombre. Neuf questions et débuts de réponse.

L’Egypte lève le blocus de la bande de Gaza. Simple posture ?

Première conséquence concrète pour la population de la bande de Gaza: le président égyptien Hosni Moubarak a annoncé hier la réouverture, pour plusieurs jours, du point frontière de Rafah, le seul qui ne soit pas contrôlé par Israël. Cette décision, si elle est durable, serait une inflexion de la politique de l’Egypte, qui s’était consacrée ces derniers mois à accentuer le verrouillage de sa frontière avec la bande de Gaza pour lutter contre les trafics et faire pression sur le Hamas qui contrôle l’enclave palestinienne.

La Turquie gèle son alliance avec Israël. Est-elle caduque ?

Hier le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s’en est pris vivement à Israël : « Je condamne de la manière la plus forte ce massacre sanglant. Cette attaque insolente et irresponsable qui piétine toute vertu humaine doit absolument être punie. » Les relations sont désormais au plus mal entre la Turquie et Israël, jadis alliés stratégiques depuis la signature d’un accord de coopération militaire en 1996. Ankara dénonce un acte de « terrorisme d’Etat » et rappelle son ambassadeur en Israël.

Pour sa part, l’Etat hébreu est furieux contre le gouvernement turc, qui tisse d’étroites relations avec le groupe palestinien radical Hamas, accueille ses dirigeants à Ankara et renoue avec des pays comme l’Iran et la Syrie.

Une nouvelle flottille se dirige vers Gaza. Quel sort l’attend ?

« Cette initiative ne va pas s’arrêter », martelait hier à Chypre Greta Berlin, du Mouvement Free Gaza. Selon elle, un autre cargo chargé d’aide faisait déjà route pour Gaza. Et un bateau transportant une soixantaine de passagers doit le rejoindre. Mais la mission n’atteindra pas sa destination avant plusieurs jours. Objectif : tenter de forcer le blocus. Israël a annoncé qu’il ne laisserait passer aucun bateau.

Le Conseil de Sécurité de l’ONU condamne le raid et exige une enquête. Sera-t-elle internationale ou israélienne ?

Le président mexicain du Conseil de sécurité des Nations Unies a exigé hier une enquête « impartiale » sur l’assaut israélien contre la flottille humanitaire propalestinienne. Dans sa déclaration, adoptée à l’unanimité, il « regrette profondément la perte de vies humaines et les blessés » et réclame la libération « immédiate » des navires et civils détenus par Israël.

On est bien loin du projet initial, rédigé par la Turquie, qui réclamait une condamnation « dans les termes les plus vifs » et une « enquête internationale indépendante ». C’est-à-dire internationale. Mais les diplomates étatsuniens ont fait pression pour adoucir les termes. Ils estiment les Israéliens capables d’entreprendre l’enquête eux-mêmes.

Le raid israélien en eaux internationales était-il légal ?

Le débat fait rage. Pour Ankara, c’est tout simplement un acte de piraterie. Israël n’avait pas à attaquer un navire turc dans les eaux internationales. Mais pour Israël, en droit maritime, il est permis de capturer ou même d’attaquer tout bateau qui compterait pénétrer dans une zone de blocus naval déclaré. Et c’était l’objectif avoué de la « Flottille de la Liberté ».

Pourquoi le raid israélien a-t-il viré au bain de sang sur le « Mavi Marmara » ?

Des vidéos diffusées par l’armée israélienne montrent des passagers du navire turc Mavi Marmara frappant à coups de barre des soldats qui descendent en rappel d’un hélicoptère. Certains sont jetés par-dessus bord. L’armée alors invoque la légitime défense. Mais cela justifie-t-il le recours aux armes à feu ? Et comment un commando d’élite a-t-il pu se faire ainsi déborder ? Même la presse israélienne est perplexe !

Et sur les cinq autres bateaux ?

Même s’il n’y a pas eu de mort sur les autres bateaux, des témoins évoquent des brutalités. Les soldats « ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc, deux militants ont été blessés aux jambes. Les commandos ont ensuite fait subir des électrochocs à certains des militants », dénonce un passager grec, Michalis Grigoropoulos.

Que sont devenus les passagers de la « Flottille de la Liberté » ?

D’après les autorités israéliennes, environ 50 des 671 militants pro-palestiniens auraient été expulsés du territoire. Les autres, qui auraient refusé de décliner leur identité, seraient encore en détention. Des témoins font état de brutalités, des détenus ayant été tabassés pour avoir refusé de donner leurs empreintes digitales. Aux dernières nouvelles, Isreäl a relaché les militants.

Le gouvernement israélien survivra-t-il ?

Renseignements inadéquats, exécution inepte, gestion politique hasardeuse… Les médias israéliens dénonçaient hier un échec sur toute la ligne, reprochant au gouvernement d’avoir sauté à pieds joints dans un « piège ». Des ministres sont scandalisés de n’avoir pas été consultés avant l’attaque. Bref, le gouvernement est en crise.

Et le débat fait rage autour du blocus de Gaza. « Nous sommes en train de devenir les pestiférés du monde entier avec cette opération », déplore à la radio le plus célèbre intellectuel israélien, Amos Oz. « On ne peut pas infliger un siège à un million et demi de Gazaouis parce qu’un groupe (palestinien) a enlevé un soldat israélien », Gilad Shalit.

