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les sept péchés capitaux de l’Occident

Dans Al Qaïda, Altermondialiste, Analyse, Armes de Destruction Massives, Axe du Mal, Éducation, États-Unis, Barack H. Obama, Capitalisme, Christianisme, Dollar, Euro, Europe, FMI, France, G20, Guerre contre le Terrorisme, GWOT, Insurrection, Internet, Islam, Israël, Judaïsme, Manipulation, Mondialisation, Moyen-Orient, New World Order, Nouvel Ordre Mondial, Nucléaire, NWO, Occident, OMC, OMS, ONU, OPEP, OTAN, Pentagone, Propagande, Réflexion, Shoah, Sionisme, Surveillance, UE, Wall Street le 13 juillet 2009 à 23:37

Par Saïd Ahmiri

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les sept péchés capitaux de l’Occident

Ingérence, souffrance, indécence, désespérance, médisance, arrogance, c’est l’ère de la violence. Son âge d’or retraçant une spirale sans fin d’action, de réaction et de complication, d’attaque, de contre-attaque et de réciprocité. Dans le fond, peu importe qu’elle soit brute et primaire ou voulue et machiavélique, qu’elle soit verbale ou physique, le témoignage d’un harcellement ou le concept de l’insécurité dévoilée dans la lucarne plasma, et emballée dans une boulette d’aluminium ou encore derrière une vitrine de la rue d’Aerschot au nord de la Babel européenne, elle forme les aspects des fédérations libres de l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord. Cette véhémence issue du mal qui se travestit, qui sourit ses mille et une tentations jusqu’à s’échanger ou se vendre, a pris une place considérable au sein de la société contemporaine. D’avantage encore dans ce nouveau millénaire ultra-numérique où des nations meurtrières, étant coupable de liberticide et n’ayant absolument plus rien àm-WTC_crash2_1_ envier à la cité légendaire de Babylone, font gober de perfides mensonges aussi gros que des avions. « Par l’insensible progrès de la perversion, l’homme peut en venir à aimer ce qu’il nomme le mal, pour le mal même. » Blondel, Action. Les diverses formes distinctes de la terreur sont utilisées depuis les géants empires de l’antiquité pour assurer le pouvoir persécuteur des despotes pharaoniques. Usant de corruption, tous les prétextes sont déployés pour le garder le plus longtemps possible à l’image des régimes présidentiels arabes. De nos jours, la plus sanguinaire chronique scandaleuse est la guerre contre le terrorisme, une nouvelle page de l’Histoire. Ce qui impose par conséquent que tous les gouvernements de la planète doivent se plier aux ordres de la tyrannie washingtonienne, le bras armé de la liberté. « Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous. » George W. Bush, 1er novembre 2001. Les répercussions seraient catastrophiques. N’oublions jamais que les commandeurs tourmenteurs des armées des ténèbres sont du même côté que celles et ceux qui osent nommer les pays voyous de l’Axe du Mal. Les maîtres pragmatiques qui autrefois, en reconnaissant leur grande utilité, les ont aidés financièrement pour servir principalement leurs intérêts : la Corée contre le Japon pendant la Seconde Guerre Mondiale, l’Afghanistan contre l’URSS pendant la Guerre Froide, l’énigmatique guerre Iran-Irak. De l’ingérence étatique à l’arrogance culturelle, la diabolisation systématique est dénaturée d’une fresque cinématographique. « Hollywood et le Pentagone ont le même code génétique. » Nous savions déjà tout ça. Nous, citoyens des démocraties atlantistes, ne sommes pas les victimes d’un subversif système doctrinal, nous le soutenons aveuglément. Lui, l’Occident.

 
David RockefellerNous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés. ” David Rockefeller. Propos tenus lors de la réunion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991.
 

Processus d’intoxication

contrôle mentalParadoxalement à la technologie et aux avancées scientifiques censées améliorer les conditions de vie, la dégénérescence des moeurs de l’Homme, la machine à faire du fric, est le plausible constat des décadences de la liberté illimitée de l’Occident ainsi que le lent aboutissement d’une idéologie méthodique analogue aux programmes noirs du régistre émotionnel de type Méthode PDH (Pain, Drug and Hypnosis), Liste MISE (Money, Ideology, Sex et Ego) et dans les fondations de la psychologie moderne tel que le conditionnement classique pavlovien, un thème important repris dans le roman d’Aldous Huxley, Le Meilleur des mondes. « On utilise souvent l’expression « chien de Pavlov » pour décrire quelqu’un qui réagit de façon instinctive à une situation, plutôt que d’utiliser son esprit critique. » Nous savons pourquoi les malveillants psychothérapeutes du gouvernement fantôme de la planète se sont élancés dans cette vaste campagne de guerres psychologiques. Les objectifs sournois de la régression de l’intellect – des dégradations cérébrale et morale par le biais de désillusions, du matérialisme, de futilités superficielles – visent autant l’abrutissement des masses que les contrôles comportemental et psychique par une forme d’intelligence prétendue supérieure mais toujours humaine. Selon Wikipedia, rappelons une fois de plus car on ne le répétera jamais assez que « l’on parle de manipulation mentale lorsqu’un individu ou qu’un groupe d’individus exerce une tentative de prise de contrôle de l’esprit et du comportement d’une personne ou d’un groupe (…) Des formes extrêmes en seraient par exemple le lavage de cerveau, ou des manipulations conduisant au suicide » ou encore conduisant à satisfaire démocratiquement l’opportunité des enjeux géopolitiques de grandeur nationale sur le plan international telles que l’hégémonie planétaire, l’obédience énergétique et la régulation financière. La fin justifie les moyens a dit Machiavel. Dans la mission de contrôle de l’opinion publique, notons que l’endoctrinement par la religion ou la politique, par la régularité de divers tous-les-jours-je-lave-mon-cerveau-avec-la-tele-pochoirmoyens de pression psychologique (les images) ou le martèlement indéfini des mêmes affirmations (les sons) aurait la capacité à dissoudre tout esprit critique chez celui qui le subit. C’est notamment le cas de l’instrumentalisation psychiatrique, pédagogique et politique de la Shoah en France ou partout ailleurs. Voici deux célèbres citations nazis pleines de pertinence que l’on voit beaucoup circuler sur le net depuis le 11 septembre 2001 : « Un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois il devient une vérité. » émise par Adolf Hitler et « Plus le mensonge est gros, et plus les gens y croient. » de Joseph Goebbels. Critiquant les théories behavioristes qui tentent candidement de résumer l’intelligence humaine à des phénomènes d’apprentissage et d’imitation sur le modèle de l’éthologie (science des moeurs) animale, l’éminent professeur émérite de linguistique au MIT (Massachusetts Institute of Technology) Noam Chomsky parle de l’endoctrinement comme d’une réalité qu’il est « urgent de comprendre (…) mais plus facile à déceler dans les sociétés totalitaires que dans les systèmes de « lavage de cerveau au nom de la liberté » auxquels nous sommes soumis et que nous servons de façon plus ou moins consciente ». Propaganda : un texte fondateur sur la communication moderne.

Dualisme notoire

A l’image de la pomme pourrie dans le panier, les fléaux anthropiens prolifèrent à toute vitesse, non pas à notre insu mais au dépens de nos actes, de toutes nos oeuvres manichéennes. Un peu comme la cupide soif d’argent poussant à l’envie, à ce terrible péché capital de possession au terme transformé par les superpuissances en intérêts économiques pour la nation. La logique démocratique du bombardement militaire trouve dès lors sa justification après une longue campagne de lobotomie propagandiste. Souvent chez le quidam, il arrive que les nerfs lâchent et bien au-delà de cet autre péché capital de la colère entraînant parfois des actes regrettables, c’est la haine abjecte qui parle d’elle-même à la place de la raison, loin de la moralité, très loin des valeurs transmises par l’éducation parentale. Dire « réfléchir avant d’agir » ou « tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de l’ouvrir » sont et restent deux modestes antidotes à cette haine propre du coeur faible du commun des mortels. Mais sans se voiler la face, il faudra beaucoup de temps, plusieurs générations peut-être, pour permettre au changement d’attitude, à regretl’évolution des pensées, d’apporter des résultats concluants. Chez les êtres doués d’une certaine sensibilité, aux antipodes de celle et ceux qui n’éprouvent le moindre scrupule dans leur exaction au point de laisser transparaître leur indifférence en blessant volontairement l’estime d’autrui et qui plus tard vienne réclamer un pardon car le temps a poussé à la réflexion, le remords ou le regret s’installe dans les méandres du cerveau alambique pire qu’une migraine atroce et tel un souvenir que la mémoire ne peut plus oublier, ne peut effacer aussi facilement sans rédemption. Le mal-être consumme, ronge, fait se morfondre et parfois pousse à se plier sur soi-même. Après l’amertume, c’est le refoulement qui attaque le mental avant la crise d’égo résultant des mécanismes de défense psychologique. Ou alors est-ce l’action souhaitée dues aux dysfonctionnements psychiques ?

 
L’esprit est-il votre ennemi ?

« Où la révélation surnaturelle finit, la révélation rationnelle commence. » Proudhon, Les Confessions d’un révolutionnaire pour servir à l’histoire de la Révolution de Février. La conscience, cette petite voix dans la tête que tout le monde n’écoute pas, n’est pas un moteur qui nécessite de l’essence car elle ne tombe jamais en panne. Tout comme l’esprit, une mécanique d’une grande complexité qui parfois joue des tours et dont la race humaine est très loin d’en avoir fait le tour, moins la psychologie que la philosophie. Sans l’ombre d’un doute prison & libertécar dans le journal, il n’y aurait pas que la page des faits divers, tantôt surprenante, parfois amusante, souvent méprisante, qui n’existerait plus si tel avait été le cas. L’esprit peut métaphoriquement être perçu comme une plante ayant constamment besoin d’eau, des connaissances, et qui se nourrit principalement de lumière dans un terreau sain, un environnement équilibré, pour s’émanciper fructueusement, pour faire ainsi germer ses bourgeons, des actes louables alliées à des oeuvres bénéfiques. Il en nait des fruits révélant l’activité estimable de sa réfléxion interieure. Et cela, afin également de trouver d’autres solutions perspicaces à un problème sans devoir recourir à la force et en faisant fi des émotions primitives, la rancoeur et la vengeance, car il n’y a point de deshonneur dans la défaite ou l’échec mais seulement la maturation de nouveaux discernements. De la nourriture spirituelle donc qui implique forcément l’abstraction du péché capital de l’acédie (ou la paresse) trop ténébreuse pour l’individualité et engendrée par le mal. Un préjudice pratiquement inoculé au fil des générations successives depuis le siècle précédent, si ce n’est depuis la fin du Siècle des Lumières. Même en dehors du circuit classique de l’apprentissage, il lui faut, à l’esprit, cultiver perpétuellement des connaissances essentielles et complémentaires dans le cas de la spécialisation. Rechercher et retrouver l’ensemble des réelles richesses de la sagesse vertueuse des grands prédécesseurs humanistes parce que l’ignorance n’a plus lieu d’être face à l’imminence d’une unité globale. J’ouvre une parenthèse. Surtout à cette époque obscurément léthargique, dans ce cycle actuel de guerres éclairs désirées qui éclatent aux quatre coins du globe pour des paix factices. Des diktats pré-fabriquées d’où émerge une lutte des classes et par la suite une division voulue de la société entraînant sur un schisme du pouvoir prémédité longtemps à l’avance pour le contrôle territorial, les richesses nationales, les ressources des combustibles fossiles ou les zones stratégiques représentant les seules et uniques vraies motifs des belligérances modernes post-Hiroshima & Nagasaki quand l’humanité a démontré quelques ersatz maléfiques de l’apocalypse nucléaire. Les deux jours les plus sombres de toute l’Histoire lorsque l’intelligentsia américaine a prouvé la capacité de l’Homme à provoquer son auto-extinction et l’annihilation de nombreuses autres innocentes espèces biologiques, à déclencher des imitations méphistophéliques des châtiments divins comme les destructions bibliques des cités pécheresses de Sodome et Gomorrhe. Il est impératif de s’informer soi-même, de trouver les réponses aux questions que l’on se pose et ne plus avaler les informations pré-machées. Vous qui lisez ces lignes, vous devez probablement déjà savoir tout ça mais est-ce le cas de vos proches ?

