Nucléaire iranien : que sait-on ? (2/2)


par Dina Esfandiary

En dépit de la mobilisation de toutes les formes de recueil du renseignement, la communauté internationale ne dispose pas des informations qui lui permettraient de connaître avec certitude les intentions de l’Iran. Téhéran est certes à la recherche d’une capacité nucléaire. Mais il sait que la décision de fabriquer une bombe, ou plusieurs, pour en arriver à une véritable posture dissuasive, constitue une ligne rouge, dont le franchissement s’avérerait pour lui extrêmement dangereux.

Première partie

Le renseignement

Réunir des informations pouvant mettre à jour les intentions des pays menant un programme nucléaire ne relève ni du mandat, ni des capacités d’organisations internationales telles que l’AIEA. Les États, en revanche, ont pour ce faire leurs services de renseignements.

Les indicateurs ne sont pas tous aussi clairs et précis que les informations « objectives » (fournies par exemple par les techniques d’imagerie), surtout lorsqu’on cherche à déterminer des intentions. Ils sont au contraire souvent ténus. Les signes suggérant l’acquisition d’une expertise scientifique et technique par le pays ciblé ne pourront ainsi être confirmés qu’au fil du temps. De même, il est ardu, par définition, de repérer les manœuvres dilatoires ou les subterfuges employés par les États potentiellement proliférants. À cela s’ajoute le secret inhérent aux activités nucléaires menées par des pays tels que l’Iran. Tous ces éléments rendent la tâche très complexe. Quels résultats est-il donc raisonnable d’attendre des services de renseignements nationaux ?

Le renseignement d’origine humaine (ROHUM) joue un rôle essentiel dans l’évaluation des intentions. Contrairement aux machines, les humains saisissent les nuances de l’information récoltée. En Iran, les services de renseignements américain, israélien et britannique coopèrent avec des groupes locaux pour obtenir l’aperçu le plus complet de la situation sur le terrain [18]. Parmi ces groupes : les Kurdes, l’organisation des moudjahidin du peuple (MEK) et, paraît-il, le groupe Joundallah.

Ce type de renseignement n’est néanmoins pas nécessairement disponible en temps voulu. Pour garantir la fiabilité de l’information, il faut mettre en place des réseaux d’agents qualifiés et d’informateurs. Les sources doivent avoir un accès suffisant aux personnes utiles pour récolter une information exploitable. La fermeture de la société iranienne, les activités de contre-espionnage menées par Téhéran [19], les revirements politiques constants, facteurs de confusion : voilà qui complique grandement le travail des agents. Les échecs passés du renseignement, par exemple concernant l’Irak avant la seconde guerre du Golfe, ont montré en quoi les évaluations élaborées principalement à partir du ROHUM manquaient de fiabilité. Le ROHUM est biaisé par sa nature même et ses analyses et les conclusions qui en sont tirées s’avèrent souvent fortement influencées par les décideurs politiques. « Le désastre irakien a conduit [la CIA] à modifier ses méthodes de travail en profondeur […]. L’Agence ne se montre plus simplement prudente, mais excessivement défiante au sujet de l’Iran ; elle ne souhaite pas être tenue responsable de la découverte d’informations susceptibles d’entraîner les États-Unis dans un nouveau bain de sang [20]. »

Les services de renseignements occidentaux emploient également diverses technologies pour surveiller les activités de la République islamique. Les États-Unis s’appuient sur des satellites, mais aussi sur des aéronefs de surveillance pilotés et sur des drones (par exemple, le RQ-170 Sentinel capturé par l’Iran [21] en décembre 2011). Grâce aux progrès de l’imagerie photographique et satellitaire, il est possible d’observer n’importe quel point du globe, donc d’identifier plus aisément d’éventuelles capacités nucléaires. Les informations fournies par les images sont disponibles immédiatement – satellites et aéronefs prennent des photographies et les transmettent directement à des plateformes où elles sont analysées sans délai. Les techniques d’imagerie sont particulièrement utiles pour le repérage de sites suspects ; en Iran, elles ont principalement été employées pour surveiller l’évolution d’installations ayant déjà éveillé l’intérêt des services, par exemple des sites nucléaires ou militaires. Si Téhéran n’avait pas rendu officiel son programme nucléaire, le premier défi aurait consisté à identifier les sites à surveiller. Il y a fort à parier que cette gageure resterait d’actualité si l’Iran construisait secrètement de nouvelles installations.