14h45

Amérique Latine : le Nicaragua a suspendu ses relations diplomatiques avec Israël

Après Cuba en 1973, le Vénézuela et la Bolivie en janvier 2009, le Nicaragua vient de suspendre ses relations diplomatiques avec Israël en réponse au raid sanglant contre la Flottille de la Liberté. « Le Nicaragua suspend immédiatement ses relations diplomatiques avec le gouvernement d’Israël« , indique le texte lu par la porte-parole du président sandiniste Daniel Ortega, Rosario Murillo, sur les ondes de Radio Ya.

Dans ce communiqué, le gouvernement nicaraguayen, proche de la gauche radicale, « insiste sur l’illégalité de l’attaque contre la mission humanitaire en violation flagrante de la législation internationale et des droits de l’Homme« . Le pays a également réaffirmé son soutien « inconditionnel à la lutte menée par le peuple palestinien » et a exigé la levée du blocus dans la bande de Gaza.

De son côté, le président brésilien Lula a affirmé qu' »Israël n’avait pas le droit » d’attaquer dans les eaux internationales. Lula a déclaré que « d’après nos renseignements, l’attaque s’est produite dans les eaux internationales. Ainsi, Israël n’avait pas le droit de faire ce qu’il a fait« . Lula a tout de même plaidé pour le dialogue, soulignant que « ce ne sont pas les armes qui vont garantir la paix« .

En Europe et plutôt discret depuis le début de l’affaire, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a demandé à Israël une enquête « impartiale et complète« . « La dynamique des faits devra faire l’objet d’une enquête complète et impartiale comme l’ont déjà demandé l’Union européenne et les Nations Unies« , a souligné Silvio Berlusconi. Le président du Conseil italien, qui se targue souvent d’être l’un des plus proches alliés d’Israël, s’est dit « profondément préoccupé par les événements » et a exprimé « ses condoléances aux familles » des victimes. Il a également plaidé pour qu’Israël envoie un « signal pour la solution de la situation humanitaire à Gaza« .

Turquie : Chantage ?

Selon une information de dernière minute d’Euronews, la Turquie a proposé un retour à la normale avec Israël si le blocus de la bande de Gaza est levé.

Palestine : Abbas accuse Israël de terrorisme d’Etat

Directement concerné par l’affaire, le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, a qualifié mercredi 2 juin le raid de « terrorisme d’Etat« , en ouverture d’une conférence. « Notre peuple a été exposé au terrorisme d’Etat lorsqu’Israël a attaqué le convoi d’aide humanitaire de la Flottille de la Liberté. Le monde entier avec le peuple palestinien font face à ce terrorisme« , a-t-il lancé.

Le président a également annoncé qu’il allait demander à Barack Obama de prendre « des décisions courageuses pour changer la face » du Proche-Orient lors de leur rencontre la semaine prochaine. « Mon message à Obama pendant notre rencontre à Washington la semaine prochaine sera que nous avons besoin de décisions courageuses pour changer la face de la région« , a-t-il affirmé.

15h

Irlande : Le Rachel Corrie sera-t-il intercepté ?

Le MV Rachel Corrie, qui appartenait à la flottille arraisonnée lundi mais qui avait pris du retard sur le convoi, risque d'être à son tour intercepté par la marine israélienne

Les militants pro-palestiniens qui se trouvent à bord d’un navire chargé d’aide en route pour la bande Gaza sont décidés à atteindre leur destination, a déclaré l’un d’eux mercredi, au surlendemain de l’intervention sanglante de la marine israélienne contre la « Flottille de la Liberté« . Le MV Rachel Corrie , navire marchand reconverti qui porte le nom d’une Américaine tuée dans la bande de Gaza en 2003, a appareillé lundi de Malte avec 15 militants à son bord, dont l’Irlandaise Mairead Corrigan-Maguire, lauréate du prix Nobel de la paix 1976.

Le Premier ministre irlandais Brian Cowen a indiqué que le navire était propriété irlandaise et a estimé qu’il devait être autorisé à terminer sa mission. Il devrait arriver vendredi soir ou samedi matin dans le secteur où la flottille a été arraisonnée lundi, selon Derek Graham, un membre de l’équipage.

« Nous avons eu une réunion après ce qui s’est produit lundi matin et nous sommes plus décidés que jamais à poursuivre notre mission« , a déclaré Graham, interrogé mercredi par la chaîne de télévision irlandaise RTE. Les autorités israéliennes seront, selon lui, informées de la position exacte du bateau et de ses occupants. « Je vais conseiller aux passagers et aux membres d’équipage de rester calmement assis avec les mains visibles, pour qu’ils ne puissent pas faire comme lundi et prétendre que nous les avons attaqués. Notre mission est pacifique« , a-t-il ajouté.

Le gouvernement israélien a proposé d’escorter le Rachel Corrie et de distribuer l’aide qu’il transporte. L’Égypte a également proposé ses services. Graham a dit craindre que la cargaison ne soit pas livrée intégralement si elle transite par un intermédiaire. Il s’agit de 1.200 tonnes de matériel médical, de fournitures scolaires et de ciment, matériau qui fait cruellement défaut dans la bande de Gaza, mais dont les autorités israéliennes interdisent le passage dans le territoire contrôlé par le Hamas.

Le bateau appartenait à la flottille arraisonnée lundi, mais sa faible vitesse l’a laissé loin derrière les autres, a expliqué Mark Daly, un parlementaire irlandais qui devait être du voyage, mais n’a pas obtenu l’autorisation de quitter Chypre.

Grèce & Tunisie : manifestations de soutien à la Palestine

Outre les condamnations de l’assaut et les tensions dans les relations diplomatiques, de nombreux pays du monde entier ont connu des manifestations pro-palestiniennes. Dernières en date : Tunis et Athènes.