l'évolution des pensées
Vers l’évolution des pensées

L’eugénisme remonte à la nuit des temps. Déjà présente dans la littérature grecque antique, l’expression abrégée « Kalos kagathos » qui signifie littéralement « beau et bon » était utilisée pour décrire un certain idéal de l’être humain, tant sur le plan intellectuel que sur le plan physique. En quête d’épanouissement de l’homme, « Mens sana in corpore sano » qui se traduit par « Un esprit sain dans un corps sain » est une autremétro boulot dodo citation, détournée de son premier sens et nettement plus connue, extraite des Satires du poète latin Juvénal déplorant les moeurs de ses contemporains mais incitant cependant l’homme à cultiver aussi bien le moral que le physique, les études ou le travail que le sport. Comment y parvenir avec le train-train quotidien, en passant 8 heures à dormir, 8 autres heures à l’école ou au travail en plus du temps pour y aller et revenir, se nourrir, s’occuper des enfants et 4 heures en moyenne devant la télévision et l’ordinateur ? Ne pas remettre en doute le système occidental équivaut à accepter les valeurs qu’il évangélise sous le dogme de la liberté, sous l’égide de la démocratie. De même que reconnaître ses torts, ce n’est pas évident de vouloir enseigner l’humilité, inculquer la modestie, prêcher la tempérance, professer la compassion, développer la bienveillance, apprendre la tolérance et d’une manière globale propager des vertus. Il n’est pas aisé du tout de vouloir conduire les fils d’Adam et les filles d’Eve vers le retour aux sources, l’humanisme, le respect mutuel des convictions personnelles et au-delà vers de la philanthropie intellectuelle pour combattre les préjugés de l’ignorance et les stéréotypes de la méconnaissance. Juste le partage d’informations saines sans pour autant chercher l’endoctrinement de la populace, ni créer des tensions claniques, ni même s’accaparer quelconque forme d’honneur individuel ou sectaire. Uniquement de l’altruisme spirituel pour soutenir le développement des mentalités qui ne sera jamais plus qu’un échange d’idées entre personnes cultivées où il est fort possible qu’il en résulte un conflit de pensées et/ou un « brainstorming » entre des âmes civilisées. Nécessaire ou pas mais où chaque témoin qui possèdait déjà sa propre opinion formulera aux siens un autre avis opposite ou similaire à sa position antérieure. Là où chacun déviera ou s’enfoncera dans son courant métaphysique grâce à l’apport de ces nouveaux Bilderbergersfacteurs méconnus ou inconnus révélés à l’entendement général pour la résolution d’un problème, pour le progrès de l’intellect, pour l’essor de l’universalité multicivilisationnelle. De peur que des lecteurs et lectrices se soient perdus en route en raison d’une certaine actualité de mai 2009 avec le sommet privé organisé par le technocrate Bill Gates et son club de multi-milliardaires, je tiens à préciser que cette philanthropie (Du grec philos (ami), et anthropos (homme), la philanthropie est la philosophie ou doctrine de vie qui met l’humanité au premier plan de ses priorités. Un philanthrope cherche à améliorer le sort de ses semblables par des multiples moyens, et ce de manière désintéressée.) abordée à l’instant pour enrichir l’esprit, et pour les enfants de demain, n’est pas celle complètement contradictoire à la philanthropie qui réclame des mesures spéciales contre la croissance démographique voire des solutions arbitraires dans ce même cadre de la diminution radicale d’une large partie de la population mondiale. Ici bas, qui possède le droit de formuler la séléction des personnes qui méritent de vivre et des humains traités en déchets qui doivent disparaître ? De bonnes oeuvres purement misanthropiques formulées non pas au nom de l’avenir de la planèteGeorgia Guidestones bleue mais uniquement pour les intérêts obscurs des sociétés secrètes – Maintenir l’humanité en dessous de 500.000.000 individus en perpétuel équilibre avec la nature, premier des dix commandements du Georgia Guidestones – que l’on croit ou non aux plus cataclismiques théories du complot. Là n’est pas la question mais plutôt une pointilleuse remise en question des aspirations probes de l’humanité occidentale : alcool, bling bling, drogue, jeux, sexe et reality show dans le système ghetto métro boulot dodo. C’est avant tout un appel à une introspection planétaire. De toute urgence au devant des risques majeurs de cette interminable ère de la violence qui transforme le monde en un cloaque abyssal, déclenchée plus que certainement selon moi par les instigateurs initiaux d’un Ordo ab Chao (l’ordre à partir du désordre), et dans le but honorable de bien tout comprendre dès maintenant pour mieux anticiper les conséquences futures de la somme de tous les choix conflictuels que nous faisons tous et toutes ici en Occident pendant nos achats, pendant nos discussions, pendant nos votes. De ces choix sionistes des politiques onusiennes ainsi que de nos gouvernements sourds à nos cris durant les manifestations altermondialistes contre les différentes facettes de la mondialisation et face à toute démarche d’autocratie pure et dure. Jusqu’aux choix difficiles du proche passé tragique de nos familles natives ou immigrées suite à la Seconde Guerre Mondiale mais à présent entremélées les unes aux autres. Unies au plus profond de l’individualisme, même sans un regard porté, même sans un sourire offert, même sans un seul mot partagé à cause de tout ce qui a été engendré par nos nombreuses différences exploitées par les puissances maléfiques pour asservir l’homme, pour enchaîner l’esclave à l’hédonisme, cette vulgaire tendance à rechercher le maximum de satisfactions que le docteur de l’Eglise Thomas d’Aquin dans sa Somme théologique a défini en outre au 13ième siècle par les péchés capitaux de l’avarice, de la gourmandise et des plaisirs charnels de la luxure.

 

Par Saïd Ahmiri pour MecanoBlog

Source : Wikipedia

Les fondements secrets des croisades eurasiennes

Dans Afghanistan, AfPak, Al Qaïda, Analyse, Armement, Armes de Destruction Massives, Axe du Mal, États-Unis, Barack H. Obama, Ben Laden, Capitalisme, Chine, Christianisme, CIA, Corée du Nord, Dimitri Medvedev, Dollar, Drone, Espionnage, Euro, Europe, France, Gazprom, Guerre, Guerre contre le Terrorisme, GWOT, Hamas, Hezbollah, Ingérence, Insurrection, Irak, Iran, Islam, Islamophobie, Israël, Judaïsme, Knesset, Mondialisation, Moyen-Orient, New World Order, Nouvel Ordre Mondial, Nucléaire, NWO, ONU, OPEP, OTAN, Pakistan, Pentagone, Propagande, République Islamique d'Iran, Russie, Talibans, Tsahal le 10 juillet 2009 à 22:42

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Les fondements secrets des croisades eurasiennes

Par Saïd Ahmiri

Le baiser de Judas

« God bless America » : qui donc ne connait pas ou n’a jamais entendu, à maintes reprises voire à chaque fin de discours propagandiste, cette parole d’espérance providentielle, issue de la chanson patriotique américaine d’Irving Berlin, de la même bouche néoconservatrice de l’ancien président George W. Bush qui affirmait haut et fort que feu le Raïs Saddam Hussein, l’ennemi de son père durant la Guerre du Golfe, avait des armes de destruction massives dans son arsenal vétuste et avait entretenu des liens très étroits avec Al-Qaeda lors des attentats du 11 septembre 2001 ? Lorsque le dogme se lie à la guerre, peu importe la vraie cause défendue en Afghanistan comme la libération des femmes, en Somalie comme l’arrêt de la piraterie financée et renseignée par la CIA, ou encore en Irak comme la volonté d’apporter la pseudo liberté au peuple, car nous savons que la réelle démocratisation d’un pays n’approuvera jamais l’emploi tacite de la force punitive, génocidaire, faisant plus d’un million de morts, on ne parle plus d’un simple conflit d’intérêt mais bel et bien d’une croisade, un choc des religions armées et ce ne sont pas les djihadistes agressés en quête du retour du Califat qui vont le contredire. On ne parle plus d’ailleurs de tribunaux militaires mais de tribunaux ecclésiastiques. On ne parle surtout pas de torture mais de supplice codifié par les manuels de Langley. Comme jadis « l’usage de la torture posait un problème moral pour les inquisiteurs, qui, en tant que clercs, n’avaient pas le droit de verser le sang. Après un flou juridique initial, cette pratique est officiellement autorisée pour l’Inquisition en 1252 (bulle Ad extirpenda), sous réserve de ne conduire ni à la mutilation ni à la mort. » Wikipedia. detentions_secretes_ciaD’Abou Ghraib en Irak à Bagram en Afghanistan jusqu’au camp de Guantanamo sur l’île de Cuba et sans occulter évidemment toutes les autres prisons secrètes européennes dites ” black sites ” en Roumanie, au Kosovo, en Macédoine, en Pologne, en Bulgarie et en Ukraine, les prisonniers ne doivent certainement plus parler de l’unique inhumanité de leurs gardiens mais du sadisme dégénéré des geôliers, ni même les considérer comme de véritables êtres humains mais juste comme des agents barbares du NKVD dans une Archipel du Goulag tout au plus écrirait feu le dissident Alexandre Soljenitsyne. Longtemps après l’ironique signature de la Déclaration universelle des droits de l’homme par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948, les nations des coalitions guerrières dans ces deux pays d’Orient, « sur l’Axe du Mal » dixit George W. Bush, n’ont plus le droit éthique de sièger aux côtés des autres nations respectant cette charte tellement bafouée par la Chine et si méconnue de la Knesset à Tsahal, une charte limite bonne à sanctionner les pays voyous qui refusent de marcher au pas du décadent Occident, Iran et Corée du Nord par exemple. « l’Eurasie reste l’échiquier sur lequel se déroule la lutte pour la primauté mondiale (…) quiconque contrôle ce continent, contrôle la planète. » Zbigniew Brzezinski, le Grand Echiquier.