Il ne suffit toutefois pas de disposer d’images : il faut des techniciens hautement qualifiés pour les interpréter. Une image seule ne permet pas de déceler l’évolution d’un site. Les analystes doivent par ailleurs déterminer quels emplacements il est utile de surveiller : les efforts de dissimulation et de désinformation peuvent déformer le renseignement obtenu grâce à l’imagerie. Il suffit par exemple au pays ciblé de construire des sites souterrains, donc impossibles à photographier – ce qu’a fait l’Iran avec le site d’enrichissement de Fordo à Qom. La construction souterraine laisse néanmoins, elle aussi, des traces observables : amas de terre ou routes d’accès aux sites. L’essentiel est de savoir où les chercher. Les indices de l’intention de fabriquer une arme nucléaire peuvent également être camouflés – émissions sur un site, protection renforcée par des clôtures de sécurité, présence ou absence d’eau et de lignes d’alimentation électrique, etc.

Il reste malaisé d’évaluer précisément les intentions du pays observé, même lorsque l’imagerie satellitaire permet de surveiller efficacement l’évolution des infrastructures. L’Institute for Science and International Security (ISIS) a par exemple publié en mars 2012 des photographies avec des signes évoquant un nettoyage sur le site de Parchin, un complexe militaire proche de Téhéran [22]. Des essais d’explosifs y auraient été conduits quelques années plus tôt. Si cette hypothèse était avérée, elle pourrait indiquer la volonté de l’Iran de mettre au point une arme nucléaire [23]. Téhéran a bien sûr toujours nié les faits et refusé l’accès aux inspecteurs de l’AIEA. Et sans la présence de ces derniers sur les lieux, il est impossible de vérifier les dires de l’Iran…

S’assurer de la fiabilité des informations recueillies grâce au renseignement d’origine électromagnétique (ROEM) est tout aussi complexe. Ce type de renseignement s’appuie sur l’interception et l’analyse de communications et de signaux radio, radar ou émis par tout autre appareil électronique [24]. Le ROEM permet aux services de renseignements de déduire des modèles de comportement des informations rassemblées par les interceptions, modèles indispensables pour déterminer les intentions de l’État sous surveillance. Les analystes suivent par ailleurs les activités susceptibles de concourir au développement du programme nucléaire iranien, en observant par exemple les mouvements du secteur privé. Le ROEM est considéré comme une source d’informations fiables et objectives.

En revanche, comme les images, le ROEM peut être mal interprété, ou faussé par le contre-espionnage ennemi. Il est ainsi difficile de savoir si une cible émet des informations délibérément erronées. Les États-Unis ont mené jusqu’en 2004 une campagne fructueuse d’« espionnage électronique », grâce à laquelle ils ont obtenu des informations cruciales sur le programme iranien. Mais cette campagne a depuis été compromise, et les services américains ont perdu tout accès au haut commandement iranien [25].

Les échecs précédents des services (Irak, Syrie, etc.) suggèrent à la communauté internationale un jugement particulièrement mesuré sur l’Iran. Les méthodes employées en Irak ont montré des failles béantes : « Les indices rassemblés étaient épars, ambigus et souvent trompeurs [26]. » Hiérarchiser les ressources, distinguer l’information exploitable de la masse est une tâche ardue, voilà ce qu’a rappelé la débâcle irakienne. À la suite de cette débâcle, partiellement imputable à un défaut de renseignement d’origine humaine, les services s’attachent désormais à cultiver un réseau de sources en Iran.