Mardi soir, près de 2.000 manifestants se sont rassemblés dans le centre de la capitale tunisienne pour exprimer leur colère. « Les Tunisiens dans leur diversité d’opinion sont avec le peuple palestinien et dénoncent le comportement arriéré et barbare des autorités israéliennes« , a expliqué le chef du Mouvement Ettajdid (ex-communiste), Ahmed Brahim.

« Nous refusons l’agression et soutenons le droit de la justice« , pouvait-on lire sur les banderoles. Arborant des drapeaux palestiniens et des keffiehs, symbole de la résistance palestinienne, d’autres ont exprimé leur colère avec des banderoles en arabe et en français : « Gaza, Gaza, emblème de dignité« , « Mort à Israël » ou « Stop aux crimes contre l’humanité« .

D’autres manifestants portaient des drapeaux turcs, saluant la position d’Ankara qui a vivement critiqué Israël pour son opération militaire et exhorté la communauté internationale à « punir » l’Etat hébreu. « Je dénonce ce crime inqualifiable et je salue les militants de la liberté et de la dignité réunis à bord des bateaux de la flottille humanitaire« , a indiqué à l’AFP la présidente du Parti démocratique progressiste (PDP, opposition légale), Maya Jribi. Elle a appelé également le gouvernement tunisien « à ce que jour ne soit pas l’exception mais la règle à suivre pour permettre aux Tunisiens d’exprimer leur soutien au peuple palestinien en toute occasion« . La Tunisie a condamné « l’agression » de l’armée israélienne et appelé à l’intervention « immédiate » de la communauté internationale.

A Athènes, quelque 5.000 personnes ont défilé dans le centre jusqu’à l’ambassade d’Israël sous le slogan « la liberté aux Palestiniens« . La manifestation était organisée par le Front de lutte syndicale (PAME), proche du Parti communiste grec (KKE). La secrétaire générale du KKE, Aleka Papariga, a dénoncé « la tragédie dans la région d’Israël provoquée par l’Etat d’Israël » et appelé « les peuples à la contre-attaque« .

15h10

Vatican : Le pape Benoit XVI dit avoir le « coeur lourd »

Le pape Benoît XVI a déclaré, mercredi, avoir « le coeur lourd » face à la violence déployée lors du raid meurtrier israélien contre une flottille humanitaire transportant de l’aide à Gaza, soulignant que la « violence engendre la violence« . « La violence ne résout pas les conflits, mais aggrave leurs tragiques conséquences et engendre davantage de violence« , a indiqué le pape à la fin d’une audience sur la place Saint-Pierre, selon Radio Vatican.

« Avec beaucoup d’appréhension, j’ai suivi les événements tragiques survenus près de la bande de Gaza. Je veux exprimer mes sincères condoléances aux victimes de ces événements douloureux qui préoccupent ceux qui se soucient de paix dans la région« , a-t-il ajouté. « J’appelle ceux qui exercent des responsabilités politiques, locales ou internationales à rechercher sans répit des solutions justes par le dialogue pour que les gens bénéficient de meilleures conditions de vie, dans l’harmonie et la sérénité« , a dit le souverain pontife.

L’occupation des territoires palestiniens par Israël  » est une injustice politique imposée aux Palestiniens « , indique un document de travail du Vatican cité par l’agence de presse Ansa. Le document en vue d’un prochain synode d’évêques sur le Moyen-Orient devrait être dévoilé dimanche par le pape au cours de sa visite à Chypre. Le raid israélien contre la flottille « n’influencera pas » le déroulement du voyage du pape à Chypre de vendredi à dimanche, a déclaré mardi le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.

15h20

Flottille de la Liberté : Israël a expulsé 250 militants

Selon une radio militaire israélienne, 250 militants étaient en cours d’expulsion après l’expulsion de 45 autres lundi et mardi. Quelque 120 personnes, en majorité des arabes, ont été expulsés en Jordanie. Selon l’agence officielle jordanienne Pétra, 126 personnes, y compris 30 Jordaniens et des ressortissants de Bahreïn, de Koweït, du Maroc, de Syrie, d’Algérie, d’Oman, du Yémen, de Mauritanie, ainsi que d’Indonésie, du Pakistan, de Malaisie et d’Azerbaïdjan, sont arrivés en Jordanie via le pont Allenby. 60 Turcs devaient pour leur part prendre des vols spéciaux pour les rapatrier à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. 70 autres ressortissants turcs étaient en chemin depuis la prison de Beersheva (sud d’Israël) vers l’aéroport, a précisé la radio.

Des 682 personnes originaires de 42 pays qui étaient à bord de la flottille de six bateaux escortés lundi après l’assaut sanglant au port israélien d’Ashdod, 45 avaient été expulsés lundi et mardi. Les dernières expulsions auront lieu jeudi.

Mais le processus d’expulsion a été accéléré après la décision du cabinet de sécurité israélien présidé mardi soir par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de les déporter en 48 heures.

« Tous les ressortissants étrangers qui étaient à bord de la flottille et ont été arrêtés seront expulsés à partir de mardi soir », a précisé un communiqué du gouvernement. Selon la radio militaire israélienne, les dernières expulsions auront lieu jeudi.

La plupart des gouvernements de pays ayant des ressortissants à bord des navires avaient appelé à leur libération immédiate. Par ailleurs, 48 ressortissants de pays étrangers ont été hospitalisés en Israël, selon la radio israélienne.

