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International

Le Brésil croit toujours dans la diplomatie pour le plus grand bonheur de Téhéran : Chroniques persanes. La position brésilienne n’est pas nouvelle : après avoir accueilli M. Ahmadinejad au Brésil au mois de novembre 2009, le président Lula est pour sa part attendu les 16 et 17 mai à Téhéran, visite préparée par la venue fin avril du ministre brésilien des affaires étrangères, Celso Luiz Nunes Amorim. Le Brésil dit considérer l’Iran comme un acteur rationnel, à l’inverse des Etats-Unis, et déclare comprendre l’attitude de méfiance de Téhéran vis-à-vis des occidentaux au regard de l’histoire récente, passablement conflictuelle, entre l’Iran et l’Occident. Aussi le Brésil, membre non-permanent du CSNU et pays des « BRIC » (Brésil, Russie, Inde, Chine), les nouvelles puissances émergentes, privilégie-t-il la négociation dans la question nucléaire iranienne…

Palestine : Appel des intellectuels juifs à la « raison » : Mondialisation.ca. « Je me suis rendu dans les territoires palestiniens occupés et j’ai vu une ségrégation raciale qui m’a rappelé avec force les conditions que nous avons connues en Afrique du Sud à l’époque du système raciste de l’Apartheid. » Ce cri du coeur de Desmond Tutu, prix Nobel de la paix en 1984, n’a pas besoin d’être légitimé car venant de quelqu’un qui sait ce que l’apartheid veut dire en termes d’humiliation. L’apartheid dénoncé par Desmond Tutu est « le développement séparé de la population d’un pays, sur une base raciale ou religieuse ». Il en est de même de Rony Brauman pour qui « l’actualité d’Israël et son avenir sont un Apartheid à la sud-africaine. Il souligne le fait que la vallée du Jourdain est actuellement complètement colonisée par Israël. Un « Etat palestinien » ne sera donc qu’une succession d’enclaves et l’idée israélienne est que l’Etat réel des Palestiniens sera la Jordanie. Brauman dit qu’on assiste au suicide lent d’Israël (…) par le choix de l’apartheid »…

Impérialisme

L’Axe Paris-Berlin-Moscou, charnière de l’Eurafrique et de l’Eurasie : Géostratégie.com. Après le Evil Axis bushique, l’Axe du Mal quelque peu zigzaguant de Tripoli à Pyongyang en passant par Téhéran, Damas et Pékin ; les prises de distance de Messieurs Chirac, Poutine et Schröder vis-à-vis de Washington ont-elles engendré l’Axe Paris-Berlin-Moscou ? Elles en ont en tout cas posé les fondements, sur lesquels on ose espérer que ces trois chefs d’Etat collaboreront à un véritable projet géopolitique. Cet Axe Paris-Berlin-Moscou constituait précisément le thème du colloque du GRECE tenu à Paris le 18 janvier 2004 (1). Retenu loin de Paris, nous en fûmes informé trop tard pour pouvoir y donner le point de vue eurislamiste, notamment l’analyse historique et géopolitique qui s’impose…

Le pentecôtisme, bras armé de l’impérialisme américain en Afrique subsaharienne ? : Alliance Géostratégique. Le pentecôtisme, courant de l’évangélisme issu des États-Unis et connu pour ses manifestations liturgiques de masse très démonstratives, mais également ses méthodes fortement matérialistes, connaît un fort développement en Afrique Noire, comme dans le reste du monde. Associé à l’image de Simone Gbagbo ou à une certaine extrême droite américaine (proche de l’ancien président George W. Bush), il est souvent vu comme un instrument de l’impérialisme US, chargé de propager à coup de prosélytisme leurs valeurs et leur vision du monde. Cependant, sur le terrain, le pentecôtisme africain obéit à des dynamiques un peu plus complexes que cette vue manichéenne ne pourrait le laisser penser…

Economie

Sauver les banques jusqu’à quand ? : Le Monde diplomatique. L’annonce du plan de stabilisation ne change rien, bien au contraire !, à l’une des questions centrales que soulève (à nouveau) l’étape présente de la crise financière. Même les plus épais des commentateurs autorisés se sont aperçus que les sommes énormes péniblement assemblées pour « sauver la Grèce » sont en fait destinées à sauver… les investisseurs. Banques, fonds et autres créanciers internationaux sont en effet les heureux récipiendaires de fait de l’effort des citoyens grecs et des fonds publics européens, c’est dire tout de même que la solidarité n’est pas un vain mot et demeure une valeur sûre en ces temps troublés…

Enron : l’omerta financière : Geopolintel. Depuis les affaires Enron et Lehman Brothers, l’ère post-industrielle est un échec. L’argent de la sueur a été remplacé par celui du mensonge. Les grandes écoles ne forment plus d’ingénieurs mais des avocats d’affaires, des analystes financiers et des traiders. C’est le machiavélisme d’un jeu de bonneteau que les chefs d’entreprises, avides d’enrichissement personnel, prônent en tant que stratégie de développement. Malgré les frasques médiatisées de ces détournements d’argent, les Etats sont impuissants et ne savent plus assurer leur souveraineté budgétaire. Nous sommes maintenant dans un monde de Puissance du Système d’Intérêts Particuliers qui fait rêver le peuple avec la loterie et les grands groupes avec la bourse. Cette déroute est un aveu de faiblesse et le signe de la corruption des organes de gestion et de contrôle tels que la société Arthur Andersen spécialisée dans l’audit, les services fiscaux et juridiques, le Corporate finance et le conseil. Cette gouvernance économique représente actuellement une arme géopolitique capable de déstabiliser un pays. Ce système économique est mort, il est temps de passer du rêve à la réalité…

Mondialisation

De la société française clivée et trahie par ses élites et le néolibéralisme à la construction de la civilisation : On approche d’une période sensible ou les monstres de la destruction des sociétés peuvent proliférer et agir au détriment des forces de construction du social tant au plan national qu’au plan continental. Face à la mondialisation financière, les élites de droite comme de gauche ont abandonné la cohésion nationale au profit du secours aux banques. Ces dernières lors de la crise financière de 2008 et 2009 ont aspiré des sommes très importantes sur les budgets étatiques alimentés pour une large part par les contribuables particuliers soit par l’impôt direct soit par les taxes sur la consommation. De ce fait le chômage et la précarité sont devenus non seulement plus massifs mais aussi plus dramatiques du fait de la faiblesse des dispositifs d’amortisseur social. La politique de la ville a été le cache sexe de la politique de l’emploi et du logement. Répétons-le face à la droite dure, la police est certes nécessaire, mais ce n’est pas elle qui va créer les emplois manquants ou construire les logements de qualité à prix accessibles pour les déclassés de la crise. Ainsi il convient de relever que la politique menée est une politique de clivage ou pour le dire comme J. Chirac une politique de  » fracture sociale  » et ce au moment même ou l’on évoque et tente en vain des politiques de cohésion sociale et nationale…

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