Les États occidentaux veulent disposer d’informations fiables avant de prendre toute mesure radicale à l’encontre de l’Iran. Les services de renseignements doivent, pour s’approcher au plus près de la certitude, envisager l’hypothèse la plus pessimiste : un programme nucléaire militaire tenu entièrement secret. À partir de cette hypothèse, ils pourraient définir les aspects du programme (supposé) à surveiller, en fonction de la probabilité d’y détecter un franchissement du seuil technologique par l’Iran.

Que savons-nous au juste ?

Le dernier rapport de l’AIEA propose un aperçu complet de l’état d’avancement du programme nucléaire iranien [27]. Celui-ci progresse encore et toujours, à mesure que les Iraniens surmontent les obstacles techniques rencontrés avec leurs centrifugeuses de première génération. L’Iran continue d’alimenter son stock d’uranium enrichi à 3,5 % et 19,75 %, y compris dans le site souterrain de Fordo.

Quel pourrait donc être le scénario de rupture ? L’Iran pourrait fabriquer des armes nucléaires sur le site déclaré de Natanz, ou sur des sites clandestins. Il est peu probable que la première option soit retenue :

« Il était évident que l’Iran n’utiliserait pas le site de Natanz pour engager un programme nucléaire militaire. Les inspecteurs de l’AIEA, présents sur le site, ne manqueraient pas de relever la production d’uranium de qualité militaire. Dans le cas d’une expulsion des inspecteurs, le monde entier penserait que l’Iran adaptait le site, civil, à la production d’uranium de qualité militaire [28]. »

La République islamique prendrait un risque immense en franchissant le seuil du nucléaire militaire sur des sites connus, avec pour conséquence probable une intervention d’Israël ou des États-Unis. L’option d’un programme clandestin sur des sites non déclarés serait plus intéressante pour les autorités iraniennes. La communauté internationale pourrait-elle alors le déceler ?

Quels indices alerteraient les services si l’Iran entamait un programme militaire ? L’enrichissement de l’uranium au-delà des actuels 19,75 % serait un signe très préoccupant. Les stocks iraniens dépassent déjà les quantités nécessaires à l’alimentation du réacteur de recherche de Téhéran (RRT). L’enrichissement au-delà de 19,75 % n’est utile qu’à très peu d’activités, mais l’Iran est passé maître dans l’invention des justifications. Téhéran a ainsi déclaré en juin avoir « entamé des études préliminaires à la construction d’un sous-marin nucléaire et espérer voir la marine iranienne se doter de [ce type d’appareil] à l’avenir ». Selon des sources israéliennes, l’annonce prépare une déclaration sur la nécessité d’atteindre un taux d’enrichissement supérieur. Pour produire de l’uranium de qualité militaire, l’Iran devrait adapter ses centrifugeuses à un enrichissement à 90 %, ce que l’AIEA ne manquerait pas de constater. De même, le détournement de matières nucléaires ne passerait pas inaperçu. L’Agence filme les sites et des inspecteurs contrôlent les scellés posés sur les équipements. Elle doit néanmoins obtenir l’accord de l’Iran pour surveiller les sites à distance et en temps réel, ce qui limite sa capacité à détecter certaines activités.

Les transferts de matériaux nécessaires à un programme militaire et l’édification de sites souterrains figurent, de même, parmi les activités suspectes. Les implantations souterraines peuvent être découvertes par l’étude des sites de construction, ou des entrées de tunnels : bien que l’invention d’excuses rationnelles soit devenue sa spécialité, l’Iran justifierait difficilement l’existence d’un nouveau site clandestin.

En novembre 2011, l’AIEA affirme dans son rapport : « Jusqu’à la fin 2003, les activités susmentionnées ont été menées dans le cadre d’un programme structuré. Des indices laissent penser que certaines d’entre elles, relatives à la conception d’engins explosifs nucléaires, ont été poursuivies après 2003 et pourraient pour partie se dérouler encore aujourd’hui [29]. » La reprise de certaines de ces activités serait révélatrice des intentions de l’Iran, tout comme d’éventuels essais d’explosifs – mais Téhéran mènerait sans doute d’abord des simulations sur ordinateur, bien plus difficiles à repérer.

Il n’est pas simple de calculer nos chances de découvrir un objet dont nous ne savons même pas s’il existe. On peut néanmoins déterminer le degré de vraisemblance du développement actuel d’un nouveau programme clandestin iranien.