16h30

Turquie : Le calme après la tempête

Selon les informations de Reuters à Ankara, après avoir réagi avec une extrême virulence à l’abordage par la marine israélienne de la flottille internationale d’aide à Gaza parrainée par des ONG turques, le gouvernement d’Ankara semble vouloir calmer un peu les choses.

« Il est temps que l’apaisement succède à la colère« , a assuré mercredi le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu à son retour d’une visite aux Etats-Unis, où il a rencontré la secrétaire d’Etat Hillary Clinton et s’est plaint de la tiédeur du soutien américain.

Des manifestations anti-israéliennes se déroulent depuis trois jours devant les missions israéliennes à Istanbul et Ankara. Mais Davutoglu a invité la population a « éviter un comportement à fleur de peau ». « La sécurité des diplomates, des touristes israéliens ainsi que des Juifs turcs est l’honneur de notre nation« , a-t-il souligné.

Ankara, qui entretient des relations diplomatiques et des liens militaires étroits avec Israël, a rappelé son ambassadeur à Tel Aviv, annulé des manoeuvres militaire communes et dénoncé un acte de « terrorisme d’Etat » après l’abordage violent du navire amiral turc de la Flottille de la Liberté.

Ultimatum pour la libération des Turcs

« L’avenir des relations avec Israël dépendra de l’attitude de l’Etat juif. Je ne vois pas de raison de ne pas normaliser les relations, mais une fois que le blocus de Gaza sera levé et que nos citoyens seront libérés« , a dit le chef de la diplomatie turque.

La Turquie a dépêché en Israël un appareil de transport militaire pour rapatrier ses centaines de compatriotes aux mains d’Israël. « J’ai dit à Mme Clinton au téléphone que nous réviserons nos relations avec Israël si nos citoyens ne sont pas libérés dans les 24 heures, c’est-à-dire avant ce soir« , a précisé Davutoglu.

La Turquie a soumis lundi soir au Conseil de sécurité un texte sévère pour Israël, mais, après d’âpres tractations, il a été édulcoré par les Etats-Unis, qui n’ont pas voulu stigmatiser leur principal allié au Proche-Orient.

La déclaration non contraignante adoptée mardi à l’aube se contente de condamner « les actes » qui ont conduit des pertes en vies humaines à bord du Mavi Marmara et à exiger une enquête, non pas indépendante de l’Etat juif, mais juste « rapide, impartiale, crédible et transparente« .

Davutoglu a réagi mardi en précisant qu’Ankara attendait des Etats-Unis une condamnation sans équivoque de l’opération israélienne. « Nous attendons une solidarité totale avec nous. Cela ne doit pas revenir à un choix entre la Turquie et Israël. Cela doit être un choix entre le bien et le mal« , a-t-il souligné.

« État voyou »

Dans la soirée, Barack Obama s’est entretenu au téléphone avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan pour lui présenter ses condoléances pour la mort de civils turcs et lui confirmer que Washington exigeait une enquête crédible sur cette « tragédie« .

Le président américain en a profité pour « souligner l’importance de trouver de meilleurs moyens d’apporter une assistance humanitaire au peuple de Gaza sans diminuer la sécurité d’Israël« , a précisé la Maison blanche.

Le coup de téléphone d’Obama a Erdogan n’a apparemment pas suffi à calmer l’indignation turque.

Davutoglu a insisté mercredi sur la nécessité d' »une enquête minutieuse de l’ONU sur les agissements de l’Etat voyou israélien« . « Que peut-on attendre d’une enquête menée par un Etat au statut criminel ? C’est sur les agissements d’Israël qu’il faut enquêter. »

La dégradation des relations entre Israël et la Turquie, qui remonte à l’offensive dévastatrice de Tsahal à Gaza à l’hiver 2008-09, complique considérablement la diplomatie régionale américaine, notamment vis-à-vis de l’Iran.

Mais la position en pointe prise par Erdogan vis-à-vis de la cause palestinienne, qui s’inscrit dans un effort pour renforcer l’influence régionale de la Turquie, lui vaut une popularité accrue, notamment sur le plan intérieur, à un peu plus d’un an des élections législatives.

17h

Esther Benbassa : « Nous, juifs de la diaspora, disons non à l’égarement d’Israël

Esther Benbassa

L’historienne Esther Benbassa, auteur en 2006 d’« Etre juif après Gaza », réagit ici à l’assaut meurtrier donné, lundi au large de Gaza, par un commando israélien sur une flottille humanitaire pro-palestinienne. Celle qui a signé « l’Appel à la raison » du collectif J-Call condamne « le pas de plus d’Israël vers le pire ».

Les commandos de la marine israélienne ont donné l’assaut lundi contre six bâtiments de la « flottille humanitaire pour Gaza » à bord de laquelle se trouvait des militants pro-palestiniens et du matériel de construction et de santé. Cette flottille naviguait dans les eaux internationales. On compte des dizaines de blessés et entre dix et dix-neuf morts selon un bilan provisoire.

Même si cette flottille avait peu de chances d’atteindre son objectif, à supposer même qu’elle ait provoqué les commandos israéliens et qu’elle ait, comme le suggèrerait une source officielle israélienne, manifesté une « violente résistance physique », Israël s’est attaqué à un symbole, à un symbole « humanitaire ».

Son image, déjà dramatiquement entamée par l’offensive contre Gaza en décembre 2008 et janvier 2009, ne pourra que se détériorer davantage, et comme il est d’usage, suivra une hostilité accrue des opinions publiques à son endroit.