Le marché de la guerre

Rien de nouveau pour la rhétorique des péchés capitaux de l’avarice, de l’envie, de la gourmandise et de l’orgueil à ceci près que ce sombre épisode hypocrite de l’Histoire de l’Homme baptisée la sacro-sainte ” guerre contre le terrorisme ” et ses nombreux mensonges médiatiques, et ap_colin_powell_070313_sshsur-médiatisés jusqu’à la tribune de l’ONU un 5 février 2003 avec le fameux échantillon de Colin Powell lors des préambules de la conquête irakienne, ont pour diverses causes incontestablement inavouables au grand public, premièrement, les immenses ressources énergétiques de l’Asie Centrale dans le contexte de tentative impérialiste de contrôle global de la plaque eurasienne, comme si les Etats-Unis s’étaient donnés la mission sacrée de réguler la moindre goutte de pétrole dans le monde, avec pour adversaires l’éternelle Russie, et sa main basse sur le marché du gaz européen, cherchant à réaffirmer plus que jamais son statut de glorieux empire d’antan malgré la vague incessante de révolutions colorées pro-occidentales se déroulant à ses portes (révolution des roses en Georgie en 2003, révolution orange en Ukraine en 2004, révolution des tulipes au Kirghizstan en 2005). Ainsi que la vorace Chine expansionniste à la dépendance énergétique lourde, n’hésitant plus à installer ses industries minières en Afrique en heurtant au passage les intérêts de l’Amérique mais en se collant surtout l’étiquette de dernier pays pilleur-colonisateur. Et deuxièmement, le marché infiniment lucratif pour les complexes militaro-industriels où la guerre des drones a été déclarée entre General Atomics, EADS, Dassault-Thales notamment, pour ne citer ici que cette rude compétition économique entre les Etats-Unis (qui dominent le marché), Israël, l’Europe, l’Afrique du Sud, le Japon, la Corée du Sud, Singapour et la Malaisie, les principaux constructeurs d’avions sans pilote dans le monde, pendant que des sites de référence tel que Dedefensa suivent de très près, quasiment au microscope, toute l’historique du programme JSF (Joint Strike Fighter) de l’agence DARPA qui a été lancé en 1990 pour remplacer l’ensemble des avions légers de combats et d’attaque F-16 Falcon et F/A-18 Hornet du Département de la Défense des Etats-Unis par le F-22 de Boeing ou le F-35 de Lockheed Martin, le modèle qui a été choisi, le plus onéreux programme d’avion militaire de l’histoire. La guerre fait couler beaucoup d’encre, énormément de sang et encore plus d’argent. En dehors de ces sentiers, les grandes chaînes multinationales de cafés Starbucks, d’organismes génétiquement modifiés Monsanto et de restauration rapide McDonald’s livrent le même genre de conflit planétaire et en sont pratiquement devenues les plus célèbres symboles de la mondialisation à la fois au détriment de la qualité de la nourriture pour le profit d’une poignée de multi-milliardaires que pour les petites entreprises balayées sans scrupule par les gouvernements collaborateurs brandissant dans le social l’étendard de la création de nouveaux jobs. La pacification atlantiste commence dans les tranchées et s’achève dans les supermarchés.

 
L’équation intérêts stratégiques  = violences ethniques

Rien de vraiment nouveau non plus depuis le 20 janvier 2009 où l’administration Obama, celle de la promesse du changement messianique, a pris le relais à la Maison Blanche à l’exception peut-être de l’extension de la croisade anti-terroriste au Pakistan et sa passoire de frontière étatique tribale dite ligne Durand que « les autorités afghanes – y compris les talibans, pourtant patronnés par Islamabad – n’ont jamaispipelines d'Irak reconnu cette frontière, dont elles contestent le tracé. » Laurent Gayer, Guerre et sociétés en Afpak. Maintenant que la nationalisation irakienne de la compagnie pétrolière nationale de 1972 appartient aux arcanes du passé et que les questions de supervision des deux champs gaziers d’Akkas (ouest) et Mansouriyah (centre), et pétroliers de Missane (sud), Bai Hassan (nord), Kirkouk (nord), Qourna-ouest (sud), Zoubair (sud) et celui de Roumaila (sud), le plus grand des six champs pétroliers offerts à la compétition des compagnies étrangères, étant résolues manu militari, débattues entre le Premier Ministre Nouri al-Maliki, rappelant sûrement à titre d’information lors de la séance d’attributions que : « l’Irak flottait sur un lac de pétrole », et 31 sociétés dont des majors occidentales comprennant notamment les consortiums américains ExxonMobil Iraq Ltd, ConoccoPhillips, britannique BP Exploration Operating Company, britannique et néerlandais Shell, les groupes chinois CNPC Limited, CNOOC et Sinopec International, le français Total, et malaisienne Petronas, au-delà de la pacification par l’occidentalisme des bases arrières des groupes islamistes Hezb-e-Islami Gulbuddin, Hizbul Mujahideen, IMU, Jaish-e-Mohammed, Lashkar-e-Toiba qui se sont tous alliés à la Nébuleuse et des insurgés afghans du mollah Omar chassés de Kaboul en novembre 2001, pour le nouveau président Barack H. Obama qui a fait de l’Afpak son cheval de bataille en oubliant toutefois d’émettre sur les ondes qu’il comptait pousser l’escalade de la violence dans l’ensemble de la région, l’heure est venue d’annihiler le sentiment d’anti-américanisme, très présent chez les communautés pachtounes du Pays des Wazirs, par les forces armées pakistanaises soutenues par les impitoyables drones et bombardements aériens du Pentagone ne faisant plus la différence entre un village de civils et un bastion de combattants, et tout en étant littéralement payées comme de vulgaires bandes de mercenaires, vues les énormes pertes militaires enregistrées en Irak et en Afghanistan par l’OTAN, par le Congrés des Etats-Unis qui a triplé son aide à Islamabad le 24 juin 2009 (7,5 milliards de dollars sur cinq ans) après l’acceptation du projet de loi présenté par le sénateur démocrate John Kerry et son collègue républicain Richard Lugar visant à « soutenir les Pakistanais et leur gouvernement démocrate dans leurs efforts visant à consolider la démocratie. » AFP. Encore plus de crédit à la croisade eurasienne, d’avantage de discordes inter-communautaires et de nouveaux renforts par milliers, ce n’est pas que nous sommes loin des aspirations de paix entre les musulmans et les occidentaux rabâchées dans le long discours de la présidence américaine au Caire trois semaines auparavant, c’est une toute autre direction qui a été prise par Washington. Celle de l’enlissement.

 
La course contre la montre

« La Chine a en effet besoin des hydrocarbures produits par le Moyen-Orient, lequel possède les deux tiers des réserves mondiales. En contrôlant les pays du Golfe, l’Amérique tiendra sous sa dépendance son adversaire stratégique principal. Déjà, l’alliance entre Washington et Riyad (Arabie Saoudite) a donné depuis 1945 aux Etats-Unis le contrôle d’un quart des réserves du monde. La conquète de l’Irak en 2003 a augmenté ses réverses de 10% et, si l’Iran redevenait un allié des Etats-Unis dans les années à venir, ce sont encore 10% supplémentaires qui seraient placés sous leur coupe. » Aymeric Chauprade, Chronique du choc des civilisations. Même face à l’inexplicable regain massif de guerilla en Afghanistan entrainant de plus en plus de dommages collatéraux durant les opérations militaires de l’OTAN, jamais aucun des médias complices de la propagande de guerre contre les Talibans qui hébergent le soi-disant terrorisme mondial n’osera un seul instant aborder le sujet bases américainesdélicat des principaux enjeux vitaux de l’Axe du Bien : l’encerclement militaire de l’Iran et les pipelines trans-afghans pour faire sortir gaz et pétrole d’Asie Centrale depuis la ville de Mary au Turkménistan à travers l’ouest afghan entre Hérat et Kandahar jusqu’au port de Gwadar au Pakistan. Ce serait retiré la burqa qui cache la vérité à l’opinion publique du Canada à l’Australie en passant par le méridien de Greenwich. Il faut dire que le temps presse pour les conglomérats anglo-saxons. La concurrence a les dents longues et la moindre erreur lors d’une révolution colorée entraîne de graves difficultés stratégiques comme celle avortée en mai 2005 à Tachkent en Ouzbékistan qui entraîna la fermeture de la base américaine de Karchi Karnad utilisée par les GI’s pour le convoi de matériel en Afghanistan. En 2004, l’analyste Dmitri Mangelev notait que « les Anglais ne sont pas ravis de voir les compagnies russes passer à l’offensive en Ouzbékistan. En effet, le gaz ouzbek part en Russie via des tubes contrôlés par Gazprom. » Vremia novosteï, 14 juillet 2004. Le président ouzbek Islam Karimov déclarait en août 2003, à l’occasion de la visite de Vladimir Poutine à Samarkand : « Le travail de Gazprom en matière de prospection et de production du gaz ouzbek nous intéresse. Nous estimons également que Gazprom doit être l’opérateur non seulement de la partie russe du tube « Asie centrale-Centre », mais aussi des parties kazakhes et ouzbèkes ». Avec pour seul rival le camarade Gazprom et faisant la grimace aux compagnies occidentales avec notamment son juteux contrat de 35 ans signé le 16 juin 2004 pour le partage de la production des importants gisements gaziers de Kandym, Khaouzak et Chady au sud-ouest du pays de Tamerlan, c’est l’hégémonie régionale pour Loukoïl qui revend sur les marchés chinois, coréen du sud et malaisien alors que le gaz devrait, ou aurait du, autant être sous le contrôle d’autres fournisseurs énergétiques aidés des ONG américaines locales que transiter par voies maritimes depuis le port pakistanais de Gwadar dans la province du Balouchistan vers d’autres recoins continentaux du globe, si ce n’est assurer la survie d’Israël. « L’ensemble des investissements russes dans le complexe énergétique ouzbek, qui s’élève à ce jour à 2,5 milliards de dollars, illustre la volonté de la Russie d’assurer son monopole sur les exportations de gaz d’Asie centrale et d’adopter une stratégie de diversification de ses réserves afin d’honorer ses contrats avec l’Europe. » Regard sur l’est, 1er avril 2007. Depuis la fin de la première ère de Poutine le président, les Russes ont plus que signé, ont resserré en janvier 2009 leurs précieux accords de partenariat stratégique avec l’Ouzbékistan qui s’était placé en 2006 au troisième rang des producteurs de gaz de la CEI, après la Russie et le Turkménistan, avec une production estimée à 62,4 milliards de m3 de gaz. Arme stratégique détenue à 50% par l’Etat russe, le géant Gazprom contrôle environ 87% des réserves de gaz en Russie, 20% des réserves mondiales et est devenu le premier exportateur de gaz au monde depuis sa création en 1989, la même année que la fin de la première guerre d’Afghanistan qui opposa les Soviétiques aux Moudjahidines.

