Traité de Lisbonne : le choix de la présidence entre les mains du Groupe Bilderberg


la marche vers la dictature avec le Traité de Lisbonne

Devant le très sélect groupe de Bilderberg, Herman Van Rompuy a présenté sa vision de l’Europe. Une première sortie depuis qu’il est cité comme favori pour la présidence du Conseil européen. Il s’est dit favorable à un impôt « vert » dans l’Union européenne, selon De Tijd et L’Echo.

Le Premier ministre Herman Van Rompuy, jusqu’ici très discret sur ses ambitions européennes, a présenté jeudi soir sa vision sur l’Europe au groupe de Bilderberg, qui réunit des personnalités de l’élite mondiale de la politique et des affaires, affirment L’Echo et De Tijd.

Herman Van Rompuy (CD&V) a notamment expliqué, « avec toutes les nuances possibles », devant ce club très « select », lors d’un dîner à Val-Duchesse, que les esprits mûrissaient parmi les dirigeants européens en faveur d’un impôt « vert » propre à l’Union européenne, afin de réduire les contributions financières des Etats-membres. La reprise économique ne suffira pas à réduire les déficits budgétaires « gigantesques » de nombreux pays de l’UE, a ajouté M. Van Rompuy.

Les discrètes conférences Bilderberg réunissent des décideurs et leaders d’opinion occidentaux pour une sorte de Forum de Davos secret et interdit à la presse. La première a eu lieu en 1954 aux Pays-Bas, dans l’hôtel Bilderberg de Oosterbeek (centre des Pays-Bas), dont elle a gardé le nom.

« Van Rompuy ferait un bon dirigeant de l’Union »

Le Premier ministre Herman Van Rompuy ferait un bon dirigeant européen, a conclu un chercheur de l’Université d’Anvers, à l’issue d’une étude menée selon une technique d’analyse notamment utilisée par la CIA. A l’instar des autres chefs d’Etat européens, Herman Van Rompuy est à Berlin. Son éventuelle nomination ne devrait pas intervenir avant dimanche, voire la semaine prochaine.

Herman Van RompuySelon cette étude, M. Van Rompuy agit comme un dirigeant « opportuniste » ou « collégial », selon le contexte. « Il est en général ouvert à l’information », peut être orienté vers une tâche ou focalisé sur le moral du groupe et respecte généralement les contraintes qu’il perçoit dans un certain environnement. « Internationalement, son but est de prendre l’avantage d’opportunités et de relations », précise le chercheur de l’UA.

Le profil établit par cette étude confirme l’image de M. Van Rompuy comme une personne qui négocie pour résoudre les problèmes, sans être à la recherche d’un besoin personnel de pouvoir et de prestige.

En tant que dirigeant, il tient toujours compte de son environnement et n’avance que quand il le pense possible.

Selon M. Van Assche, le Premier ministre est le type de leader qui correspond à la situation dans laquelle se trouve l’Union européenne, avec un besoin de quelqu’un qui peut traiter calmement de la crise économique et financière, de la « fatigue » suivant les élargissements et qui peut mettre en application le traité Lisbonne.

Le chercheur a utilisé la technique américaine de « Leadership Treat Analysis », aussi employée par la CIA, pour déterminer le profil de leader de M. Van Rompuy. Il a étudié le choix des mots utilisés dans des interviews à la lumière de plusieurs paramètres.

Le président européen sera choisi le 19 novembre

La présidence suédoise l’a confirmé : le sommet européen extraordinaire destiné à désigner le président du Conseil et le haut représentant pour la politique étrangère aura lieu jeudi 19 novembre. Herman Van Rompuy reste dans la course, mais Londres met la pression pour imposer Tony Blair.

La présidence suédoise de l’Union européenne convoque un sommet extraordinaire le 19 novembre à Bruxelles pour choisir les nouveaux postes emblématiques de président et de chef de la diplomatie de l’UE, a annoncé mercredi une porte-parole. La présidence suédoise a bouclé une première session de consultations auprès des 26 autres chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, mais il n’y a encore aucun consensus sur un candidat pour chaque poste, plusieurs noms ayant été proposés, a expliqué la porte-parole.

Le choix des postes de président et de chef de la diplomatie de l’UE s’annonce plus compliqué à boucler que prévu, aucun nom ne faisant encore consensus alors que Londres continue à soutenir mordicus son ancien Premier ministre Tony Blair.

Plusieurs pays européens, dont la France, espéraient pouvoir boucler les négociations dès cette semaine. Le favori pour le poste de président du Conseil européen reste le chef du gouvernement belge, le chrétien-démocrate Herman Van Rompuy, soutenu par Paris et Berlin, selon des diplomates. Les autres noms évoqués pour la présidence de l’UE sont le Néerlandais Jan Peter Balkenende, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker ou la Lettone Vaira Vike-Freiberga.

Pour la fonction de Haut représentant, l’ancien Premier ministre italien de gauche Massimo D’Alema est cité comme alternative possible.

 

Source : Le Soir

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