D’autant plus que le symbole visé est celui de l’aide apportée à des civils palestiniens étouffés par le blocus israélo-égyptien, décimés par l’offensive contre Gaza, réduits à la misère et vivant au milieu des ruines. Ce sont ceux-là même qui convoyaient cette aide qui ont perdu leur vie en raison de leur engagement humanitaire.

Quelle qu’ait pu être leur éventuelle « résistance » à des militaires israéliens les attaquant hors des eaux territoriales d’Israël, aucune rhétorique ne saura fournir des arguments pour justifier cette barbarie, ni bien sûr aucune propagande pro-israélienne.

Ni la menace terroriste ni le fantôme régulièrement invoqué du méchant Iran travaillant à l’élimination d’Israël ne pourront justifier l’arrogance de ce dernier, qui tire honteusement parti de l’immunité que lui confère la Shoah.

Du Struma à l’Exodus, Israël perd de vue son histoire

Israël a oublié ce passé même qu’il rappelle pourtant sans cesse au monde pour couvrir ses propres méfaits. Rappelons-nous ces bateaux remplis de juifs fuyant l’Europe meurtrière qui tentaient d’accoster ici ou là pour échapper au massacre, et qui étaient refusés, repoussés ou torpillés comme le Struma en Mer Noire en 1942.

Même si ce qui s’est passé ce 31 mai à l’aube avec la « flottille humanitaire pour Gaza » n’a pas de points communs avec ces précédents tragiques, l’image du bateau, cible de violences, à l’approche des côtes israélo-palestiniennes, l’image, elle, est prégnante.

Qui ne se souvient encore de l’Exodus, qui transportait en 1947 des juifs émigrant clandestinement d’Europe vers la Palestine, à l’époque sous mandat britannique ? Un grand nombre d’entre eux étaient des réfugiés ayant survécu à l’Holocauste. La marine britannique s’empare du navire, et la Grande-Bretagne décide de renvoyer ses passagers en France et finalement jusqu’en Allemagne. Cet épisode, témoignage de la dureté de la répression britannique, donnera un coup de pouce à la création de l’État d’Israël.

Il est à espérer que ce qui s’est passé ce 31 mai précipitera les pourparlers israélo-palestiniens et la fondation d’un État palestinien. Mais quand bien même cette issue se confirmait (ce dont on peut tout de même douter dans l’immédiat), l’histoire d’Israël aura été une fois de plus terriblement entachée.

À qui oublie son histoire, il n’est pas d’avenir possible. Les Israéliens ont oublié leur histoire et poussent les diasporas juives à faire de même au nom de l’amour inconditionnel qu’Israël exige d’elles.

Le raid est un signal d’alarme pour l’Europe et les Etats-Unis

La « flottille humanitaire pour Gaza », hélas dans le sang, est un signal d’alarme non seulement pour Israël mais aussi pour l’Europe et les États-Unis. Le premier cédant aux démons d’une droite intransigeante. Les seconds, dans leur légèreté et leur tolérance excessive, se révélant incapables de mettre le premier au pied du mur. Cette fois, le moment est venu.

Au premier anniversaire de l’offensive contre Gaza, c’est à peine si les médias ont évoqué le souvenir de cette catastrophe. Le rapport de Richard Goldstone, accusant Israël et le Hamas de crimes de guerre, a été enterré. Et comme pour récompenser Israël (mais de quoi ? ), on lui a ouvert les portes de l’OCDE.

Un Etat palestinien dans les plus brefs délais, par l’intervention directe et autoritaire de l’Europe et des États-Unis, voilà ce qu’il faut désormais.

Et ce non seulement pour que les Palestiniens sortent de leur cauchemar, mais pour éviter aussi à Israël de poursuivre une politique suicidaire qui risque de le mener à court terme vers la disparition. La Turquie, victime collatérale de la politique suicidaire d’Israël

N’oublions pas que le syndrome de Massada est inhérent à Israël. Dans l’Antiquité, à Massada, des Judéens assiégés préférèrent se suicider plutôt que de négocier avec l’ennemi d’alors, les Romains.

Après l’affaire de la flottille rouge du 31 mai 2010, Israël, s’il n’en est pas empêché par des tiers, pourrait bien se refermer davantage sur lui-même, essuyant de manière autiste les retombées internationales, et continuant de rationaliser à ses propres yeux et dans sa propre prison jusqu’aux actions les plus inhumaines.

Songe-t-on seulement aux juifs de la diaspora qui pâtiront eux aussi des retombées de cette affaire ? Le ressentiment contre Israël se confondra un peu plus avec un antisémitisme de moins en moins rampant.

À ce propos, a-t-on suffisamment relevé que la plupart des victimes sont turques ? La Turquie, dans les années 1930, est aussi le pays qui a accueilli nombre d’intellectuels juifs allemands persécutés, qui, pendant les années noires, a autorisé le passage de militants sionistes fuyant l’Europe pour la Palestine, et qui a été longtemps le seul Etat musulman à reconnaître Israël. Osons espérer que nulles « représailles » ne viendront toucher, désormais, les 20 000 juif s qui y vivent encore. Le J-Call saura-t-il condamner l’égarement d’Israël ?

Ce 31 mai est une épreuve test pour le collectif « J-Call », ce mouvement né d’un « Appel à la raison » lancé il y a peu par des juifs européens qui, bien qu’attachés à Israël, entendent exercer leur droit de libre critique de la politique de ses gouvernants. J-Call saura-t-il se démarquer clairement et courageusement des positions radicales d’institutions juives comme le Conseil représentatif des instituions juives de France (CRIF), attachées à Israël de façon nombriliste et prêtes à tout admettre de lui, y compris le pire ?