Par Ahmiri Saïd pour MecanoBlog

Sources : Mondialisation.ca, Objection Votre Honneur, RFI, RIA Novosti, RMS, Wikipedia

Le nouvel ordre mondial est-il imminent? (1ere Partie)

Dans Altermondialiste, États-Unis, Capitalisme, CIA, Crise Financière, Dollar, Espionnage, Euro, Europe, FMI, France, G20, Guerre contre le Terrorisme, GWOT, H1N1, H5N1, Ingérence, Insurrection, Internet, Islam, Islamophobie, Israël, Judaïsme, Knesset, Mondialisation, Moyen-Orient, New World Order, Nouvel Ordre Mondial, Nucléaire, NWO, OCS, OMC, OMS, ONU, OPEP, OTAN, Pentagone, Piratage Informatique, Police, Propagande, Russie, Sionisme, Surveillance, UE, Union pour la Méditerranée le 9 juillet 2009 à 19:13

Source: Examiner

Reproduction autorisée pour les bloggers à condition de citer clairement SpreadTheTruth.fr

Traduction réalisée par l’équipe de SpreadTheTruth.fr. Tous droits réservés SpreadTheTruth.fr

Qu’est-ce que le Nouvel Ordre Mondial ? Si nous devons croire ce que nous entendons, alors imaginons une situation utopique où l’homme moyen passe son temps à ne rien faire en sachant que l’élite éclairée veillera à ce que tous ses besoins soient satisfaits.

C’est un empire universel qui unit les homes sous une même bannière. L’on vante les mérites d’une nation mondiale où les idées de nationalité, de croyance, de religion et de culture, qui sèment la discorde, ne divise plus les individus. Dans le cadre de cet ordre, pose les fondations d’une ère nouvelle dépourvue de discrimination, de chômage ou de guerre.

Ce sera une société mondiale où nous renonçons à notre individualité ainsi qu’à notre souveraineté pour que chacun puisse jouir de la paix et de la prospérité.

En vérité, l’utopie à venir constitue une matérialisation du jardin d’Eden tel qu’il aurait été.

La plupart de personnes laissent entendre que l’idée d’un gouvernement mondial n’est simplement qu’une spéculation agressive de ceux qui se considèrent, soit des activistes antigouvernementaux, soit des chrétiens fondamentalistes.

C’est une théorie de la conspiration qui fait référence à un gouvernement totalitaire dont le but proposé, est d’appliquer le droit international.

Et si l’on peut mettre ce raisonnement sur le compte d’un caprice, prenez l’exemple des organismes tels que l’Organisation Mondiale de la Santé, l’Accord de Libre-échange Nord-Américain, l’Union Européenne et les Nations Unis. Est-il difficile de comprendre pourquoi certaines personnes ont des raisons de s’inquiéter?

Compte-tenu du risque toujours croissant de nous autodétruire, soit par la guerre, la surpopulation, les dérèglements climatiques et les désaccords socio-économiques, la revendication d’un nouvel Ordre Mondial semble prendre de l’ampleur.

En plus de cela, examinez l’émergence des industries à travers le monde et l’utilisation ultérieure des combustibles fossiles pour alimenter leur croissance, les 200 dernières années ont connu une intensification de la déforestation et une augmentation des émissions de gaz, en raison de l’utilisation du charbon et du pétrole.

Toutefois, les questions liées à l’environnement passent au second plan dans les préoccupations du public lorsqu’il est confronté aux questions de croissance économique et de protection de l’emploi.

N’oubliez pas que près de 963 millions de personnes à travers le monde souffrent de la faim ou les 16000 enfants qui meurent chaque jour à la suite de problèmes liés à la faim. D’où la nécessité d’une prise de conscience globale par rapport à ces fléaux qui font des victimes innocentes partout dans le monde.

Sur une planète qui abrite presque 6,7 milliards de personnes, les besoins d’une minorité s’en trouvent considérablement diminués. En particulier lorsqu’on s’aperçoit que l’Amérique, ensemble avec 65 autres pays considérés comme prospères, représente seulement un sixième de la population mondiale.

Allons-nous continuer à fermer les yeux devant les souffrances du reste de l’humanité pendant que nous consommons notre richesse?

H.G Wells écrit dans son livre intitulé The New World Order, “ Par conséquent, la première chose à faire lorsqu’on réfléchit aux défis que pose la paix mondiale est de comprendre que nous vivons les derniers moments d’une période bien déterminée de l’histoire, celle des Etats souverains. Ainsi que nous le disions dans les années quatre vingt, avec la vérité toujours plus évidente: “Nous vivons une période de transition” Désormais, nous avons une certaine idée de la gravité de la transition

C’est une phase dans la vie de l’homme qui conduira, peut-être, comme je m’efforce de le montrer, soit à un nouveau mode de vie pour notre espèce, soit au contraire, à un déchaînement plus ou moins long de violence, de souffrances, de destruction, de mort et à l’extinction de l’humanité. Ce ne sont pas là des phrases rhétoriques.

Je pense exactement ce que je dis, l’extinction désastreuse de l’espèce humaine.” Il continue en écrivant “les nouvelles organisations du pouvoir détruisent les forêts du monde à un rythme effréné, labourant de vastes étendues de pâturage qu’elle transforme en déserts, épuisant les ressources minières, tuant les baleines, les phoques et une multitude d’espèces belles et rares, sapant le moral de chaque type social et dévastant la planète.”

La plupart des principaux dirigeants se sont, aussi, exprimés sur l’idée d’un Nouvel Ordre Mondial.

« Chacun d’entre nous sera jugé, en définitive, sur les efforts qu’il a fournis pour construire le Nouvel Ordre Mondial.” Robert Kennedy, ancien Procureur général des Etats-Unis, 1967.

« Les personnes qui ont une foi fondamental dans les Saintes Ecritures n’ont pas le droit de transmettre leurs croyances religieuses à leurs enfants parce que l’Etat, que nous représentons, les prépare pour l’an 2000, où l’Amérique fera partie d’une société mondiale et que ses enfants ne sauront pas s’adapter. » propos tenus par Peter Hoagland, Sénateur du Nebraska, sur les antennes de la radio en 1983.

« Une autre manière de progresser, pour la société mondiale, n’est désormais possible qu’à travers la quête d’un consensus universel au sein d’un mouvement qui recherche l’instauration d’un nouvel ordre mondial. »

– Propos tenus par Mikhail Gorbatchev dans une allocution prononcée aux Nations Unis en décembre 1988

« Si nous ne respectons pas les exigences de notre conscience en nous levant comme un seul homme pour défendre la vie de l’homme, alors l’absence de loi constituera une menace pour la paix et la démocratie dans le nouvel ordre mondial que nous voyons maintenant naître, cette vision dont nous avons tant rêvé et travaillé pour sa réalisation. » — Propos du Président Georges Bush tenus en janvier 1991

« Nous avons besoin d’un New Deal mondial, une bonne affaire pour les pays et les continents de ce monde » Propos de Gordon Brown s’adressant au sommet du G20 en février 2009.

Il semble que si nous ne pouvons pas nous défaire de notre cupidité, l’humanité sera en fin de compte, la cause de sa propre extinction. Il est désormais évident que les dirigeants nationaux et internationaux appellent ce changement de tous leurs vœux dans l’espoir de nous épargner de cette destruction futur.

Cependant, sommes-nous si désespérés au point de renoncer volontairement à notre souveraineté, d’aliéner nos libertés et d’accepter cette idée d’utopie ? Qu’est-ce qui nous pousse à vraiment rechercher une société globale ? Cette force agissante a-t-elle également une incidence sur notre foi ? Pour répondre à cette question, il nous faut tout d’abord reconnaître l’importance biblique d’une société mondiale et pour le faire, nous allons examiner un rêve.

Perturbé et incapable de trouver le sommeil, le roi Nabuchodosor fit venir des magiciens, des enchanteurs, des astrologues et des sorciers. Considéré comme l’homme le plus sage du royaume, Nabuchodosor demande à se faire expliquer un songe qu’il avait fait.

Toutefois, il y avait un piège. Non seulement ils devaient interpréter son rêve, mais devaient également lui dire de quoi il s’agissait. Craignant pour leur vie, ils prièrent le roi de leur dire quel songe il avait fait afin qu’ils puissent le lui expliquer.

Mais cette requête fit perdre patience au roi qui ordonna que tous les mages fussent mis à mort à Babylone. Comme les gardes s’apprêtaient à exécuter le décret du royaume, Daniel, un sage, se rendit chez le roi pour lui donner une explication à son songe.

Affirmant que c’est Dieu qui lui donnait toutes les réponses, Daniel, expliqua au roi qu’il avait vu l’image d’un homme dont la tête était en or, sa poitrine et ses bras en argent, son ventre et ses cuisses étaient en bronze alors que ses jambes étaient en fer. Cependant, les pieds de la statue étaient pour partie en fer, mais également en argile cuite. Une roche qui ne pouvait être faite de la main d’un homme était jetée contre la statue, ce qui frappa ses pieds et les écrasa. Puis se leva un vent qui balaya les morceaux, ne laissant rien à son passage à l’exception de la roche dont les dimensions augmentèrent de sorte que toute la terre en fut remplie.

Ensuite, Daniel se mit à expliquer le songe. Il dit que la tête en or, c’est lui, le roi Nabuchodosor, qui régnait sur Babylone et sur le monde connu. Cependant, Babylone tombera aux mains du roi Cyrus qui commandait les armées de Medes et des perses, ainsi il expliqua pourquoi la poitrine et les bras en argent. En plus, un troisième royaume en cuivre va émerger. Au bout d’une période de huit ans de conquête, Alexandre le Grand concrétisa cette partie du songe régna sur le monde connu de son époque. Après Alexandre, ce fut Rome qui régna sur le monde d’une main de fer.

Ce sont également les ongles en fer de Rome qui ont transpercé les mains et les pieds du Christ. Qu’en-t-il des pieds faits d’argile et de fer? Daniel expliqua que Rome ne sera pas remplacé par un cinquième empire, mais que le monde serait divisé en dix parties différentes. La prophétie de Daniel a aussi prédit que ces dix souverains chercheraient à s’unir, mais que Dieu établirait Son règne et que ce dernier emportera à jamais tous les autres royaumes.

L’une des vérités essentielles de la croyance chrétienne concerne le retour triomphant de Jésus Christ, qui sera précédé ou accompagné par la formation d’un gouvernement mondial. A la lumière de luttes qui se déroulent au Moyen-Orient, de la situation critique des chrétiens dans le monde et de l’apathie croissante vis-à-vis des chrétiens en général, l’idée d’un gouvernement mondial constitue des indices que la fin des hostilités est proche et un motif d’angoisse pour la plupart des personnes.

Pour ceux qui ne partagent pas la foi Chrétienne, l’idée d’un gouvernement unique au monde signifie la fin de la diversité, de la ségrégation et de l’isolation. L’idée d’un Nouveau Gouvernement Mondial est devenue un mot de passe pour toute cette génération, une idée qui mérite une analyse plus profonde.

 

source : SpreadTheTruth.fr

Corée du Nord : qui bascule dans l’indécence ?

Dans Armement, Armes de Destruction Massives, Axe du Mal, États-Unis, Barack H. Obama, CIA, Corée du Nord, Espionnage, Guerre contre le Terrorisme, GWOT, Ingérence, Insurrection, Japon, Kim Jong-il, Nucléaire, ONU, Propagande, RPDC le 9 juillet 2009 à 19:06
Michael Parenti   

Les nations qui planifient la voie qu’elles ont définie elles-mêmes, cherchant à utiliser leurs terres, leur main-d’œuvre, leurs ressources naturelles et leurs marchés à leurconvenance, indépendamment de l’étreinte étouffante de l’ordre mondial des sociétés américaines, ne tardent pas à devenir la cible de calomnies fréquentes.

