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La Grèce, le nid de frelons de l’Europe

16 avr

GREECE RIOTS

Littéralement occultée des médias depuis le risque nuisible de dérapages dans d’autres pays de l’Union Européenne, l’insurrection grecque approchant de son cinquième mois mérite, autant que les récents incidents sociaux qui se sont déroulés en Guadeloupe et à Madagascar, que nous, la communauté internaute, continuons de rappeler les faits et dévoiler la vérité, rien que la vérité. Voici une compilation d’incidents récoltés sur différents sites donnant une vision plus large des problèmes qui secouent le pays d’Athéna, la déesse de la guerre, de la pensée, des armes et de la sagesse.

Attaque d’un commissariat au cœur d’Athènes le 13 décembre 2008

Attaque d’un commissariat au cœur d’Athènes le 13 décembre 2008

D’après les sources du site Wikipedia.

Le 5 septembre 2003 a eu lieu le premier attentat à la bombe contre un complexe judiciaire d’Athènes revendiqué par le groupe armé d’extrême gauche grec baptisé Lutte Révolutionnaire. Le 5 mai 2004, un nouvel attentat à la bombe contre un commissariat de police à Athènes. Le 29 octobre 2004, troisième attentat à la bombe contre des cars de police. Le 2 juin 2005, encore un attentat à la bombe contre le bâtiment du ministère du travail. Le 12 décembre 2005, un attentat à la bombe contre le ministère des finances et enfin le 30 mai 2006 se déroula la tentative d’assassinat contre Georgios Voulgarakis, le ministre de la culture et ancien ministre de l’ordre public.

Jusque là, le groupuscule Lutte Révolutionnaire n’était pas encore inscrite sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne. Le 12 janvier 2007 a eu lieu l’attentat à la roquette contre l’ambassade américaine d’Athènes. Six mois plus tard, le 29 juin, Lutte Révolutionnaire entra dans cette liste des organisations terroristes. Par ailleurs, les États-Unis offrent une prime de 800 000 euros contre la tête des coupables.

Depuis ce 12 janvier, il y a eu 6 autres attentats revendiqués. Les deux premiers qui remontent au 30 avril 2007 avec de redoutables armes de guerre MP5 contre un poste de police dans le quartier de Néa Ionia à Athènes et celui du 24 octobre 2008, une tentative d’attentat à la bombe contre les bureaux du groupe pétrolier Royal Dutch Shell toujours à Athènes.

Lorsque l’insurrection a éclaté le 6 décembre 2008 suite à l’assassinat de l’anarchiste Alexandros Grigoropoulos par les forces de police, Lutte Révolutionnaire a enchaîné une série d’attaques à intervalle régulière quasi mensuelle. Le 23 décembre 2008 avec des tirs de Kalachnikov contre un bus de la police devant l’École Polytechnique. Le 5 janvier 2009, encore des tirs de ce fleuron russe contre un groupe de policiers à Athènes. Ensuite le 18 février 2009 avec la tentative d’attentat devant la Citibank à Kiffisia (Athènes) où une voiture bourrée de 60 kg de nitrate d’ammonium, capable de détruire l’immeuble de quatre étages devant lequel elle était garée, a été détruite préventivement par la police. Et enfin, le lundi 9 mars 2009 avec un dernier attentat à la bombe contre une autre agence du géant Citibank à Filothei (Athènes) provoquant d’importants dégâts matériels.

Citibank étant l’une des plus grandes banques de crédit internationales que bon nombre de documentaires sur Daylimotion et Youtube appellent activement au boycott. Selon les autorités du pays, Lutte Révolutionnaire serait une branche de l’Organisation révolutionnaire du 17 Novembre créée en 1975 au lourd palmarès en assassinats et attentats politiques, économiques et contre notamment des cibles américaines de la CIA et US Air Force. Toujours d’après les sources du Wikipedia, durant la Guerre Froide, la junte militaire au pouvoir surnommée le Régime des Colonels, fut largement perçue par l’opinion publique grecque comme soutenue par les États-Unis dans leur lutte anti-communiste.

un track

un track

Basculons du terrorisme à l’anarchisme.

Voici des nouvelles du site Organisation Communiste Libertaire.

Je cite : ” Le samedi 7 mars 2009, les autorités grecques suspectent que certains anarchistes ont lancé des bombes incendiaires dans un bureau de la principale compagnie nationale d’électricité à Thessalonique, provocant l’incendie de 8 voitures de l’entreprise garées à côté de l’immeuble. Le jeudi 26 février 2009, nous avons occupé le restaurant de l’Université de Crète, et distribué des repas gratuits à tous les élèves. Notre proposition est une proposition active contre le système, en opposant à l’individualisme et à l’ignorance, l’action collective et de solidarité.

La citation qui suit accompagnait le titre de ce dernier article : ” Nous ne voulons pas d’un morceau de pain. Nous voulons l’ensemble de la boulangerie.

Un poulet presque rôti

Un poulet presque rôti

Autres nouvelles dénichées sur le site Émeutes & Amour.

Je cite : ” Au 15 janvier 2009, 270 personnes ont été arrêtées depuis le début de l’insurrection le 6 décembre 2008 dans 15 villes. 67 ont été embastillées, tandis que 50 immigrés qui avaient été arrêtés les 3 premiers jours ont été rapidement condamnés à 18 mois de prison avant d’être expulsés.