Certains d’entre nous ont signé cet appel, malgré leurs réserves. J-Call tiendra-t-il ses promesses ? Agira-t-il sans délai ? Condamnera-t-il, sans réserve, lui, ce qui est arrivé ? Exigera-t-il l’ouverture immédiate d’une enquête internationale indépendante ?

L’heure est grave pour toutes les organisations juives de la diaspora. [1] Au nom des morts de la flottille, victimes de l’impunité israélienne, au nom de l’histoire que nous portons, nous, juifs de la diaspora et d’Israël, pour que les souffrances des Palestiniens puissent prendre fin, et qu’un Etat palestinien puisse enfin voir le jour, recouvrons notre simple humanité et disons non à l’égarement d’Israël.

Note

[1] : voir le communiqué de l’UJFP

Source : Association France Palestine Solidarité

19h

Belgique : libération des quatre militants

Griet De Knopper et Inge Neefs

Les quatre jeunes filles belges arrêtées lundi par l’armée israélienne dans le cadre de l’opération contre la flottille humanitaire à destination de Gaza ont été libérées, mercredi. Une action en justice en Belgique contre Israël n’est pas exclue.

Griet De Knopper, Kenza Isnasni, Fatima el Mourabiti et Inge Neefs ont quitté la prison de Beersheva, dans le sud d’Israël, où elles étaient retenues depuis lundi.

Les deux néerlandophones ont été légèrement blessées, l’une par une grenade assourdissante, l’autre par une balle en caoutchouc. Griet De Knopper et Inge Neefs n’étaient pourtant pas à bord du Mavi Marmara, qui a été pris d’assaut par l’armée israélienne, à l’inverse de leurs collègues francophones, qui auraient été témoins de la mort d’autres passagers.

Les quatre Belges rentreront en Belgique via la Turquie, à bord des avions que le gouvernement d’Ankara a dépêché en Israël pour rapatrier ses ressortissants, nombreux à bord des bâteaux de la flottille. Kenza Isnasni et Fatima el Mourabiti pourraient du reste séjourner un petit temps à Istanbul, notamment pour assister à une cérémonie d’hommage aux Turcs tués dans l’opération. Leur retour n’interviendrait alors qu’en fin de semaine.

Dans l’entourage des deux jeunes filles, on n’exclut pas par ailleurs d’intenter une action en justice en Belgique contre Israël. Le dossier est à l’étude.

19h10

Où sont passés les 161 autres militants ?

Palestine : Pourquoi Israël détruit les écoles ?

 19h20

Flottille de la Liberté : « C’était comme en temps de guerre ! »

Annette Groth, députée allemande sous l’étiquette de Die Linke, participait à la flottille pour Gaza. Elle raconte au micro d’Europe 1 l’intervention de l’armée israélienne. « Il y avait 5 bateaux de guerre, des frégates, des zodiacs partout et des centaines de soldats« , a affirmé l’élue allemande.

20h

Turquie : Les prochains bateaux pour Gaza auront une escorte militaire

La Turquie a annoncé que les prochains bateaux d’aide humanitaire à destination de la bande de Gaza seront envoyés sous escorte militaire pour éviter toute attaque israélienne.

20h40

Flottille de la Liberté : les « armes » découvertes par Israël à bord du Marmara

cargaison du Marmara : des chaises roulantes

 
 
 
 
 
 
 
 

cargaison du Marmara : des lits

 
 
 
 
 
 
 
 

cargaison du Marmara : des béquilles et des médicaments

 
 
 
 
 
 
 
 

cargaison du Marmara : des sièges pour bébés

 
 
 
 
 
 
 
 

cargaison du Marmara : des peluches et jouets pour enfants

 
 
 
 
 
 
 
 

cargaison du Marmara : des chaises roulantes électriques

 
 
 
 
 
 
 
 

cargaison du Marmara : des chaises roulantes électriques

Des sites comme Al Kanz ou Ibn Kafka’s obiter dicta proposent quelques unes des photos de Flickr des « armes » utilisées par les militants lors du raid meurtrier et qui ont été diffusées par Israël, des photos de désinformation datant de 2003 ou 2006.

21h

ONU : Feu vert pour une enquête onusienne de type Goldstone

D’après le Jerusalem Post, les membres du Conseil des droits de l’Homme ont voté, mercredi, en faveur d’une enquête de « type Goldstone« . La résolution, initiée par le Pakistan, l’Autorité palestinienne et le Soudan, « condamne sévèrement l’attaque scandaleuse menée par les forces armées israéliennes » et appelle à l’ouverture d' »une mission d’enquête indépendante sur les violations du droit international commises pendant les attaques israéliennes sur la flottille de navires humanitaires« .

En Israël, règlements de compte entre militaires et politiques

Deux nouveaux bateaux de la « Flottille de la Liberté» approchent des rives israéliennes. Comment opérer cette fois ?

L’ambiance est toujours tendue en Israël où Tsahal (l’armée) se prépare à intercepter une nouvelle «flottille de la liberté» composée du Rachel Corrie (un navire qui a appareillé d’Irlande) ainsi qu’un bateau plus petit. « Notre marine a reçu l’ordre d’arraisonner ceux qui tenteraient de briser notre blocus naval de la bande de Gaza et elle le fera », a déclaré le vice-ministre israélien de la Défense, Matan Vilnaï. Quant à l’ex-ministre de la Défense et député d’opposition, Shaoul Mofaz, il a soutenu le gouvernement sur ce point en affirmant que ce deuxième convoi « doit être arrêté à tout prix ».