Souvent, leurs dirigeants voient leur santé morale remise en question par les fonctionnaires et les médias américains, comme ce fut le cas pour Castro, Noriega, Ortega, Kadhafi, Aristide, Milosevic, Saddam Hussein, Hugo Chávez et bien d’autres. 

Dans ce cas, on ne sera pas surpris si les dirigeants de la République populaire démocratique de Corée (RPDC ou Corée du Nord) ont été systématiquement décrits comme des déséquilibrés mentaux par nos décideurs et gourous politiques. Les hauts fonctionnaires du département de la Défense parlent de la RPDC comme d’un pays « n’appartenant pas à cette planète » et dirigé par des autocrates incompétents. Un responsable du gouvernement, cité dans le New York Times, s’est demandé à haute voix « si, vraiment, ils étaient complètement fous ». Le magazine New Yorker les a traités de « dingues » et David Letterman, animateur d’un talk-show  télévisé nocturne, est entré dans la danse en qualifiant Kim Jong-il de « fou maniaque ».

Précisons tout de suite qu’il y a des choses à propos de la RPDC à propos desquelles on pourrait se poser des questions, y compris son système de pouvoir dynastique, son gouvernement hautement dictatorial, à parti unique, et le chaos qui semble installé au cœur de son économie « planifiée ».

Mais, dans ses efforts très médiatisés pour devenir une puissance nucléaire, la Corée du Nord, en fait, fait montre de plus de bon sens qu’on ne le croirait à première vue. La direction de Pyongyang semble connaître un détail de la politique mondiale américaine qui a échappé à nos propres décideurs et gourous politiques. En un mot, les États-Unis n’ont jamais attaqué ni envahi la moindre nation possédant un arsenal nucléaire.

Les pays directement meurtris par des actions militaires américaines au cours des dernières décennies (Grenade, le Panama, l’Irak, la Libye, la Somalie, la Yougoslavie, l’Afghanistan et l’Irak à nouveau), ainsi que de nombreux autres États qui ont été menacés à un moment ou l’autre parce qu’ils étaient « antiaméricains » ou « antioccidentaux » (l’Iran, Cuba, le Yémen du Sud, le Venezuela, la Syrie, la Corée du Nord et d’autres) ont une chose en commun : nul d’entre eux n’a brandi de dissuasion nucléaire – jusqu’à présent, du moins. 

Dégageons un peu le contexte. Laissons de côté la totalité de la guerre de Corée (1950-1953), au cours de laquelle la puissance aérienne américaine détruisit la majeure partie des infrastructures de la RPDC et tua des dizaines de milliers de civils. Considérons des événements plus récents. Au cours de la vague de chauvinisme qui a suivi les attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone, le président George W. Bush a revendiqué le droit de lancer n’importe quelle action militaire contre toute nation, organisation ou personne « terroriste » de son choix. Une telle prétention au pouvoir arbitraire – en violation des législations internationales, de la charte de l’ONU et de la constitution américaine -  a transformé le président en une espèce de monarque absolu pouvant exercer le droit de vie et de mort sur n’importe quel coin de la Terre. Inutile de dire que de nombreuses nations, dont la RPDC, ont été considérablement gênées par l’élévation du président des États-Unis au rang de roi de la planète. 

Ce n’est qu’en 2008 que le président Bush a finalement retiré la Corée du Nord de la liste des États dont on prétend qu’ils soutiennent le terrorisme. Mais il reste une autre liste plus diaboliquement inquiétante, rappelle Pyongyang. En décembre 2001, trois mois après le 11 septembre, le vice-président Dick Cheney fit froidement allusion à « quarante ou cinquante pays » qui pourraient avoir besoin d’une punition militaire. Un mois plus tard, dans son message de 2002 sur l’État de l’Union, le président Bush réduisit sa liste à trois coupables particulièrement dangereux : l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord qui, déclara-t-il, constituaient un « axe du mal ».

C’était mettre dans le même sac trois nations qui avaient peu de choses en commun. En Irak, le pouvoir était laïc, en Iran, il s’agissait presque d’une théocratie islamique. Et, loin d’être des alliés, les deux pays étaient des ennemis réels. Par ailleurs, la RPDC n’avait de liens historiques, culturels ou géographiques ni avec l’Irak ni avec l’Iran. Mais elle pouvait témoigner de ce qui se passait.

Le premier pays à être frappé fut l’Irak, la nation n° 1 sur la brève liste des pays accusés d’agissements néfastes. Avant la guerre du Golfe de 1990-1991 et la décennie de sanctions qui suivit, l’Irak avait le niveau de vie le plus élevé du Moyen-Orient. Mais des années de guerre, de sanctions et d’occupation plongèrent le pays dans la ruine et la pagaille, ses infrastructures furent mises sens dessus dessous et la majeure partie de sa population fut plongée dans le sang et la misère.

Si l’Irak ne s’était pas révélé une telle aventure ruineuse, il y a longtemps que les États-Unis se seraient tournés contre l’Iran, le n° 2 de la liste de l’axe du mal. Comme nous pouvions nous y attendre, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a été diagnostiqué dans les médias américains comme « dangereusement instable ». Le Pentagone a annoncé que des milliers de sites clés en Iran avaient été répertoriés et ciblés en vue d’attaques aériennes. Toutes sortes de menaces ont été proférées à l’encontre de Téhéran pour avoir poursuivi un programme d’enrichissement de l’uranium – ce que toute nation au monde a le droit de faire. Et, lors d’une récente émission dominicale de télévision, la secrétaire d’État Hillary Clinton a lancé une mise en garde disant que les États-Unis pourraient entreprendre une « première frappe » contre l’Iran afin d’empêcher que le pays développe un programme d’armes nucléaires.

Plutôt que d’attendre passivement son sort en restant dans le collimateur de Washington, la nation n° 3 de l’axe sur la liste américaine essaie de préparer sa dissuasion. La tentative d’autodéfense de la RPDC est qualifiée, dans les cercles officiels et les médias américains, d’agression sauvage. La secrétaire Clinton a lancé une mise en garde : les États-Unis ne « subiront pas le chantage de la Corée du Nord ». Le secrétaire à la Défense, Robert Gates, fulminait : « Nous n’attendrons pas sans rien faire, alors que la Corée du Nord se construit la capacité de semer la destruction sur n’importe quelle cible en Asie – ou chez nous. » Le programme nucléaire de la RPDC, prévient Gates, « annonce un avenir sombre ».

Le président Obama a condamné « le comportement provocateur et belliqueux » de la Corée du Nord en disant qu’il constituait « une grave menace ». En juin 2009, le Conseil de sécurité de l’ONU a fait passer unanimement une résolution soutenue par les États-Unis accroissant les sanctions financières, commerciales et militaires contre la RPDC, une nation déjà durement touchée par ce type de sanctions. En réponse à l’action du Conseil de sécurité, le gouvernement de Kim Jong-il a annoncé qu’il « n’envisagerait même plus de renoncer à ses armes nucléaires » et qu’il allait accroître ses efforts en vue d’en produire encore plus.

Dans son précédent discours du Caire, Obama avait déclaré : « Aucune nation ne devrait décider et choisir les nations pouvant détenir des armes nucléaires. » Mais c’est exactement ce que les États-Unis essaient de faire avec une Corée du  Nord plongée dans les ténèbres – et avec l’Iran. Le physicien et écrivain politique Manuel Garcia Jr fait remarquer que la politique de Washington consiste à « encourager d’autres nations à se soumettre aux termes du traité de non-prolifération nucléaire – et à renoncer  aux armes nucléaires – tout en en exemptant les États-Unis mêmes ». D’autres doivent désarmer de sorte que Washington puisse plus facilement leurs imposer ses vues, conclut Garcia. 

Les dirigeants américains refusent toujours de donner la moindre garantie qu’ils ne tenteront pas de renverser le gouvernement communiste de Pyongyang. Il est question de remettre à nouveau la RPDC sur la liste des États qui soutiennent le terrorisme, bien que la secrétaire Clinton admette que les preuves manquent pour appuyer une telle désignation.

Depuis son perchoir solitaire et précaire, le Nord ne peut s’empêcher de se sentir vulnérable. Considérons la menace militaire intimidante à laquelle il est confronté. L’armée de la RPDC, démodée et mal équipée, ne peut rivaliser avec les forces conventionnelles des États-Unis, de la Corée du Sud et du Japon. Les États-Unis maintiennent une importante base d’attaque en Corée du Sud. Comme nous le rappelle Paul Sack dans un courrier récent adressé au New York Times, une fois par an au moins, l’armée américaine organise des exercices communs avec les forces sud-coréennes, simulant une invasion terrestre de la RPDC. Les forces aériennes américaines maintiennent un « parapluie nucléaire » au-dessus de la Corée du Sud grâce à leurs arsenaux nucléaires à Okinawa, Guam et Hawaii. Le Japon affirme non seulement qu’il est en mesure de produire des bombes nucléaires en moins d’un an, il semble de plus en plus désireux de le faire. Et les dirigeants nouvellement installés de la Corée du Sud se montrent tout sauf amicaux à l’égard de Pyongyang.

L’arsenal nucléaire de la RPDC est une arme à double tranchant. Il peut dissuader une attaque tout comme il peut inviter à l’attaque. Il peut amener les responsables américains à y regarder à deux fois avant de passer un nœud plus serrant autour du Nord ou il peut les pousser à faire route agressivement vers une confrontation que personne ne souhaite réellement.

Après des années d’encerclement et de rebuffades répétées de la part de Washington, des années de menaces, d’isolement et de diabolisation, les dirigeants de Pyongyang sont convaincus que la meilleure façon de résister à l’attaque et à la domination d’une superpuissance consiste à développer un arsenal nucléaire. Cela ne semble réellement pas insensé du tout. Comme on l’a déjà dit, les États-Unis n’envahissent pas les pays armés de missiles nucléaires à longue portée (du moins, pas jusqu’à présent).

Après avoir été poussés si longtemps dans la marge, les Coréens du Nord prennent aujourd’hui un risque en plaçant la barre très haut et en pratiquant une politique de dissuasion présumée « sensée » dans un monde autrement insensé configuré par un empire présomptueux et vorace.

Traduit par Jean-Marie Flémal pour Investig’Action.

Source: Michael Parenti

1er anniversaire du lancement de l’Union pour la Méditerranée

Dans Altermondialiste, Analyse, États-Unis, Barack H. Obama, Benyamin Netanyahou, Bernard Kouchner, Capitalisme, CRIF, Euro, Europe, Gaza, Hamas, Ingérence, Islam, Islamophobie, Israël, Judaïsme, Knesset, Mondialisation, Moyen-Orient, Nouvel Ordre Mondial, NWO, Tsahal, UE, Union pour la Méditerranée le 9 juillet 2009 à 12:30
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par René Naba
La destruction de Gaza, un coup fatal pour l’Union pour la Méditerranée
Nicolas Sarkozy ou la dystopie d’un discours

Paris, 7 juillet 2009 – La destruction de l’enclave palestinienne de Gaza par Israël, en janvier 2009, paraît avoir porté un coup fatal à l’Union Pour la Méditerranée, rendant aphone et atone la France, pour la première fois dans les annales diplomatiques internationales, sur un dossier clé de la géostratégie mondiale, le Moyen  orient, un développement d’autant plus fâcheux qu’il survient au moment même où la zone auparavant résolument anti-américaine opère un basculement psychologique à la faveur du discours du Caire du président Barack Hussein Obama, fondateur de la nouvelle politique américaine à destination du monde arabo musulman. Sauf retournement de tendance, tel est le bilan de la diplomatie méditerranéenne de Nicolas Sarkozy, un an après le lancement à grand fracas publicitaire du projet phare de sa mandature présidentielle.

