Archive | 19:58

The Road to Guantanamo (vidéo)

7 jan

Synopsis Wikipedia : The Road to Guantanamo est un docu fiction de Michael Winterbottom de 2006 qui raconte l’histoire vraie de quatre jeunes Anglais partis célébrer le mariage d’un ami au Pakistan, leur pays d’origine, fin septembre 2001. Ils décident alors d’aller en Afghanistan juste après le 11 septembre, pour, voir comment ils pouvaient aider là-bas (à l’époque, les talibans étaient au pouvoir). Ils ne reviendront chez eux que 2 ans et demi plus tard après un séjour prolongé à la prison américaine de Guantánamo. L’un d’eux ne reviendra jamais. Le tournage s’est déroulé en Afghanistan, au Pakistan et en Iran, qui simula Cuba. Mat Whitecross est co-réalisateur et entreprit la plupart des interviews avec les véritables protagonistes du film. The Road to Guantanamo a reçu l’Ours d’argent du Meilleur réalisateur au festival de Berlin en 2006.

Pour voir le film en grand format : The Road to Guantanamo

Tous fichés ! (vidéo)

7 jan

Mecanoblog, qui remercie au passage Art qui dit Non ! pour lui avoir fait porter ce documentaire à sa connaissance, vous propose de vous plonger dans la surveillance étatique, plus communément appelé Big Brother, de la liberté et par conséquent de la démocratie dans nos sociétés contemporaines européennes ou plutôt dans nos technocraties européennes. Au-delà du monde virtuel, dans le réel, nous savons entre autre que le vrai problème de l’insécurité ne réside pas tant dans ses conséquences mais bien dans les causes dont personne n’en parle. Cependant, la guerre contre le terrorisme a apporté de nouveaux facteurs qui justifient la vidéo-surveillance et l’espionnage dans le cyberespace. Aujourd’hui, en France, Brice Hortefeux, nouveau ministre de l’Intérieur, a décidé en novembre 2009 de faire passer de 20 000 à 60 000 le nombre de caméras de surveillance. Et pourtant bien qu’en Grande-Bretagne, plus de 4 millions de caméras étaient déjà installées en 2007, soit une caméra pour 15 habitants, selon un rapport officiel de Scotland Yard, datant de mai 2009, affirmait que les caméras n’ont permis d’élucider que 3% des vols dans les rues de Londres. Dans les différentes études menées en Angleterre, mais aussi aux Etats Unis, ou en Australie, les caméras n’ont pas apporté des résultats significatifs, bien au contraire, même si certains rapports sont contradictoires. lien

Première partie

Deuxième partie

Troisième partie

Quatrième partie

Cinquième partie

Sixième partie

Septième partie

Huitième partie

Sources : http://arkidinon.artblog.fr/345916/Tous-fiches-Documentaire-Arte/ et http://nemesisnom.wordpress.com/2010/01/04/big-brother-ou-larroseur-arrose/

Qui veut acheter les Etats-Unis ?

7 jan

par Michel Santi

Avec un montant total de 529 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l’année 2009, les ménages américains – échaudés par la crise et donc en mal d’investissements sécuritaires – se sont révélés les plus gros consommateurs de Bons du Trésor de leur pays, raflant ainsi 45% de toutes les nouvelles émissions de papiers valeurs US et contribuant de manière décisive à maintenir les rendements sous pression. Quant à la Réserve Fédérale US, elle s’est montrée l’an dernier championne toutes catégories dans l’acquisition d’obligations émises par des instituts proches de l’Etat Fédéral (comme Fannie Mae et Freddie Mac entre autres) puisqu’elle a effectivement dépensé plus de 800 milliards de dollars à cet effet sur la même période alors que les investisseurs étrangers, eux, ont pour solde écoulé pour quelques 110 milliards de dollars de ces obligations…

Ben Bernanke

L’hyper activité de la Banque Centrale Américaine qui, prétextant les baisses de taux quantitatives, a acquis 50% des nouvelles émissions de la Trésorerie Américaine au deuxième trimestre 2009 et près de 30% de ses émissions au trimestre suivant, a été relayée – et soutenue – par le consommateur US qui s’est montré extrêmement friand vis-à-vis d’un type de placement qui s’apparente plus aujourd’hui à un gigantesque schéma de Ponzi qu’à une dette souveraine AAA !