La politique internationale de démantèlement des réseaux de prolifération a contraint la République islamique à une autosuffisance toujours plus grande. L’Iran est en outre soumis à une surveillance de plus en plus étroite et à de dures sanctions. Le pays posséderait néanmoins encore des ressources, certes limitées, mais pouvant être affectées à un second programme secret. L’Iran prendrait-il le risque d’affaiblir encore ces ressources et de créer des doublons pour bâtir ce programme ? C’est d’autant moins probable que le premier programme clandestin a été mis au jour en 2009, avec la découverte du site d’enrichissement de Fordo. En l’absence d’informations fiables, les services de renseignements n’écartent pas l’existence d’autres complexes clandestins, mais Téhéran pourrait difficilement financer un nouveau programme secret.

La limitation des ressources entre également en considération quand on examine les conditions d’une dissuasion nucléaire crédible. Comme le souligne Daryl Kimball, de l’Arms Control Association : « Se procurer une quantité de matières fissiles de qualité militaire suffisante pour produire une bombe n’équivaut pas à posséder un arsenal nucléaire [30]. » Téhéran ne se manifestera pas avant de disposer d’au moins quatre ou cinq bombes, qui lui conféreraient une posture de dissuasion minimale. Et la nécessité de produire plus d’une arme nucléaire allonge le temps nécessaire pour accéder au statut de puissance nucléaire.

« Pour pouvoir bâtir et employer réellement un arsenal, si modeste soit-il, tout État doit d’abord accroître ses réserves de matières fissiles, concevoir une ogive, si possible tester le modèle et enfin procéder à des essais incluant le vecteur et l’ogive. Tout au long du processus, le risque est grand que l’une ou l’autre activité soit découverte [31]. » C’est ce risque que chercheront à éviter les autorités iraniennes. La phase durant laquelle le pays pourrait laisser transparaître des indices trahissant son activité est celle du franchissement du seuil. Démasqué, l’Iran se verrait inévitablement condamné par la communauté internationale, mis à l’isolement et devrait probablement se préparer à subir une intervention militaire – vraisemblablement israélienne. Bien que les États-Unis et Israël n’aient pas clairement défini leurs « lignes rouges » respectives, une conversion manifeste du programme nucléaire civil en un programme militaire serait jugée intolérable. Cette transition vers le nucléaire militaire, qui précède l’acquisition de l’arme, serait le moment idéal pour une intervention israélienne ou américaine. L’objectif a minima serait d’infliger des dommages assez importants pour retarder l’issue du programme. La République islamique a donc tout intérêt à garder secret le franchissement du seuil tant qu’elle ne possède pas un nombre suffisant de bombes accompagnées de vecteurs opérationnels.

Si l’Iran juge élevée la probabilité que son programme soit percé à jour, il renoncera sans doute à son ambition de devenir une puissance nucléaire. Les dirigeants iraniens tiennent avant tout à préserver le régime. Pour J. Dobbins et ses collègues de la RAND Corporation, les mollahs « ne chercheront vraisemblablement pas à acquérir l’arme nucléaire […] si cela risque de mettre en péril le régime », sauf s’ils jugent le risque acceptable ou sont absolument certains du résultat [32]. Si les États-Unis et leurs alliés parviennent à « convaincre l’Iran que toute activité à visée militaire sera très probablement découverte et que de dures sanctions seront sans aucun doute appliquées avant que la fabrication de l’arme ne soit achevée [33] », Téhéran renoncera. L’Iran devra être absolument convaincu de pouvoir garder son programme secret pour le lancer. Le pays ne souhaite certainement pas renouveler l’expérience cuisante de la découverte du site de Qom [34]. Les révélations de 2009 sur le site souterrain d’enrichissement d’uranium avaient mobilisé l’opinion en faveur de sanctions plus dures.