La grande œuvre diplomatique de la présidence Sarkozy a surtout permis à un état membre (Israël) de détruire un autre état membre (Gaza Palestine), sous le regard impassible de ses deux co-présidents Nicolas Sarkozy (France) et Hosni Moubarak (Egypte), entraînant la paralysie de cette instance et le rehaussement parallèle des relations entre Israël et l’Union Européenne, la défense tonitruante du prisonnier franco-israélien Gilad Shalit et l’omission coupable du cas du franco palestinien Salah Hammoury.

L’UPM est désormais un château fantôme déserté par ses nombreux et bruyants pensionnaires, confus devant un tel gâchis, confus  devant ce qui apparaît comme sa principale réalisation: l’éradication de toute sensibilité pro palestinienne de l’administration préfectorale et de l’audiovisuel extérieur français et la promotion concomitante de personnalités au philo sionisme exacerbé. La mise à l’écart de Bruno Guigue (administration préfectorale), –dont la destruction israélienne de Gaza, en janvier 2009, lui a donné a posteriori raison–, la mise à l’index de l’universitaire Vincent Geisser, l’éviction de Richard Labévière (Média) et de Wahib Abou Wassel, seul palestinien du dispositif médiatique extérieur, se sont accompagnés, en effet, de la promotion concomitante de Bernard Kouchner (Quai d’Orsay), Pierre Lellouche (Affaires européennes), Dominique Strauss khan (FMI), Arno Klarsfeld (Matignon), ainsi que de François Zimmeray, ancien vice-président de la commission d’études politiques du CRIF,  Ambassadeur pour les Droits de l’homme, de Christine Ockrent (pôle audiovisuel extérieur) enfin de Philippe Val (France inter) (1).

Rien n‘avait pourtant été épargné par Nicolas Sarkozy pour ancrer Israël comme pivot de sa diplomatie. Rien. Ni la «désarabisation» (2) du Quai d’Orsay, ni sa participation inaugurale au dîner annuel du CRIF (Conseil représentatif des Institutions Juives de France), ni l’éradication des personnalités de sensibilité pro palestinienne au sein de l’administration préfectorale et du dispositif audiovisuel extérieur parallèlement à la promotion de pro israéliens patentés à des postes de responsabilité, ni le contournement du mausolée du dirigeant palestinien Yasser Arafat à Ramallah, lors de sa visite officielle en Palestine, en juin 2008. Rien, pas même la primeur réservée à Israël de la première visite d’état d’un dirigeant étranger en France sous l’ère Sarkozy, ni l’obligation faite aux jeunes écoliers d’adopter la mémoire d’un enfant juif déporté durant la II me Guerre mondiale (1939-1945). Rien n’a été épargné. Tout a été concédé à Israël à jet continu, unilatéralement, sans contrepartie, y compris la démilitarisation du futur état palestinien et la reconnaissance d’Israël comme l’état du peuple juif, au point de confirmer Nicolas Sarkozy dans sa réputation de «dirigeant français le plus honni du monde arabe depuis Guy Mollet», l’ancien premier ministre socialiste, maître d’oeuvre de l’agression franco anglo israélienne de Suez, en 1956, et des ratonnades d’Alger.

Tant de prosternation pour une telle impasse? Malgré la posture reptilienne de la classe française politique devant les oukases israéliens, malgré les avanies infligées par Israël au personnel diplomatique français en Israël (3), la France sarkozienne n’a jamais été, en effet, audible en Israël. Elle ne le sera jamais dans un pays préoccupé au premier chef de sa relation stratégique avec les Etats-Unis. Elle n’est plus audible dans le monde arabe. Dans  ce contexte, le compagnonnage du Qatar avec un pays sans passif colonial dans la zone ne doit pas faire illusion. Il est avant tout destiné à dédouaner la principauté de sa trop grande dépendance des Etats-Unis. Il en est de même d’Abou Dhabi.

Une alliance de second choix qui ne saurait compenser la brouille de la France avec l’Algérie et la Turquie, deux acteurs majeurs du monde arabo musulman, ni l’absence de transactions substantielles avec l’Arabie saoudite depuis une dizaine d’années, à l’exception du contrat EADS de 2,5 milliards d’euros concernant la sécurisation électronique de la frontière saoudienne, ni non plus l’indifférence du monde arabe à son égard, encore moins l’hostilité résolue de l’Iran, puissance non méditerranéenne, activement courtisée néanmoins par les Etats-Unis pour son rôle incontournable au Moyen-orient.

Il n’appartient pas au Monde arabe de servir de thérapie au complexe de persécution des Juifs, ni aux Palestiniens de payer par délégation pour les crimes commis par les pays occidentaux à l’encontre de leur compatriotes de confession juive, particulièrement l’Europe, plus précisément l’Allemagne et la France de même que le Royaume Uni (promesse Balfour). Dans le même ordre d’idées, le Hamas n’est pas responsable du malheur du peuple Palestinien, comme ont tendu à le soutenir, telle une rengaine usée pendant la destruction de Gaza,  Nicolas Sarkozy, son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et sa secrétaire d’état aux Droits de l’Homme Rama Yade. Ce malheur est antérieur de soixante ans à la naissance du Hamas qui en est la résultante, la résultante de la spoliation du peuple palestinien, de son identité nationale, de sa souveraineté et de sa dignité.

Résultante de la négation de sa légitimité pourtant consacrée par des élections démocratiques, de la poursuite du blocus de Gaza, des assassinats extrajudiciaires, de la multiplication des check points de contrôle (750) de l’armée israélienne, soit le tiers de la Cisjordanie, la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et la judaïsation rampante de Jérusalem. De la même manière, la menace iranienne est postérieure de soixante ans à la spoliation palestinienne, la résultante de soixante ans de comportement abusif d’Israël, unique état du Monde à avoir été créé par une décision de l’ONU, unique état du monde à s’affranchir pourtant en toute impunité de la légalité internationale.

Nicolas Sarkozy est captif de sa démagogie et de ses préjugés, captif de ses présupposés idéologiques, lorsque depuis Jéricho, en juin 2008, il tonne ce slogan qui signe de manière manifeste son incompétence diplomatique: « le pouvoir par les urnes, pas par les fusils»  feignant d’ignorer, ou plus vraisemblablement ignorant que le Hamas avait emporté haut la main les élections les plus démocratiques du Moyen-Orient. L’homme de la rupture est un vil suiviste: suiviste de son prédécesseur qu’il dénigre tant mais qu’il copie fidèlement même dans ses errements: tout le monde garde présent à l’esprit la prescription de Jacques Chirac ordonnant des « mesures coercitives»  à l’égard du Hezbollah libanais lors de la guerre destructrice israélienne contre le Liban, en juillet 2006, un Hezbollah victorieux renvoyant Jacques Chirac à la condition de pensionnaire posthume de Rafic Hariri, l’ancien premier ministre libanais assassiné, sans doute partiellement du fait de la politique française au Moyen-orient.

Rétrospectivement, la défection de deux personnalités de premier plan du Moyen orient, auparavant bénéficiaires de l’Asile politique en France, l’Ayatollah Ruhollah Khomeiny, chef de la Révolution islamique iranienne (Iran 1979) et du Général Michel Aoun, chef du principal parti chrétien libanais (1990-2005), pose le problème de la pertinence de la politique française dans la zone.

Le premier président de sang mêlé de France parait pâtir du prestige international du premier président de sang mêlé des Etats-Unis d’Amérique.

Un an après son sacre diplomatique, le flamboyant président, orphelin de sa plateforme européenne, privé de sa passerelle méditerranéenne, plombé par un ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner affligé par son affairisme kurdo gabonais, est désormais éclipsé par la nouvelle icône médiatique planétaire Barack Obama. La surenchère protestataire à laquelle s’est livrée Nicolas Sarkozy par rapport au président américain à propos de l’Iran, à la mi-juin, correspondait davantage à son souci de sécuriser le marché militaire français des pétromonarchies du Golfe dans la foulée de l’aménagement d’une base navale à Abou Dhabi qu’elle ne répondait à son intransigeance sur les violations des libertés démocratiques.

La suppression du secrétariat aux Droits de l’Homme dans le remaniement ministériel de juin 2009 porte confirmation de cette tendance. Le zèle protestataire anti-iranien de la France aurait gagné en crédibilité s’il s’était accompagné du même activisme à l’encontre d’Israël. La conférence des ambassadeurs français en poste au Moyen orient, qui se tiendra pour la première fois de l’histoire le 9 juillet à Damas, sous la présidence de Bernard Kouchner, le plus hostile à la Syrie des ministres français des Affaires étrangères, témoigne du désarroi général de la diplomatie française dans la zone. Ce rétropédalage a retenti comme un désaveu cinglant pour le tandem Sarkozy-Kouchner, artisan de l’alignement inconditionnel de la France envers Israël.

En plein naufrage diplomatique, la France a d’ailleurs sollicité le concours de la Suède pour un co-pilotage de l’Union Pour la Méditerranée, accentuant le brouillard institutionnel euro méditerranéen (4). Président semestriel de l’Union Européenne, la Suède est favorable à l’entrée de la Turquie  au sein de l’ensemble européen. Sa diplomatie est créditée d’un fort degré de fiabilité au sein du tiers-monde.

Vindicatif, à la culture dyspeptique, au débit stroboscopique, au comportement nourri de tics, à la démarche ambulatoire, le «premier président de sang mêlé» de France parait pâtir du prestige international du «premier président de sang mêlé» des Etats-Unis d’Amérique. Même sur ce registre là, le français ne supporte pas la comparaison: Face au Kenyan, le hongrois fait piètre figure. Le discours fondateur du Caire, le 4 juin dernier, sur la nouvelle diplomatie américaine à l’égard du monde arabo musulman a révélé, par contrecoup, le caractère pathétiquement dérisoire des embardées xénophobes anti-musulmanes du «premier président de sang mêlé» de la France.  En cette heure de grande solitude diplomatique, qu’il plaise aux oracles de lui prévenir une nouvelle méprise, et, que dans sa gesticulation démagogique solitaire, la France ne redevienne une partie du problème et non de sa solution du fait de la dystopie (5) du discours de son président.