Lire la suite de l’article de Serge Dumont : Le Temps

 22h30

L’énorme erreur d’Israël

Extrait : Sur le plan géopolitique, cet événement est emblématique car il signe la marque d’une Turquie décidée à jouer un rôle plus que local, lui rappelant la splendeur du temps où elle était le centre d’un empire. La flottille est partie d’un port en Turquie. C’est un signe, comme du reste quelques changements dans la diplomatie turque qu’on voit s’infléchir de plus en plus pour peser dans le dossier palestinien. La Turquie n’est plus vraiment l’ami d’Israël qu’elle fut depuis des décennies. Sans doute, le récent bombardement de Gaza a marqué en profondeur les alliances, les sympathies et ce n’est pas un secret que de dire qu’Israël a mis en danger non pas son territoire mais son image qui ne cesse de s’effriter au point qu’une brochette d’intellectuels français de confession juive se sont offerts une tribune pour mettre en garde les dirigeants israéliens sur cet effondrement de leur image, alors que les juifs américains sont de plus en plus nombreux à pratiquer une défiance vis-à-vis d’Israël. Ajoutons à cela la récente affaire de Dubaï avec l’assassinant d’un dignitaire palestinien par des agents très spéciaux.

Lire l’article de Bernard Dugué : AgoraVox

23h25

L’OTAN ne pouvait pas ne pas être au courant

« Dialogue méditerranéen » : c’est le nom de l’opération OTAN à laquelle participent les marines militaires de sept pays non-membres de l’Alliance pour « contribuer à la sécurité et à la stabilité de la région ». Celle qui fournit la plus grande contribution est la marine israélienne, celle là même qui a fait un massacre de pacifistes avec une attaque à caractère terroriste dans des eaux internationales. La marine, ainsi que les autres forces armées israéliennes, sont de plus en plus intégrées à l’OTAN : en novembre dernier, pendant la visite de l’amiral Di Paola, président du Comité militaire allié, il a été établi qu’au cours de l’année une unité balistique israélienne participera aussi à l’opération OTAN « Active Endeavor », dont la mission est de « protéger la Méditerranée contre les activités terroristes ».

Lire la suite de l’article de Manlio Dinucci : Réseau Voltaire

23h50

« Nous n’avions pas d’armes à bord »

Extrait : Talat Can Soner, lui, est le capitaine du Gazze 1, un navire turc. « Des zodiacs nous ont entourés, ils ont fait des appels pour que nous fassions demi-tour. Je leur ai dit: « Nous sommes des citoyens turcs. Il n’y a pas de produits ou matériel illégaux sur ce bateau. Les passagers sont des civils, il n’y a pas d’armes à bord. » J’ai tout expliqué. Je leur ai dit qu’ils ne pouvaient pas me stopper. Malgré tout, ils ont répondu qu’ils nous tireraient dessus, qu’ils nous feraient couler… Toute une série de menaces. Ensuite, le capitaine du bateau Mavi Marmara nous a appelés: « Ils sont montés sur le pont, ils tirent, il y a des blessés ». On a vu les gaz lacrymogènes. Ils ont piétiné le capitaine. Ce n’est pas croyable ! »

L’assaut a été donné vers 3h30 du matin. « Autour du Marmara, trois énormes vaisseaux de guerre et une centaine de petits bateaux-commandos, a noté Nader Al Sakka, Allemand d’origine palestinienne. L’armée israélienne a commencé à tirer. Les petits bateaux lançaient des grenades, un hélicoptère est arrivé qui nous mitraillait du ciel. » D’autres témoins mentionnent des vedettes et des individus armés en commando. « J’ai d’abord vu des soldats foncer sur le Marmara et puis tout à coup, un homme cagoulé derrière moi, rapporte Youcef Benderbal, rentré mardi matin dans l’Hexagone. Je me suis souvenu des trois consignes qu’on nous avait données en cas d’attaque: protéger la cabine du capitaine avec nos corps – personne n’avait d’armes sur le bateau, protéger la salle des machines de la même manière et aller à la rencontre des Israéliens pour discuter. Je me suis approché du militaire en lui disant « We are pacifists, we are pacifists ». Il a hurlé qu’on devait s’asseoir par terre, il n’y a eu aucune résistance de notre côté. » Un ami de Youcef Benderbal est pourtant blessé à la mâchoire, un autre à la tête. Le capitaine s’agrippe à sa barre, il souffre aujourd’hui de multiples contusions. Plusieurs sources mentionnent l’usage d’armes électriques par les soldats de Tsahal.

Lire l’article de Caroline Stevan, Delphine Nerbollier et Nathalie Versieux : Le Temps

13h

Ankara-Gaza-Brasilia

Extrait : Dans ce contexte de dégradation sensible des relations entre les deux capitales et de tensions persistantes entre le gouvernement civil turc et l’État profond (le pouvoir armé garant de la doctrine kémaliste contre islamique), l’initiative d’une flottille humanitaire était une occasion rêvée d’envoyer un sévère avertissement à Ankara (sous forme d’une action vengeresse). Ankara dont l’active diplomatie régionale a, par ailleurs, depuis quelques années, amorcé un rapprochement simultané avec deux anciens adversaires de longue date, Damas et Téhéran, tous deux opposants radicaux à la politique israélienne d’hégémonie régionale.

Enfin, troisième volet de l’opération contre la flottille de la Paix, l’assassinat ciblé, sous couvert d’une tuerie, d’un Israélo-palestinien, Raëd Salah, plusieurs fois emprisonné et cette fois-ci blessé d’une balle dans la tête. Un prédicateur acharné de la défense de la Mosquée Al-Aqsa, laquelle est, avec le Dôme du Rocher, le fleuron du Mont du Temple, troisième lieu saint de l’Islam… l’Esplanade des mosquées étant à l’heure actuelle, sans doute le lieu le plus disputé au monde.