L’Iran poursuivra donc probablement ses activités nucléaires en restant autant que possible dans la légalité et franchira lentement, au grand jour, les étapes lui permettant de parvenir au seuil technologique, en justifiant ses décisions à mesure de ses avancées. Le pays a par exemple motivé de manière répétée sa décision d’enrichir de l’uranium à 20 % par la nécessité d’alimenter le réacteur de recherche de Téhéran, qui produit des isotopes radioactifs utilisés dans le traitement des cancers [35]. C’est ce qu’on désigne couramment par le terme de « tactique du salami [36] ».

Conclusion

Nous sommes loin de connaître les intentions de l’Iran ou l’état d’avancement réel de son programme nucléaire. Malgré les inquiétudes exprimées par l’AIEA dans ses rapports ces dernières années, la position majoritaire consiste à dire que l’Iran « ne possède pas encore l’arme nucléaire et n’est pas encore capable de la produire sans que nous ne comprenions son intention bien à l’avance ».

L’Iran pourrait chercher à acquérir un potentiel nucléaire, mais ne semble pas pour l’heure vouloir assumer les risques liés à la fabrication de l’arme. L’hypothèse est étayée par un faisceau d’indices suggérant que Téhéran n’a pas entamé le processus de conversion de son programme civil en programme militaire : l’absence apparente de hâte dans la progression dudit programme, la configuration des sites nucléaires iraniens actuellement connue, les informations dont nous disposons (dans la mesure où les États les transmettent) et la certitude de pouvoir détecter toute tentative de franchissement du seuil.

Les autorités iraniennes cherchent probablement à accéder à un potentiel nucléaire et à s’établir au fameux seuil. Elles réduiraient ainsi le délai nécessaire à la production de l’arme, donc le moment de leur plus grande vulnérabilité politique et militaire. Cette stratégie se fonde vraisemblablement sur l’idée que l’Iran pourrait conserver une avance au moins équivalente au temps nécessaire pour acquérir la bombe, ce qui lui permettrait de prévenir un éventuel tournant stratégique en sa défaveur dans la région. Si l’Iran décidait d’assumer les risques liés à l’acquisition de l’arme nucléaire, il disposerait de la sorte d’une capacité de dissuasion en temps utile.

Dina Esfandiary

Dina Esfandiary est expert sur l’Iran et responsable de projet au sein du Programme de non-prolifération et de désarmement de l’Institut international d’études stratégiques (IISS) à Londres

Notes

18. Voir G. Malbrunot, « Comment les États-Unis espionnent l’Iran », Le Figaro, 5 décembre 2007, disponible sur : <http://tinyurl.com/6h5k9ka&gt; ; M. Perry, « False Flag », Foreign Policy Magazine, 13 janvier 2012, disponible sur <http://www.foreignpolicy.com/articles/2012/01/13/false_flag&gt;.

19. Voir en particulier l’agence de contre-espionnage Oghab-2, créée en 2005 par l’Iran, dont l’unique mission est de protéger le secret nucléaire iranien.

20. J. Risen, « Ghosts of Iraq Haunting CIA in Tackling Iran », The New York Times, 31 mars 2012, disponible sur : <http://www.nytimes.com/2012/04/01/world/middleeast/assessing-iran-but-thinkingabout-iraq.html?pagewanted=all&gt;.

21. Voir F. Gardner, « Why Iran’s Capture of US Drone Will Shake CIA », BBC News, 8 décembre 2011, disponible sur : <http://www.bbc.co.uk/news/world-us-canada-16095823&gt;.

22. Pour plus d’informations sur le complexe militaire de Parchin, voir S. Peterson, « Iran’s Parchin Complex: Why Are Nuclear Inspectors so Focused on It? », The Christian Science Monitor, 20 avril 2012, disponible sur : <http://www.csmonitor.com/World/Middle-East/2012/0420/Iran-s-Parchin-complex-Whyare-nuclear-inspectors-so-focused-on-it&gt;.