Références

  • 1- Philippe Val a imputé la politique antijuive du Régime de Vichy à la politique arabe de la France, se livrant ainsi à  un sournois  travail  de  révisionnisme anti-arabe. Sa plus belle perle, qui relève désormais du domaine de l’anthologie, est incontestablement ce constat en forme de sentence: «Les otages français (en Irak), Christian Chesnot et George Malbrunot) ont été enlevés par des terroristes islamiques qui adorent égorger les Occidentaux, sauf les Français, parce que la politique arabe de la France a des racines profondes qui s’enfoncent jusqu’au régime de Vichy, dont la politique antijuive était déjà, par défaut, une politique arabe», assurait-il avec beaucoup de suffisance dans Charlie Hebdo en date du 5 janvier 2005.
  • 2- Sous l’autorité de Bernard Kouchner, transfuge socialiste de l’atlantisme néo-conservateur américain, Gérard Araud, ancien ambassadeur à Tel-Aviv de 2003 à 2006, passe pour être l’artisan du virage pro israélien de la diplomatie française en tandem avec son supérieur hiérarchique, Gérard Errara, ancien ambassadeur représentant permanent de la France à l’OTAN à Bruxelles (1995-1998) et ancien ambassadeur à Londres (2002-2007) sous la primature de Tony Blair, «Le caniche anglais de Bush ». Leur postulat repose sur l’idée que le monde arabe est sans influence sur les relations internationales. Ils sont secondés par Philippe Errera, fils de Gérard et énarque comme lui, un admirateur de l’historien Bernard Lewis, un des idéologues des néo conservateurs américains, ainsi que par Michel Miraillet (ministère de la défense), Thérèse Delpuech (commissariat à l’énergie atomique) et Bruno Tertrais (Fondation de la Recherche Stratégique) et Erik Chevalier, porte-parole du Quai D’orsay, proposé par la France pour être le prochain ambassadeur de France en Syrie.
  • 3- Quatre diplomates français ont fait l’objet de vexations  de la part des autorités d’occupation israélienne en moins d’un an: Le 22 juin 2009, la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. «Je peux te tuer», a lancé en anglais l’un des soldats. Le 23 ce fut au tour du directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d’un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers. Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consulte adjointe à Jérusalem, avait été retenue dix-sept heures sans une goutte d’eau ni une miette de pain par la sécurité israélienne à un point de passage de la bande de Gaza.  Mais l’incident le plus grave est l’occupation du domicile l’agent consulaire français, Majdi Chakkoura, à Gaza pendant l’attaque israélienne de janvier. En son absence, les soldats israéliens ont complètement ravagé les lieux – pourtant signalés à l’armée israélienne -, volé une grosse somme d’argent, les bijoux de son épouse, son ordinateur et détruit la thèse sur laquelle il travaillait. Et ils ont souillé d’excréments le drapeau français. Le Quai d’Orsay n’a élevé aucune protestation à la suite de cet incident.
  • 4- Le co-pilotage de l’Union Pour la Méditerranée a été annoncé par le premier ministre suédois Frederick Reinfeldt au terme de ses entretiens vendredi 3 juillet à Stockholm avec Nicolas Sarkozy. «Aujourd’hui nous nous sommes mis d’accord sur une Présidence suédo-française du côté de l’UE pour l’Union pour la Méditerranée lors de cet automne. Cela signifie que la France et la Suède vont codiriger les réunions qui auront lieu» a déclaré M. Reinfeldt. La Suède, pays à la diplomatie prestigieuse, assume de surcroît président semestriel de l’Union Européenne.
  • 5- Une dystopie est un récit de fiction, parfois raccordé à la science-fiction, se déroulant dans une société imaginaire, inventée par les écrivains, afin d’exagérer et ainsi montrer des conséquences probables. La dystopie s’oppose à l’utopie: au lieu de présenter un monde parfait, la dystopie propose le pire qui soit. Cette forme littéraire a été rendue célèbre par «Le meilleur des Mondes» (1932) de Aldous Huxley, 1984 de George Orwell (1949) ou encore « Fahrenheit 451» de Ray Bradbury (1954).

 

source : Mondialisation.ca

Le sommet du Tocsin ?

Dans Analyse, Armes de Destruction Massives, États-Unis, Barack H. Obama, Capitalisme, CIA, Crise Financière, Dimitri Medvedev, Dollar, Espionnage, FSB, Guerre, Guerre contre le Terrorisme, Mondialisation, Nucléaire, OTAN, Pentagone, Russie le 8 juillet 2009 à 14:57

Il y a toujours plusieurs façons de considérer un événement comme le sommet de Moscou, dont l’importance se révélera, à notre sens, sur le terme. Pour l’heure, il nous semble qu’une déclaration du ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov, faite à la chaîne de télévision Vesti le 7 juillet 2009 (extraits repris par Novosti) est d’un particulier intérêt. Elle tire une conclusion générale du sommet, elle en dégage la philosophie si vous voulez, ou bien encore parlons de “l’esprit du sommet”, hors de tel ou tel sujet spécifique, communiqué commun, incident de communication, etc.

Cette déclaration nous a arrêtés, bien sûr, parce qu’elle rencontre une impression générale que nous présentions dans un F&C, le 29 juin 2009. Le titre de la dépêche de Novosti reprend la substance de la déclaration de Lavrov: «Les USA s’avouent incapables de contrer seuls les menaces pesant sur le monde.» Il s’agit d’une appréciation générale sur le sens de la démarche d’Obama à Moscou.

«Les Etats-Unis se rendent compte qu’ils ne sont pas en mesure de venir à bout des menaces pesant sur le monde sans la coopération d’autres pays, a déclaré mardi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans une interview à la chaîne de télévision Vesti.

»Selon le chef de la diplomatie russe, le président américain Barack Obama a nettement indiqué à Moscou que “son administration réexaminait à présent la situation dans le monde et les menaces à écarter”. “Parmi ces menaces, les principales sont le terrorisme et la prolifération des armes de destruction massives (ADM), ainsi que tout ce qui en découle”.

»“La principale conclusion tirée par le président Obama est que les Etats-Unis ne sont pas capables, à eux seuls, de contrer ces menaces”, a indiqué le ministre. Et d’ajouter qu’une “coalition d’Etats [...] est nécessaire, et la Russie y joue un rôle irremplaçable”.»

Nous serions sans aucun doute poussés à élargir largement le propos, dans le sens de notre référence que nous donnions plus haut, concernant notre F&C du 29 juin 2009. Il s’agit d’une prise de conscience, – de BHO certes, mais des autres parallèlement et dans certains cas le précédant, car cette conscience est générale, – que nous entrons dans une période précisément eschatologique, alors qu’un système est en train de s’effondrer, que nul ne sait ce qui va le remplacer, que les crises eschatologiques (climat, ressources naturelles) arrivent à maturité, etc.

Nous serons également tenté de nous référer à une autre intervention d’Obama, hier encore à Moscou, dont Novosti donne, ce 7 juillet 2009 quelques très rapides extraits. Ces interventions concernent le commerce et les échanges mais elles concernent, d’une façon sous-jacente, voire d’une façon plus concrète jusqu’à une situation où le problème aurait été abordé entre les dirigeants russes et américains, les relations politiques directes entre les directions. Il s’agit des interférences de la bureaucratie (et d’autres forces, comme les groupes d’influence idéologiques et industriels, type complexe militaro-industriel) qui freinent et déforment, voire interdisent la communication entre les directions, qui provoquent des crises non contrôlées, qui renforcent artificiellement les tensions. Les Russes estiment que la chose a joué un rôle fondamental avec l’administration Bush, où une bonne part de la politique agressive US était suscitée par ces réseaux, ces groupes et ces bureaucraties. (Voir, notamment, ce que Rogozine disait de l’OTAN, le 9 mai 2009.)

Donc, devant un “sommet” réunissant des délégations économiques des deux pays, Obama est intervenu hier:

«Le président Barack Obama a appelé dans un discours mardi à Moscou à bannir la bureaucratie dans les échanges entre Washington et Moscou. “Nous devons œuvrer à l’abolition des problèmes liés à la bureaucratie”, a indiqué le numéro un américain intervenant devant le Sommet d’affaires russo-américain. “On vient de dire que des milliards de dollars ont été perdus ou jetés par la fenêtre uniquement parce que nous n’avons pas pu mettre opportunément à jour nos lois”, a noté le président.»

Cette intervention est donnée à titre exemplaire. Nous voulons, quant à nous, parler de questions beaucoup plus graves et urgentes pour les dirigeants politiques des deux pays, qui concernent également les freinages bureaucratiques, mais le phénomène à un stade très élargi. Il s’agit pour ces dirigeants d’examiner comment court-circuiter leurs bureaucraties respectives et tous les freins d’influence, d’opinion, etc., qui peuvent empêcher une consultation décisive et une prise commune de décision dans des cas d’urgence.

Il y a déjà eu des cas de cette sorte, durant la Guerre froide, où Russes et Américains se trouvèrent dans l’obligation d’organiser des connexions extérieures à leurs réseaux bureaucratiques normaux, dans des circonstances extraordinaires.

• Le cas des relations Kennedy-Krouchtchev entre la crise des fusées de Cuba (octobre 1962) et l’assassinat de Kennedy (novembre 1963) est connu; il mena notamment à la conclusion d’accords nucléaires (l’interdiction des essais en atmosphère) et entretenaient d’autres ambitions.

• Il y eut aussi les relations Nixon-Brejnev en 1973-1974, notamment à cause de l’isolement du président US dans le scandale du Watergate (mais aussi dans un contexte de crise pétrolière grave). Les deux hommes avaient établi des relations d’estime inhabituelles, très personnelles, dont même Kissinger était exclu du côté US. Brejnev soutint Nixon au maximum dans sa bataille du Watergate, et certaines circonstances et rencontres, dans ce climat, les virent évoquer des projets politiques très précis. L’ambassadeur d’URSS à Washington Dobrynine écrit dans ses mémoires que, sans le Watergate et la démission de Nixon, des accords du type de ceux que signèrent Reagan et Gorbatchev une décennie plus tard auraient pu être signés, et qu’on aurait même pu voir des réforme type-Gorbatchev en URSS.

• Il y eut, au printemps 1989, le cas de Bush-père, qui se trouvait enfermé dans un complexe bureaucratique refusant la moindre réciprocité de détente aux initiatives de Gorbatchev. (La bureaucratie du Pentagone et de l’OTAN prévoyait alors, comme mesure urgente alors que l’URSS retirait unilatéralement une partie de son corps de bataille d’Europe de l’Est, la modernisation des armes nucléaires de courte portée installées en Europe.) Bush-père dut faire un véritable “coup d’Etat” bureaucratique en constituant une équipe restreinte autour de l’amiral Crowe (alors président du JCS), pour imposer de telles mesures de réciprocité, notamment pour le sommet de l’OTAN du 31 mai 1989. Tout cela aboutit à une entente remarquable avec Gorbatchev dans les années 1989-91.

Ces cas sont évoqués, non pour suggérer des analogies de circonstances mais pour faire observer que la volonté d’établir des mesures anti-bureaucratiques à l’échelon international correspond évidemment à des périodes de grandes tensions où des directions en général repliées sur leurs intérêts nationaux découvrent qu’elles sont confrontées à des dangers communs. De toutes les façons, les cas évoqués, s’ils ont valeur d’exemple ou de référence plutôt formelle, se situent dans un contexte beaucoup moins grave que celui qu’on connaît aujourd’hui.

Les temps des plus grand dangers

D’une façon plus générale, les précédents historiques évoqués ci-dessus le sont, d’abord pour nous débarrasser des scories des slogans ineptes sur le monolithisme de la Guerre froide qui continuent à être psalmodiés aujourd’hui par une presse Pravda complètement bureaucratisée et lobotomisée; ensuite, pour mettre en évidence, par analogie, que le sommet de Moscou a aussi été l’occasion de considérer une prospective de très grand danger général qui nécessiterait des procédures inhabituelles. De ce point de vue, on rejoint le jugement de Lavrov, avec la remarque supplémentaire que les Russes ne sont certainement pas hostiles à la sorte de coopération qui est évoquée.

