International
Gaza : comment survivre sans contrebande ? : Contre Info. L’achèvement imminent par l’Égypte de l’installation d’une barrière en acier souterraine et en surface le long de sa frontière avec la bande de Gaza met les Gazaouis sur les nerfs : comment vont-ils survivre sans l’important commerce qui passe par les tunnels ? Un trafic de contrebande lucratif transite par les tunnels pour toute une gamme de produits depuis qu’Israël a imposé un embargo économique contre la bande de Gaza après la prise de pouvoir par le Hamas en juin 2007. La Banque mondiale et les économistes palestiniens estiment qu’au moins 80 pour cent des importations totales vers Gaza passent par les tunnels. « Creuser des tunnels et y travailler est l’un des rares emplois disponibles pour les jeunes Gazaouis », a dit Omar Sha’ban, économiste à Gaza…
Mexique : un syndicat liquidé en une nuit : Investig’action. Dans la soirée du samedi, 10 octobre 2009, des milliers de soldats et policiers fédéraux, profitant du fait que leur présence dans les rues est familière depuis la militarisation de la lutte anti-drogue, envahissent subrepticement une cinquantaine d’installations de la compagnie nationale d’électricité, Luz y Fuerza del Centro (LFC) qui approvisionne plus de six millions de personnes dans le centre du pays. Les militaires forcent les travailleurs présents à quitter les lieux et attendent que le président mexicain Felipe Calderon émette un décret liquidant purement et simplement l’entreprise publique et son syndicat, le Syndicat mexicain des électriciens (SME). Du jour au lendemain, 44 000 travailleurs et leur famille de même que 22 000 retraités se retrouvent à la rue alors que disparaît l’un des syndicats indépendants les plus forts et combatifs du pays…
Impérialisme
Semaine sainte sanglante en Russie : Realpolitik.tv. La semaine sainte du carême orthodoxe de l’année 2010, restera marquée par les deux attentats qui ont ensanglanté le métro moscovite. La question est désormais de savoir qui se trouve derrière ces actes. Si l’administration russe reste prudente sur ce thème, on peut émettre quelques hypothèses en se demandant à qui profite le crime. On retrouvera sans doute derrière cet acte, des terroristes caucasiens, peut-être tchétchènes ou ingouches, mais cela n’a guère d’importance. La situation en Tchétchénie est normalisée, et un attentat à Moscou, aussi sanglant soit-il n’a aucune chance de déstabiliser le pouvoir tchétchène. Il faudrait pour cela, s’en prendre directement au Président Khadirov. Ce n’est donc pas une action des indépendantistes, dans un but de reconnaissance politique…
Business et terrorisme à Moscou : Mecanopolis. Une fois la première guerre de Tchétchénie achevée, l’unité de façade qui avait abouti au règlement du conflit s’effondre. En octobre 1996, un mois à peine après avoir conclu la paix, le général Alexandre Lebed, dont les ambitions personnelles deviennent trop menaçantes aux yeux du Kremlin, est limogé par Boris Eltsine. Le climat politique, déjà délétère, se détériore encore un peu plus à Moscou, au cours de ce que l’on a appelé la « guerre sordide » : chaque jour, des proches du président russe s’accusent les uns les autres de tentatives d’assassinat, par journaux interposés. Boris Berezvoski, l’oligarque patron d’Aeroflot et de la chaîne de télévision ORT, est notamment mis en cause par le général Alexandre Korjakov, chef de la garde présidentielle, dans le meurtre de Vlad Listiev, journaliste vedette d’ORT, et dans un projet d’attentat contre Vladimir Goussinski, un oligarque rival, propriétaire de NTV. Ce contexte surréaliste n’empêche pas la progression du magnat dans l’appareil d’État russe : le 30 octobre 1996, il est nommé secrétaire adjoint du Conseil de sécurité. Il est chargé des relations avec la Tchétchénie…
Armement