Raëd Salah, s’il survit à sa blessure sera, de toute façon hors d’état de nuire aux intérêts israéliens. Ainsi, derrière l’apparente stupidité de commandos à la détente chatouilleuse, la tuerie qui a suivi n’était pas un simple dérapage mais une action de couverture pour un crime prémédité. Ceci ne relèvant pas d’une quelconque extrapolation, car qui pourra croire qu’une unité d’élite (sortie du même moule que celle qui accomplit le légendaire raid d’Entebbe) puisse effectuer des tirs dans la tête autrement que pour tuer (et non pas pour neutraliser) ?

Lire l’article de Jean-Michel Vernochet : Geopolintel

17h

Palestine : le cheikh Räed Salah n’est pas mort

Selon certaines sources israéliennes comme le Jerusalem Post ou Israël 7, le cheikh Räed Salah, fervent défenseur de la mosquée Al-Aqsa et chef de la branche nord du Mouvement islamique, qui se trouvait à bord du vaisseau amiral, le Mari Marmara, de la Flottille de la Liberté, n’est pas mort. Blessé lors du raid meurtrier des Kommando Yami et après avoir été soigné à l’hôpital Shiba de Tel-Hashomer, il a comparu en forme devant le tribunal d’Ashkelon. Les juges auraient ordonné sa remise en liberté avec trois autres prévenus, Muhammed Zeidan, président du Comité de suivi des citoyens arabes d’Israël, le Sheikh Hamad Abu Daabes, chef de la branche sur du Mouvement islamique et Lubna Masarwa, un membre du conseil d’administration du Free Gaza Movement. Il a affirmé avant l’audience du tribunal, que « les soldats avaient tenté de le tuer. » Après sa libération et assigné à résidence, le cheikh Räed Salah a été acceuilli par la foule à Oum el-Fahem.

22h

Afrique du Sud : L’Afrique du Sud rappelle son ambassadeur d’Israël

Après le Nicaragua, c’est au tour de l’Afrique du Sud de rappeler son ambassadeur en poste en Israël suite à l’assaut meurtrier contre le Mari Marmara, a annoncé ce jeudi le ministre adjoint des Affaires étrangères, Ebrahim Ebrahim.

Suède : Henning Mankell pourrait interdire la traduction en hébreu de ses ouvrages

L’auteur suédois de romans policiers à succès Henning Mankell pourrait interdire la traduction en hébreu de ses ouvrages. Il souhaite ainsi protester contre l’intervention israélienne à laquelle il participait, a-t-il indiqué au quotidien Dagens Nyheter. « En même temps, je ne veux pas porter préjudice aux mauvaises personnes. Je dois bien y réfléchir », tempère-t-il.

L’écrivain de 62 ans dont les ouvrages ont été vendus à plus de 25 millions d’exemplaires dans le monde et dont certains ont été adaptés au cinéma ou à la télévision, a dit avoir du mal à comprendre « la stupidité » de l’attaque. « S’ils avaient voulu nous arrêter sans perdre la face, ils auraient pu briser les hélices ou le gouvernail et remorquer les bateaux. Mais se lancer en toute conscience dans une confrontation violente et tuer des gens, je ne comprends simplement pas », dit l’écrivain.

Deux militants suédois, l’historien des religions Mattias Gardell et son épouse, l’historienne des idées Edda Manga, ont indiqué avoir vu « le personnel de sécurité du bateau tenter d’empêcher des plongeurs de monter à bord », puis entendu quelqu’un dire « que (les soldats) tiraient et avaient tué trois personne ». « Si vous êtes attaqués par des troupes de commandos, vous avez bien évidemment le droit de vous défendre. Nombreux étaient ceux qui pensaient que nous allions tous être tués. Fallait-il rester assis là et dire: « Allez-y, tuez moi? » », a lancé Mattias Gardell.

Vendredi 4 juin

13h15

Israël : Tsahal a jeté des cadavres à la mer

Le massacre opéré par les pirates israéliens à bord du Mavi Marmara a fait au moins 19 morts, et il est dorénavant certain que les tueurs ont jeté plusieurs cadavres à la mer, a indiqué jeudi, à son retour à Rome, l’ex-otage italien Manolo Luppichini.

Une vidéo (en langue italienne) des déclarations de Manolo, à son arrivée à l’aéroport de Ciampino (Rome).

Cette estimation d’un minimum de 19 tués est cohérente avec les premiers chiffres donnés, dès lundi, par une chaîne de télévision israélienne, citant des « sources militaires anonymes », puisqu’aussi bien, l’armée avait imposé la censure sur l’opération. Mais quelques heures après, au cours de cette même journée de lundi, les autorités israéliennes imposaient à la chaîne la publication d’un démenti, l’obligeaient à évoquer une « erreur » de sa propre rédaction, et à parler de « 9 ou 10 tués ».

Lire la suite de l’article : Europalestine

Suède : La Suède prend les rênes du boycott contre Israël

La menace du boycott quand elle est proférée avec des intonations suédoises n’est pas à prendre à la légère, et ce n’est pas la France qui le démentira, après avoir fait les frais en 1996 de la censure totale de ses produits du terroir, en riposte à des essais nucléaires.

Lire la suite de l’article : Oumma.com

Vénézuela : « Maudit sois-tu, Etat d’Israël ! »

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