23. Voir Mise en œuvre de l’accord de garanties TNP…, op. cit., paragr. 43-44 et 49-50

24. D. E. Denning, Information Warfare and Security, New York, ACM Press, 1999, p. 164.

25. En juin 2004, des sources ont affirmé qu’Ahmed Chalabi, homme politique irakien, aurait informé les autorités iraniennes du déchiffrage par les États-Unis de leur code de communication. Voir par exemple J. Risen et D. Johnston, « The Reach of War: The Offense. Chalabi Reportedly Told Iran That US Had Code », The New York Times, 2 juin 2004.

26. R. Jervis, « Reports, Politics, and Intelligence Failures: The Case of Iraq », Journal of Strategic Studies, vol. 29, n° 1, 2006, p. 13.

27. Mise en œuvre de l’accord de garanties TNP…, op. cit. Voir également D. Albright, A. Stricker et C. Walrond, op. cit.

28. « Background Briefing by Senior Administration Officials on Iranian Nuclear Facility », communiqué de presse, la Maison-Blanche, 25 septembre 2009, disponible sur : <http://www.whitehouse.gov/the_press_office/Background-Briefing-By-Senior-Administration-Officials-On-Iranian-Nuclear-Facility/&gt;.

29. « Background Briefing by Senior Administration Officials on Iranian Nuclear Facility », op. cit., paragr. 45.

30. J. Ramsey, « Q&A with the ACA’s Daryl Kimball about Iran’s Nuclear Program », Lobelog Foreign Policy, 8 février 2012, disponible sur : <http://www.lobelog.com/qa-with-the-acas-daryl-kimball-aboutirans-nuclear-program/&gt;.

31. Ibid.

32. J. Dobbins, A. Nader, D. D. Kaye et F. Wehrey, « Coping with a Nuclearising Iran », RAND Corporation, 2011, p. 27, disponible sur : <http://tinyurl.com/ch648jv&gt;.

33. P. Jones, « Learning to Live with a Nuclear Iran », The Nonproliferation Review, vol. 19, n° 2, 2012, p. 207.

34. Entretien de l’auteur avec un responsable israélien, juin 2012.

35. Les réserves de combustible argentin destinées au RRT étant épuisées, l’Iran tente de produire ses propres barres de combustible. Pour plus d’informations, voir O. Heinonen, « Iran’s First Nuclear Fuel Rod and What It Means », Julian Borger’s Global Security Blog, hébergé sur Guardian.co.uk, 5 janvier 2012, disponible sur : <http://www.guardian.co.uk/world/julian-borger-global-security-blog/2012/jan/05/iran-nuclear-fuel&gt;.

36. Entretien de l’auteur avec un responsable israélien, juin 2012.

Traduction : Claire Despréaux

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3 réponses à “Nucléaire iranien : que sait-on ? (2/2)

  1. La caractéristique d’un expert c’est d’être payé pour pondre une expertise.. Et c’est celui qui paie qui en publie les résultats, dans un but précis.
    Quels sont ces buts dans le cas présent? D’abord et avant tout maintenir le doute coûte que coûte, et garder le fer bien au chaud. Cela fait des années que des centaines d’experts pondent des milliers de textes, avec des tonnes de références (qui ne sont d’ailleurs que des références circulaires, puisqu’ils ne font que se citer les uns les autres), pour aboutir toujours aux mêmes conclusions: il n’y a rien sur la bomme nucléaire iranienne, mais l’absence de preuves ne signifie ni la non existence de cette bombe, ni la non volonté de l’obtenir.
    Ainsi, sous couvert de sérieux et d’objectivité, on renforce le doute et on permet la perpétuation des sanctions et des menaces.

  2. C’est surprenant comme un même texte peut conduire les lecteurs à des conclusions totalement opposées : il est parfaitement logique de considérer que l’Iran se préoccupe de développer un nucléaire civil pour produire de l’énergie électrique dont elle a grand’besoin !…Pour une fois que la version officielle est conforme au réel , et jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas lieu de la mettre en doute !…Ce ne sera « jamais » qu’un risque nucléaire de plus à la liste déjà longue de catastrophes plus ou moins « étendues » !… ( Quant à la Bombe, à moins de supposer que l’Iran dispose d’une flotte de tunneliers qui ont transformé son sous-sol en « gruyère » sur au moins 1000 m. de profondeur …. !!! )

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