” On nous rapporte, par le biais d’Indymedia et durant les assemblées populaires, que la police demande au conducteurs de taxis de les informer au sujet de leurs clients (exactement comme ils le faisaient durant la dictature de 1967 à 1974). Une femme qui a embarqué dans un taxi à l’extérieur de l’occupation de l’université des Sciences économiques pour se rendre dans une banlieue au nord d’Athènes a été transportée directement au siège social de la police. Heureusement, lorsqu’elle a réalisé vers où on la transportait, elle a réussi à s’enfuir en sortant par la fenêtre du taxi avant d’être pourchassée dans le quartier par la police et le conducteur du taxi. “

a171Posté par Lucien, je cite : ” Le texte joint ci-dessous commence à apparaître en affichage sauvage à Paris. Il est libre d’utilisation, transformation, amélioration… Nous comptons sur vous pour le diffuser, si vous estimez cela nécessaire.
Cordialement, Des Parisiens.

Les émeutiers grecs nous montrent ainsi une voie.

Les émeutiers grecs nous montrent ainsi une voie.

Voici le texte intégral : DES EVENEMENTS EN GRECE

Ces émeutes, à distance, ont déjà fait reculer le pouvoir français sur ses minables réformes lycéennes, et peut-être d’autres encore. Les émeutiers grecs nous montrent ainsi une voie qui avait été cherchée lors de la contestation du CPE et ces dernières semaines (occupations de lycées et d’autres bâtiments, blocage de voies de communication et quelques bagnoles cramées), ils font mieux et refusent le dialogue truqué avec l’Etat et ses sbires. Ce n’est que lorsqu’il parle tout seul qu’un ministre peut évoquer « un dialogue serein » (les mots du ministre de l’éducation nationale il y a quelques jours). Ici, comme en Grèce, la discussion ne peut commencer que par la contestation en actes des forces répressives. Leur existence est déjà une insulte.
g1-5831La liberté fait ses premiers pas quand on n’a plus à trembler devant des flics, des vidéo-surveillants et le fichage généralisé. Les lois sont faites pour nous apeurer, nous décourager et plus généralement nous interdire de faire quoi que ce soit. En Grèce la peur et la résignation changent de camp
(« Aujourd’hui, le peuple est en colère contre tout, contre la mort d’Alexis, contre la police, contre le gouvernement, contre les réformes… et nous, nous sommes le bouclier. (…) Je me demande si je ne serais pas mieux dans mon village, où je pourrais reprendre l’élevage des moutons et vivre tranquille. Surtout, je n’aurais plus ce sentiment de honte qui me ronge », un policier grec dans le Figaro du lundi 22 décembre 2008)
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L’INSURRECTION CONTINUE.

Si elle prend partout, on ne l’arrêtera jamais. C’est pourquoi nos médias maintiennent ces évènements historiques à l’arrière-plan ou inventent des spécificités grecques (jeunesse mal payée, corruption, réformes qui ne promettent que le pire mais c’est partout que les ordures nous gouvernent). Insistons sur quelques points : il ne s’agit pas d’une révolte d’une partie de la jeunesse mais bien de toute une population, de gens sans revendications ni représentants, mais dont nous partageons certainement les intentions (disparitions de tous ceux qui parlent pour nous : partis, syndicats, experts, journalistes, associations…) et les dégoûts (le salariat et le monde misérable qu’il produit, ses congés forcés, l’éducation obligatoire pour s’y insérer, et autres « aides » de l’Etat quand on s’en éloigne).
En cette période de crise, comme d’habitude, nos dirigeants nous présentent de nombreuses solutions parmi lesquelles ne figure pas celle de se passer d’eux. Ce sont les mêmes qui nous volent nos meilleures années et celles qui suivent ; ils continuent.
Saisissons chaque occasion de rappeler la lutte exemplaire qui se déroule en Grèce. Diffusez ce texte, trouvez-en d’autres (récits de première main, vidéos sur internet, etc.), écrivez-en de meilleurs, partout, sur les murs, les affiches. Rassemblons-nous dans toutes les manifestations possibles, restons mobilisés. Répandons cette étrange épidémie dont nous n’avons rien à craindre, nous qui devons toujours travailler pour un monde qui nous empoisonne.

FAISONS MIEUX.

En région parisienne, le mardi 23 décembre 2008. ” Fin de citation.

Faisons mieux

Faisons mieux

Sale temps pour un flic en Grèce entre anarchisme et terrorisme. Rappelons que la frontière qui sépare ces deux termes est inexistante dans d’autres pays. Je pense qu’il est crucial de le souligner et de réaliser certains aléas de la démocratie ne tenant qu’à un fil en ces jours graves de grands bouleversements de l’état de conscience humaine. Barricadés dans leurs humbles sanctuaires de la sagesse, brulant les banques, parvenant même à réveiller la colère de leurs parents ouvriers s’élançant dans les grèves et collant des bannières du genre : ” Solidarité avec K. Kuneva. Libération immédiate des inculpés. Tout le monde dans les rues. Contre le terrorisme d’état. Et les patrons. “, les jeunes insurgés de la Génération 600 euros se battent avec honneur et bravoure pour des causes louables en donnant l’exemple des idéaux vertueux et des principes à méditer, qu’un nombre croissant de personnes partage de part le monde peu importe la caste et le clivage, de cette nouvelle société régie sur des valeurs sociales et non capitalistes, de cet élan d’un nouvel ordre moral par les citoyens du monde et pour les citoyens du monde. Au nom de leur combat et à la mémoire d’Alexis, j’estime en tant que Citoyen du Monde qu’il est important de ne pas oublier la Grèce.

tract29
Saïd Ahmiri

Source : Wikipedia, Émeutes et Amour, Mecanopolis, Organisation Communiste Libertaire