De futurs accords START peu ambitieux : Zone d’intérêt. Le gouvernement américain a annoncé le 24 mars la finalisation des accords bilatéraux sur la réduction des armes nucléaires qui seront signés prochainement avec la Russie. Selon les informations publiées par les agences de presse et qui font notamment suite à la rencontre de Sergei Lavrov et Hillary Clinton à Moscou le 18 mars, la Russie et les USA devraient s’engager à réduire de 30% leurs arsenaux d’armes nucléaires stratégiques. Cette réduction devrait porter le nombre d’armes nucléaires en possession de chaque puissance à 1 550 charges et 800 vecteurs (ICBM, SLBM et bombes délivrées par les airs). Le nouveau traité, souvent baptisé START III ou START 2010, devrait être signé par les présidents Obama et Medvedev à Prague le 8 avril prochain…
Espionnage
La Direction du Renseignement Militaire : Diploweb.com. Interview du général de corps d’armée Benoît Puga, directeur du renseignement militaire (DRP) de la France. Par arrêté du 5 mars 2010, du Président de la République, le général de corps d’armée Benoît Puga a été nommé chef de l’état-major particulier du Président de la République Nicolas Sarkozy. La DRM comme vous le savez a été créée en 1992, à l’issue de la première guerre du Golfe, à l’occasion de laquelle il avait été constaté un manque dans le domaine du renseignement, notamment d’environnement. Dans le contexte de la guerre froide la menace principale venait de l’Union soviétique, et le renseignement militaire était donc centré sur la connaissance des matériels et de l’organisation militaire de l’adversaire. En revanche, la connaissance de l’environnement, du contexte politico-militaire et politico-économique (notamment l’industrie d’armement) était jugée insuffisamment prise en compte pour faire face aux nouvelles formes d’engagement auxquelles étaient confrontées les armées françaises…
Economie
Le sens de la crise grecque : Le Grand Soir. Il a été dit beaucoup de choses sur la crise et la Grèce ces dernières semaines, des plus nauséabondes aux plus confuses. Il en résulte un argumentaire exportable dans tous les pays développés. Les médias ont abondamment repris le message officiel qui tient en 5 chapitres : 1) La Grèce a triché pour cacher une dette publique « insoutenable » ; 2) Elle est au bord de la cessation de paiement comme d’autres pays de la zone euro ; 3) L’Union européenne compatit mais n’y peut rien si ce n’est encourager des plans de rigueur et demander la mise sous tutelle du pays ; 4) La Grèce doit prendre des mesures d’austérité pour réduire son déficit public ; 5) La sortie de crise des pays développés implique des plans d’austérité et de rigueur de même nature. Il faut décoder ce message idéologique destiné en fait à tous les peuples des pays du Nord…
Ce n’est pas la Grèce qu’il faut exclure, c’est l’Allemagne ! : Le Monde diplomatique. La proposition allemande d’exclure la Grèce de l’Union monétaire européenne n’est finalement que le couronnement logique d’une longue suite de manifestations de mépris, entamée dans les années 90 avec le thème du « Club Med », alias les pays du Sud de l’Europe, incapables de se tenir à des règles de gestion macroéconomique rigoureuses (« allemandes »), poursuivies avec la proposition, entourée de rires gras, de vendre quelques îles grecques, et maintenant arrivées à leur terme avec la perspective finale de l’exclusion pure et simple. Mais l’Allemagne perçoit-elle exactement jusqu’où aller trop loin ? Même Christine Lagarde, piquée par on ne sait quel insecte, se met à dénoncer tout ce qu’elle a pourtant toujours adoré et fustige la stratégie non coopérative de désinflation compétitive allemande, celle-là même d’ailleurs que la France tente également de pratiquer depuis des décennies et que la construction européenne impose plus ou moins à tous ses membres – à ceci près que même dans les jeux de cons il y a des perdants et des gagnants…