Eux, les Russes, plus encore que les Américains, ont conscience des menaces nées du processus d’effondrement du système, en plus des crises eschatologiques qui arrivent à maturation. (Eux-mêmes sont les premiers à réfléchir sur les possibilités d’une crise US majeure, menant à une dislocation du pays. Pour les Russes, il s’agirait d’une “réplique” catastrophique, en beaucoup plus grave, de l’effondrement de l’URSS.) Il semble que l’une des satisfactions des Russes, lors du sommet, a été de rencontrer un dirigeant US qui semble avoir une certaine conscience de cette situation explosive potentielle. Il est évident que ce constat ainsi que l’environnement politique général où il se fait posent la question de la position d’Obama par rapport au système, – cela que nous évoquons constamment. La pensée de Gorbatchev (qu’Obama a bien rencontré hier à Moscou) n’est pas loin, à cet égard, d’être partagée par nombre de dirigeants russes, sur la nécessité de lancer des mouvements structurels radicaux de réforme aux USA, mais sans se dissimuler les risques d’explosion qui vont avec.

De ce point de vue général, ce sommet de Moscou doit être considéré rétrospectivement avec la plus grande attention, notamment dans les semaines qui viennent. Il pourrait s’agir d’une date importante dans un tournant général qui est amorcé depuis le 15 septembre dernier, avec les préoccupations centrales passant des thèmes exploités jusqu’à la corde depuis le 11 septembre 2001 dans le plus complet virtualisme, pour envisager désormais le cadre généra des crises du système et autour du système, de ce que nous nommons la “structure crisique” qui constitue désormais la substance même de la situation générale du monde. On a vu déjà que les militaires des deux pays étaient très sensibles à cette approche; la remarque de Lavrov («[une] coalition d’Etats [...] est nécessaire») va très certainement dans le même sens.

Il se pourrait que nous soyons entrés dans la période de maturation, de réalisation du contexte nouveau installé avec la crise du 15 septembre 2008, mais avec la réalisation qu’on ne peut s’en tenir à cette seule crise catégorielle (financière, économique), toute grave qu’elle soit. Il s’agirait de l’ouverture sur la perspective des temps des plus grands dangers.

 

source : dedefensa

Fitna dans l’Umma, la stratégie musulmane d’Hussein Obama

Dans Afghanistan, AfPak, Al Qaïda, Ali Khamenei, Analyse, Ayatollahs, États-Unis, Barack H. Obama, Basiji, Benyamin Netanyahou, CIA, Gardiens de la Révolution Islamique, Gaza, Guerre, Guerre contre le Terrorisme, Hamas, Hezbollah, Holocauste, Ingérence, Irak, Iran, Islam, Islamophobie, Israël, Knesset, Liban, Mahmoud Ahmadinejad, Mir Hossein Moussavi, Mohammad Khatami, Moyen-Orient, Nucléaire, Pakistan, Pentagone, Propagande, Qom, République Islamique d'Iran, Rouhollah Khomeiney, Shoah, Sionisme, Talibans, Tsahal le 7 juillet 2009 à 19:02

Barack Obama a prononcé au Caire, le 4 juin dernier, un discours très attendu avec comme objectif affiché de resserrer les liens des USA avec Fitna dans l’Umma, la stratégie musulmane d’Hussein Obamaune communauté de plus d’un milliard d’individus que l’aventure irakienne, l’enlisement afghan et l’antagonisme avec l’Iran, hérités de la présidence de George Bush, ont braqués contre son pays.

On pourrait résumer la totalité de son propos par cette seule citation : « Je suis venu ici pour rechercher un nouveau départ entre les Etats-Unis et les musulmans du monde entier, fondé sur l’intérêt commun et le respect mutuel. L’Amérique et l’islam ne doivent pas s’exclure. Le cycle du soupçon et de la discorde doit prendre fin »…

Pour rendre crédible ce « nouveau départ » Barack Obama n’a pas manqué d’évoquer sa famille musulmane, l’indispensable respect de la liberté religieuse, la nécessité de l’option à deux États pour solutionner le conflit israélo-palestinien, etc. A la suite de quoi, la propaganda staffel de l’Empire du mal a joué son rôle, suscitant des article louangeurs ou critiques, des gloses savante ou admiratives, des diatribes et des tribunes hostiles ou favorables, tant et si bien que, dotée fort opportunément de partisans et d’adversaires, la thèse du « nouveau départ » est devenue une réalité.

Au milieu des années 1950 Giuseppe Tomasi di Lampedusa pouvait écrire « Il faut que tout change pour que rien ne change ». En ce début de millénaire, il n’est plus nécessaire que « tout change », il suffit de le faire croire…

Les Etats-Unis n’ont jamais été en guerre contre l’islam en soi. Ils l’étaient, et encore d’une manière très localisée, contre une forme d’islam qu’ils avaient eux même suscitée et qui s’incarnait dans les talibans et dans les terroristes de la très fantasmatique al-Qaida. S’appuyant hier sur les pays musulmans réactionnaires pour contrer l’URSS puis l’Irak, les USA entendent bien s’appuyer encore demain sur eux pour contrer l’Iran, voire pour contrebalancer l’influence de la Russie et de la Chine.

Bush et les néo-cons n’avaient rien contre les télécoranistes du Caire ni contre les prédicateurs fondamentalistes de Ryad. Obama, en invitant plusieurs de ses dirigeants à assister à sa conférence, à montré qu’il n’avait rien, quant à lui, contre les Frères musulmans.

Par contre, le département d’État avait pris soin, peu de jours auparavant, de mettre en garde les Libanais contre les conséquences qu’ils encourraient si le Hezbollah triomphait à Beyrouth, tandis que des nouvelles d’agences connaissaient, ces derniers mois, une fortune surprenante. Elles mettaient en garde contre l’action des missionnaires chiites au Maroc, annonçaient la découvertes de cellules terroristes du Hezbollah (donc chiites) en Egypte, dénonçaient le péril que faisaient courir les religieux hazaras (des chiites encore…) aux droits de la femme en Afghanistan, s’insurgeaient contre le non-respect des droits de l’Homme en Iran, etc. Dans le même temps, des universitaires yankee, dont le plus célèbre est Vali Nasr, dont on sait qu’il a conseillé Obama pour son intervention cairote, multipliaient les ouvrages où ils accentuaient les différences entre le sunnisme et le chiisme.

Au Caire, Barack Obama n’a nullement innové, il s’est contenté de dépoussiérer le discours yankee sur l’islam, de le mettre au goût du jour et de désigner en creux un nouvel axe du mal. Gageons que, dans les mois à venir, le Département d’État dénoncera beaucoup moins le danger que fait courir al-Qaida à l’Occident et beaucoup plus celui qu’incarnent les partisans d’Ali.

Quand à l’évolution de la position des Etats-Unis vis-à-vis d’Israël, tranquillisons nous… Le géopoliticien, et ancien cadre dirigeant du Betar, Frédéric Encel lui-même n’y croit pas et il a tenu a rassurer sa communauté dans un entretien publié par le quotidien France-Soir. Il y précise : « On exagère beaucoup au sujet du clash entre les Etats-Unis et Israël. Franchement, je n’y crois pas. Pour l’instant, j’estime au contraire que nous assisterons au maintien du très haut niveau d’alliance entre les deux pays. » Il ne craint d’ailleurs non plus rien des alliés des USA que sont l’Arabie saoudite et l’Egypte car « depuis plusieurs années, leur cauchemar ne se trouve pas être l’Etat juif mais bien le régime des mollahs à Téhéran. Puissances arabes et sunnites, l’Egypte et l’Arabie saoudite sont en proie à la montée en puissance de l’Iran perse et chiite ! Elles exercent ainsi des pressions très fortes sur Washington pour que leur cauchemar, la bombe iranienne, ne se concrétise pas. » Avant de vendre la mèche et de se trouver en accord avec notre thèse : « A la limite, on pourrait aujourd’hui évoquer une sorte d’alliance objective Etats-Unis-Etats arabes sunnites-Israël contre le nucléaire militaire iranien. Pour cette raison aussi, il n’y aura pas de clash entre Washington et Jérusalem. »

source :  Geostrategie.com

Benoît XVI veut une réforme de l’ONU et une «autorité politique mondiale»

Dans Brève le 7 juillet 2009 à 17:15

91970 Agence France-Presse
Cité du Vatican

Le pape Benoît XVI réclame la création d’une «autorité politique mondiale» pour «assainir les économies frappées par la crise» et souligne l’urgence d’une réforme de l’ONU, dans sa première encyclique sociale publiée mardi.

Le souverain pontife insiste sur «l’urgence de la réforme de l’Organisation des Nations Unies comme celle de l’architecture économique et financière internationale» dans ce texte de 150 pages intitulé Caritas in veritate qui fait le tour des questions posées à la société actuelle.

«Face au développement irrésistible de l’interdépendance mondiale, et alors que nous sommes en présence d’une récession également mondiale, l’urgence de la réforme de l’Organisation des Nations Unies comme celle de l’architecture économique et financière internationale (…) trouve un large écho», écrit Benoît XVI.

«Pour gouverner l’économie mondiale, assainir les économies frappées par la crise, prévenir son aggravation et de plus grands déséquilibres», il «est urgent que soit mise en place une véritable +Autorité politique mondiale+», indique-t-il dans cette communication aux évêques et, par leur intermédiaire, à l’ensemble des catholiques.

 

Cette instance, qui constituerait «un degré supérieur d’organisation à l’échelle internationale de type subsidiaire pour la gouvernance de la mondialisation», devrait aussi «procéder à un souhaitable désarmement intégral, parvenir à la sécurité alimentaire, assurer la protection de l’environnement et réguler les flux migratoires», estime-t-il.

Elle devrait, affirme Benoît XVI «être réglée par le droit, se conformer de manière cohérente aux principes de subsidiarité et de solidarité (et) être ordonnée à la réalisation du bien commun».

Il faudrait également qu’elle soit «reconnue par tous» et «jouisse d’un pouvoir effectif pour assurer à chacun la sécurité, le respect de la justice et des droits».

Elle possèderait enfin «la faculté de faire respecter ses décisions par les différentes parties», de même que «les mesures coordonnées adoptées par les divers forums internationaux».

Dans son encyclique, le pape dénonce l’idée d’un contrôle des naissances qui va jusqu’à «imposer l’avortement».

«Considérer l’augmentation de la population comme la cause première du sous-développement est incorrect, même du point de vue économique», écrit le pape défendant une nouvelle fois la conception chrétienne de la famille et de la procréation.

«Il suffit de penser d’une part à l’importante diminution de la mortalité infantile et à l’allongement moyen de la vie qu’on enregistre dans les pays économiquement développés, et d’autre part, aux signes de crises qu’on relève dans les sociétés où l’on enregistre une baisse préoccupante de la natalité», poursuit Benoît XVI.

Il appelle dans ce contexte à une «procréation responsable qui constitue, entre autres, une contribution efficace au développement humain intégral» et où la sexualité ne peut pas se réduire «à un pur fait hédoniste et ludique».

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