Certes, les Etats-Unis – et avec eux le reste du monde – doivent-ils à ces baisses de taux quantitatives – et donc en partie aux ménages américains – d’avoir pu maintenir leurs taux proches du zéro et d’être ainsi en mesure d’injecter force liquidités dans leur système financier au bord de la banqueroute. Pour autant, ces ménages – et ce consommateur – US représentent pour Wall Street une proie facile à convaincre – et à plumer – dans une conjoncture où la Trésorerie Américaine éprouve une peine dramatique et sans précédent à écouler ses Bons en direction de son marché traditionnel, à savoir à l’étranger.

Il est effectivement de notoriété publique que c’est l’appétit de l’investisseur non-américain – privé, institutionnel et gouvernemental – qui a autorisé la Trésorerie US à procéder ces vingt dernières années à des levées massives de fonds ayant financé tout à la fois le train de vie du gouvernement (guerres comprises), la consommation caricaturale du citoyen moyen et au passage quelques bonnes bulles spéculatives… Les autorités américaines ont néanmoins trouvé aujourd’hui une parade bien pratique pour contourner cette volte face des investisseurs étrangers.

En effet, la Fed imprime des dollars qui permettent l’acquisition de Bons émis par le Trésor et par les agences affiliées ! La Banque Centrale Américaine procède tout bonnement à des simulacres d’émissions obligataires réussies mettant en scène des Bons qui « trouvent » toujours des acheteurs et ce au nez et à la barbe d’un marché complaisant qui applaudit de toutes ses mains car seulement préoccupé par les apparences.

Aujourd’hui, en 2010, les Etats-Unis d’Amérique, leur notation AAA, leur devise et même leur mode et train de vie se retrouvent le dos au mur car, en l’absence d’une amélioration rapide de leur balance commerciale et d’un rétablissement de leur croissance, il leur sera impossible de poursuivre le financement des baisses de taux quantitatives, c’est-à-dire de ces achats de Bons du Trésor et autres obligations plus ou moins corrélées à l’Etat, par l’intermédiaire de ménages pressés comme des citrons ou par une planche à billets ayant craché tout ce qu’elle avait dans le ventre ! Cet électrochoc à répétitions des baisses de taux quantitatives – simple manipulation consistant à comprimer les taux d’intérêts au possible - n’a en réalité fait qu’amplifier des comportements peu scrupuleux – voire pervers – préalables à la crise et ayant débouché sur cette même crise.

Une occasion unique a été grossièrement ratée par l’ensemble des dirigeants occidentaux qui, saisissant l’opportunité d’une accalmie grâce aux baisses de taux quantitatives, auraient pu corriger et purifier les distorsions du système financier tout en équilibrant le processus de distribution des ressources dans nos sociétés et en assainissant un commerce international dominé par les déséquilibres…

Par quel miracle les ménages américains continueront-ils en 2010 à épargner (c’est-à-dire à thésauriser des obligations d’Etat) tout en consommant suffisamment pour faire progresser leur P.I.B. … le tout dans un contexte de marché immobilier toujours déprimé et de revenus stagnants ? Subsidiairement, pourquoi le monde serait-il plus attiré aujourd’hui par les exportations américaines ?

En réalité, les USA sont proches du point de rupture à moins que Bernanke et ses acolytes n’aient un plan B ou que l’administration actuelle ne mise sur un facteur exogène – comme une guerre ? – qui doperait la relance. A mon sens, les dirigeants américains sont saisis par le déni pendant que leur Empire sombre.

Source : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/qui-veut-acheter-les-etats-unis-67707